🚮 Cyclisme (2025 - 2026)

Je vais pas pouvoir parler dopage pendant 15 ans, fait chier :sac:

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On va pas bouder notre plaisir :no:

Toutes les autres nations ont eu leur gros dopé de merde, à nous :no:

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Il a tous les maillots distinctifs :dowant:

Tadej GIF by Amaury Sport Organisation

Remco Evenepoel a remporté sa premiÚre compétition WorldTour à 19 ans et 190 jours.
Paul Seixas a remporté sa premiÚre compétition WorldTour à 19 ans et 194 jours.

Quelqu’un aurait l’article complet svp ?

Détails

Au coeur de la Wallonie picarde, Ă  500 mĂštres des Ploegsteert oĂč passe Gand-Wevelgem, la porte de la jolie maison s’ouvre sur un fauteuil roulant rangĂ© dans le hall. Mais c’est avec les bĂ©quilles que Damien TouzĂ© nous accueille, trois semaines aprĂšs sa terrible chute lors de la 4e Ă©tape du Tour d’Oman, quelques jours aprĂšs sa sortie de l’hĂŽpital de Roulers (Belgique) oĂč il a fallu l’ouvrir puis le rafistoler. Le coureur de Cofidis apparaĂźt plutĂŽt souriant, ironique mĂȘme. Peut-ĂȘtre parce qu’il est vivant, auprĂšs de son fils CĂ©sar et de sa compagne Sofia.

La nutritionniste n’a rien oubliĂ© de « ce mardi 10 fĂ©vrier. J’étais au travail, je ne regardais pas la course. Quand Damien m’appelle, je ne sais mĂȘme pas qu’il est tombĂ©, il pleure. Il me dit : « Je vais mourir. Dis Ă  notre enfant que je l’aime. Â» Il m’explique qu’à l’hĂŽpital, on lui a diagnostiquĂ© une fracture du bassin et du fĂ©mur. Je le rassure, je lui dis qu’on ne peut pas mourir de ça. Mais au fond de lui, il sentait que c’était plus grave que cela. » « La sensation bizarre que j’étais en train de partir », confirme celui qui, dimanche, ne disputera pas son 7e Paris-Roubaix.

Son sixiĂšme sens lui envoyait les premiers signaux que rien n’allait, que son genou gauche en kit n’était que la partie visible du mal. « AprĂšs la chute, je n’avais pas mal du tout mais quand le directeur sportif (Gorka Gerrikagoitia) est arrivĂ©, j’ai vu Ă  sa tĂȘte que ce n’était pas rassurant. Je ne voulais pas rester tout seul, j’avais peur, dans un pays que je ne connaissais pas. » L’ambulance de la course l’amĂšne dans un premier hĂŽpital de campagne : « C’était prĂ©caire, aucun appareil de radiographie. LĂ -bas, ils ne pouvaient rien faire Ă  part quelques points de suture Ă  la cuisse. Je voyais les mĂ©decins qui s’agitaient, je comprenais que c’était grave mais, avec la douleur, j’étais un peu perdu. »

Son pronostic vital est dĂ©jĂ  engagĂ©, il est transfĂ©rĂ© dans un nouvel Ă©tablissement oĂč on lui dĂ©tecte une rate fissurĂ©e, rien de dramatique en apparence. TouzĂ©, encore une fois, sent qu’il dĂ©rive : sueur, 40 degrĂ©s de fiĂšvre, des pulsations Ă  100 au repos. « AprĂšs une nuit, quand la mĂ©decin de Cofidis (Annemie Batjoens) est revenue me voir, j’étais en perdition totale. Chaque heure qui passait, c’était de pire en pire. » « On Ă©changeait par messages, on sentait qu’il avait peur, se souvient son oncle Jean-Philippe Yon, directeur sportif du VC Rouen. C’était anxiogĂšne, il avait l’impression qu’il n’y avait pas d’assistance. La doc de Cofidis lui a sauvĂ© la vie. »

La mĂ©decin de la formation nordiste sourit pudiquement : « On m’avait parlĂ© de la jambe au dĂ©but mais j’ai vu que le plus grave Ă©tait le traumatisme de l’abdomen. » AprĂšs l’avoir rejoint, elle suspecte une perforation de l’intestin, demande des examens complĂ©mentaires mais se heurte aux moyens mis en place. « Le premier hĂŽpital Ă©tait trop petit pour cette blessure. Je ne voulais pas le laisser seul dans des conditions pas idĂ©ales », euphĂ©mise-t-elle.

Elle le veille comme une mĂšre : « Je n’avais qu’un patient mais j’ai travaillĂ© jour et nuit car je n’avais pas confiance », le conseille aussi quand vient l’heure d’opĂ©rer son intestin. « La doc a Ă©tĂ© honnĂȘte avec moi, je n’allais peut-ĂȘtre jamais me rĂ©veiller. Elle Ă©tait en pleurs Ă  l’hĂŽpital. Au dĂ©but, j’étais dans le dĂ©ni, je n’y croyais pas, je ne voulais pas appeler Sofia, je prĂ©fĂ©rais attendre le lendemain mais la doc a insistĂ© : « Tu ne lui parleras peut-ĂȘtre plus jamais. Â» J’ai pris mon tĂ©lĂ©phone et, c’est malheureux, je lui ai dit au revoir. »

AprĂšs avoir raccrochĂ©, Sofia passe « la pire nuit de toute [sa] vie. J’attendais des nouvelles mais en mĂȘme temps, j’avais peur qu’à chaque message, le mĂ©decin m’annonce le pire. J’ai commencĂ© Ă  penser que j’allais Ă©lever mon enfant toute seule. » Car la faucheuse rĂŽdait. DerriĂšre le simple rideau de tissu, elle avait dĂ©jĂ  emportĂ© son voisin de chambre dans le premier Ă©tablissement. « Il est mort d’une crise cardiaque. Je ne suis pas mĂ©decin mais j’ai vu la façon dont ils l’ont soignĂ© : pas de dĂ©fibrillateur, pas de massage cardiaque, ils l’ont laissĂ© mourir. »

AprĂšs son transfert, on l’installe avec six autres patients, « prĂšs des poubelles, il y avait des mouches, un gars passait avec un insecticide pour dĂ©sinfecter, c’était lunaire ». Au rĂ©veil, il ouvre les yeux et demande un nouveau transfert, dans une clinique privĂ©e de Mascate. Le cauchemar se poursuit. Sofia, qui a dĂ©barquĂ© entre-temps Ă  Oman, s’improvise infirmiĂšre. Elle filme surtout les rares soins prodiguĂ©s dont une vidĂ©o absolument hallucinante oĂč l’on voit un personnel soignant mettre des coups de ciseaux dans le ventre du coureur pour Ă©vacuer le pus.

« Cela l’a traumatisĂ© », souffle son oncle. Sur les images, TouzĂ© regarde, sidĂ©rĂ©, l’employĂ© lui charcuter le buffet. « J’étais en contact avec un mĂ©decin de Roulers qui a pris Damien ensuite en charge, explique sa compagne. Il m’a dit : « Rentrez tout de suite, ils font n’importe quoi. Â» J’ai pensĂ© : « Il va y rester. Â» » Le couple refuse une nouvelle opĂ©ration et, le rapatriement traĂźnant, commence Ă  regarder les vols commerciaux, envisage de rentrer par ses propres moyens.

Un nouveau passage au bloc en Belgique

Puis tout s’accĂ©lĂšre et Damien TouzĂ© atterrit en Europe, Ă  Roulers. Nouveau passage dans le bloc, cinq heures sur le billard. « Ils ont alors remarquĂ© qu’à Oman, les mĂ©decins n’avaient pas fermĂ© la ceinture abdominale, j’avais les organes au contact de la peau. Donc, quand ils m’enfonçaient les ciseaux dans le ventre, ils touchaient les organes, c’étaient des coups de couteau. » En Belgique, on le rafistole, sa fiĂšvre baisse, il retrouve des couleurs alors que son oncle revoit encore « son Ă©tat de dĂ©charnement. Son visage faisait peur, il avait les yeux noirs rentrĂ©s dans la tĂȘte. »

RaphaĂ«l Jeune repense, « avec des frissons », Ă  ces jours et ces nuits d’angoisse : « Sans Annemie, Damien ne serait plus ici. Quand elle a quittĂ© Oman, elle a pleurĂ© car elle devait avoir un sentiment d’abandon, comme si elle laissait son enfant. Pareil avec Gorka. AprĂšs son retour, on avait une visio, je l’ai rarement vu dans un tel Ă©tat de fatigue. » « Impuissant », le manager gĂ©nĂ©ral de Cofidis avait, lui, envisagĂ© tous les scĂ©narios, le pire mĂȘme. « Quand j’ai pu vraiment parler Ă  Damien, j’ai ressenti beaucoup d’émotion. »

Avec le recul, il se fĂ©licite que son Ă©quipe ait Ă©tĂ© accompagnĂ©e d’un mĂ©decin en course, ce qui n’est pas le cas de toutes les formations. Annemie Batjoens a mĂȘme dĂ©jĂ  soignĂ© des coureurs avec un autre maillot : « Avec cet accident, les organisateurs et les Ă©quipes doivent prendre conscience de la nĂ©cessitĂ© d’offrir de bonnes conditions d’accueil et de soin pour les coureurs. »

Trois semaines plus tard, Damien TouzĂ© a entamĂ© sa rééducation et tous les jours ne sont pas simples : « Je ne suis pas facile Ă  vivre Ă  la maison. Sofia, en ce moment, vit un peu un choc post-traumatique. Dans cette histoire, il y a des victimes indirectes, cela bouscule une vie de famille. Qu’est-ce que je vais devenir ? J’ai une maison Ă  payer. » Son fils d’un an et demi ne comprend pas que son pĂšre, si prĂ©sent d’habitude, ne joue plus avec lui comme avant, ne le dĂ©pose plus Ă  la crĂšche.

En fin de contrat, TouzĂ© n’est pas certain de revenir un jour dans le peloton

Et il n’est pas dit qu’il le revoie, un jour, dans un peloton. En fin de contrat avec Cofidis, le coureur a le genou gauche broyĂ©. Fracture de la partie haute du tibia, ligaments croisĂ©s arrachĂ©s, les ligaments internes et externes aussi, il en a pour huit Ă  neuf mois de kinĂ©. « Je veux remonter sur un vĂ©lo et voir comment ça se passe. Mais on ne va pas se mentir. Un an sans rouler, mĂȘme si je prolonge, je ne vais pas courir en mars ! Les contrats se signent de plus en plus tĂŽt et si c’est pour retourner dans un peloton et ne pas avoir le niveau
 C’est gentil mais ce n’est pas ma vision des choses. Il faudra peut-ĂȘtre prendre une dĂ©cision sans savoir si je peux refaire du vĂ©lo. »

RaphaĂ«l Jeune refuse de s’avancer sur une « prolongation solidaritĂ© » comme l’appelle Jean-Philippe Yon. « Pour ĂȘtre trĂšs franc, on n’a encore rien envisagĂ©, admet le manager. Ce qui prime c’est son Ă©tat de santĂ©, qu’il se refasse la cerise. On Ă©tudiera ensuite ce qu’on veut faire, surtout ce qu’il veut faire et ce qu’il pourra faire. Est-ce qu’il se sentira en sĂ©curitĂ© dans un peloton qui va de plus en plus vite ? Est-ce qu’il pourra frotter comme il l’a toujours fait ? Lui seul a la rĂ©ponse. »

Son oncle l’a sondĂ© : « Damien est lucide, ce n’est pas un illuminĂ©. Il a eu peur de mourir, il relativise un peu plus le vĂ©lo, mĂȘme si c’est un passionnĂ©, investi Ă  120 %. Il a ouvert les yeux sur la vie. » Et elle a failli s’arrĂȘter un jour de fĂ©vrier 2026.

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EDIT : HONTEUX :no:

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:macron13:

Le mien a les images. :boudeur:

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C’est vrai qu’avec toi Jay aura une belle photo de beau gosse de Damien TouzĂ©

Une de l’Equipe et deuxiùme page juste derriùre.

Les blagues s’écrivent toutes seules.

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Cadeau :

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Paulo, il gÚre trÚs bien, il a mangé Roglic en apéritif et il a terminé avec Lipowitz en plat de résistance.

Qu’il est fort Paulo


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En regardant a la va vite la photo j’ai cru qu’il avait gagnĂ© 2 etapes dans 2 pays differents la meme journee.

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Thierry Gouvenou qui a un rÎle conséquent chez ASO :

"Parce qu’on a eu un blaireau qui a voulu faire Paris-Roubaix, juste pour les rĂ©seaux sociaux, il y a quelques annĂ©es. Il s’est fait lĂącher de bonne heure, il a traĂźnĂ©, traĂźnĂ© et, derriĂšre, on s’est fait remonter les bretelles par les forces de l’ordre, car on avait bloquĂ© les routes beaucoup trop longtemps. "

Ce n’est plus un soupçon, juste une rĂ©alitĂ©.

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Source: l’Equipe

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PremiĂšre heure de course tranquille :melting_face:

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