Je vais pas pouvoir parler dopage pendant 15 ans, fait chier ![]()
On va pas bouder notre plaisir ![]()
Toutes les autres nations ont eu leur gros dopé de merde, à nous ![]()
Il a tous les maillots distinctifs ![]()

Remco Evenepoel a remporté sa premiÚre compétition WorldTour à 19 ans et 190 jours.
Paul Seixas a remporté sa premiÚre compétition WorldTour à 19 ans et 194 jours.
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Détails
Au coeur de la Wallonie picarde, Ă 500 mĂštres des Ploegsteert oĂč passe Gand-Wevelgem, la porte de la jolie maison sâouvre sur un fauteuil roulant rangĂ© dans le hall. Mais câest avec les bĂ©quilles que Damien TouzĂ© nous accueille, trois semaines aprĂšs sa terrible chute lors de la 4e Ă©tape du Tour dâOman, quelques jours aprĂšs sa sortie de lâhĂŽpital de Roulers (Belgique) oĂč il a fallu lâouvrir puis le rafistoler. Le coureur de Cofidis apparaĂźt plutĂŽt souriant, ironique mĂȘme. Peut-ĂȘtre parce quâil est vivant, auprĂšs de son fils CĂ©sar et de sa compagne Sofia.
La nutritionniste nâa rien oubliĂ© de « ce mardi 10 fĂ©vrier. JâĂ©tais au travail, je ne regardais pas la course. Quand Damien mâappelle, je ne sais mĂȘme pas quâil est tombĂ©, il pleure. Il me dit : « Je vais mourir. Dis Ă notre enfant que je lâaime. » Il mâexplique quâĂ lâhĂŽpital, on lui a diagnostiquĂ© une fracture du bassin et du fĂ©mur. Je le rassure, je lui dis quâon ne peut pas mourir de ça. Mais au fond de lui, il sentait que câĂ©tait plus grave que cela. » « La sensation bizarre que jâĂ©tais en train de partir », confirme celui qui, dimanche, ne disputera pas son 7e Paris-Roubaix.
Son sixiĂšme sens lui envoyait les premiers signaux que rien nâallait, que son genou gauche en kit nâĂ©tait que la partie visible du mal. « AprĂšs la chute, je nâavais pas mal du tout mais quand le directeur sportif (Gorka Gerrikagoitia) est arrivĂ©, jâai vu Ă sa tĂȘte que ce nâĂ©tait pas rassurant. Je ne voulais pas rester tout seul, jâavais peur, dans un pays que je ne connaissais pas. » Lâambulance de la course lâamĂšne dans un premier hĂŽpital de campagne : « CâĂ©tait prĂ©caire, aucun appareil de radiographie. LĂ -bas, ils ne pouvaient rien faire Ă part quelques points de suture Ă la cuisse. Je voyais les mĂ©decins qui sâagitaient, je comprenais que câĂ©tait grave mais, avec la douleur, jâĂ©tais un peu perdu. »
Son pronostic vital est dĂ©jĂ engagĂ©, il est transfĂ©rĂ© dans un nouvel Ă©tablissement oĂč on lui dĂ©tecte une rate fissurĂ©e, rien de dramatique en apparence. TouzĂ©, encore une fois, sent quâil dĂ©rive : sueur, 40 degrĂ©s de fiĂšvre, des pulsations Ă 100 au repos. « AprĂšs une nuit, quand la mĂ©decin de Cofidis (Annemie Batjoens) est revenue me voir, jâĂ©tais en perdition totale. Chaque heure qui passait, câĂ©tait de pire en pire. » « On Ă©changeait par messages, on sentait quâil avait peur, se souvient son oncle Jean-Philippe Yon, directeur sportif du VC Rouen. CâĂ©tait anxiogĂšne, il avait lâimpression quâil nây avait pas dâassistance. La doc de Cofidis lui a sauvĂ© la vie. »
La mĂ©decin de la formation nordiste sourit pudiquement : « On mâavait parlĂ© de la jambe au dĂ©but mais jâai vu que le plus grave Ă©tait le traumatisme de lâabdomen. » AprĂšs lâavoir rejoint, elle suspecte une perforation de lâintestin, demande des examens complĂ©mentaires mais se heurte aux moyens mis en place. « Le premier hĂŽpital Ă©tait trop petit pour cette blessure. Je ne voulais pas le laisser seul dans des conditions pas idĂ©ales », euphĂ©mise-t-elle.
Elle le veille comme une mĂšre : « Je nâavais quâun patient mais jâai travaillĂ© jour et nuit car je nâavais pas confiance », le conseille aussi quand vient lâheure dâopĂ©rer son intestin. « La doc a Ă©tĂ© honnĂȘte avec moi, je nâallais peut-ĂȘtre jamais me rĂ©veiller. Elle Ă©tait en pleurs Ă lâhĂŽpital. Au dĂ©but, jâĂ©tais dans le dĂ©ni, je nây croyais pas, je ne voulais pas appeler Sofia, je prĂ©fĂ©rais attendre le lendemain mais la doc a insistĂ© : « Tu ne lui parleras peut-ĂȘtre plus jamais. » Jâai pris mon tĂ©lĂ©phone et, câest malheureux, je lui ai dit au revoir. »
AprĂšs avoir raccrochĂ©, Sofia passe « la pire nuit de toute [sa] vie. Jâattendais des nouvelles mais en mĂȘme temps, jâavais peur quâĂ chaque message, le mĂ©decin mâannonce le pire. Jâai commencĂ© Ă penser que jâallais Ă©lever mon enfant toute seule. » Car la faucheuse rĂŽdait. DerriĂšre le simple rideau de tissu, elle avait dĂ©jĂ emportĂ© son voisin de chambre dans le premier Ă©tablissement. « Il est mort dâune crise cardiaque. Je ne suis pas mĂ©decin mais jâai vu la façon dont ils lâont soignĂ© : pas de dĂ©fibrillateur, pas de massage cardiaque, ils lâont laissĂ© mourir. »
AprĂšs son transfert, on lâinstalle avec six autres patients, « prĂšs des poubelles, il y avait des mouches, un gars passait avec un insecticide pour dĂ©sinfecter, câĂ©tait lunaire ». Au rĂ©veil, il ouvre les yeux et demande un nouveau transfert, dans une clinique privĂ©e de Mascate. Le cauchemar se poursuit. Sofia, qui a dĂ©barquĂ© entre-temps Ă Oman, sâimprovise infirmiĂšre. Elle filme surtout les rares soins prodiguĂ©s dont une vidĂ©o absolument hallucinante oĂč lâon voit un personnel soignant mettre des coups de ciseaux dans le ventre du coureur pour Ă©vacuer le pus.
« Cela lâa traumatisĂ© », souffle son oncle. Sur les images, TouzĂ© regarde, sidĂ©rĂ©, lâemployĂ© lui charcuter le buffet. « JâĂ©tais en contact avec un mĂ©decin de Roulers qui a pris Damien ensuite en charge, explique sa compagne. Il mâa dit : « Rentrez tout de suite, ils font nâimporte quoi. » Jâai pensĂ© : « Il va y rester. » » Le couple refuse une nouvelle opĂ©ration et, le rapatriement traĂźnant, commence Ă regarder les vols commerciaux, envisage de rentrer par ses propres moyens.
Un nouveau passage au bloc en Belgique
Puis tout sâaccĂ©lĂšre et Damien TouzĂ© atterrit en Europe, Ă Roulers. Nouveau passage dans le bloc, cinq heures sur le billard. « Ils ont alors remarquĂ© quâĂ Oman, les mĂ©decins nâavaient pas fermĂ© la ceinture abdominale, jâavais les organes au contact de la peau. Donc, quand ils mâenfonçaient les ciseaux dans le ventre, ils touchaient les organes, câĂ©taient des coups de couteau. » En Belgique, on le rafistole, sa fiĂšvre baisse, il retrouve des couleurs alors que son oncle revoit encore « son Ă©tat de dĂ©charnement. Son visage faisait peur, il avait les yeux noirs rentrĂ©s dans la tĂȘte. »
RaphaĂ«l Jeune repense, « avec des frissons », Ă ces jours et ces nuits dâangoisse : « Sans Annemie, Damien ne serait plus ici. Quand elle a quittĂ© Oman, elle a pleurĂ© car elle devait avoir un sentiment dâabandon, comme si elle laissait son enfant. Pareil avec Gorka. AprĂšs son retour, on avait une visio, je lâai rarement vu dans un tel Ă©tat de fatigue. » « Impuissant », le manager gĂ©nĂ©ral de Cofidis avait, lui, envisagĂ© tous les scĂ©narios, le pire mĂȘme. « Quand jâai pu vraiment parler Ă Damien, jâai ressenti beaucoup dâĂ©motion. »
Avec le recul, il se fĂ©licite que son Ă©quipe ait Ă©tĂ© accompagnĂ©e dâun mĂ©decin en course, ce qui nâest pas le cas de toutes les formations. Annemie Batjoens a mĂȘme dĂ©jĂ soignĂ© des coureurs avec un autre maillot : « Avec cet accident, les organisateurs et les Ă©quipes doivent prendre conscience de la nĂ©cessitĂ© dâoffrir de bonnes conditions dâaccueil et de soin pour les coureurs. »
Trois semaines plus tard, Damien TouzĂ© a entamĂ© sa rééducation et tous les jours ne sont pas simples : « Je ne suis pas facile Ă vivre Ă la maison. Sofia, en ce moment, vit un peu un choc post-traumatique. Dans cette histoire, il y a des victimes indirectes, cela bouscule une vie de famille. Quâest-ce que je vais devenir ? Jâai une maison Ă payer. » Son fils dâun an et demi ne comprend pas que son pĂšre, si prĂ©sent dâhabitude, ne joue plus avec lui comme avant, ne le dĂ©pose plus Ă la crĂšche.
En fin de contrat, TouzĂ© nâest pas certain de revenir un jour dans le peloton
Et il nâest pas dit quâil le revoie, un jour, dans un peloton. En fin de contrat avec Cofidis, le coureur a le genou gauche broyĂ©. Fracture de la partie haute du tibia, ligaments croisĂ©s arrachĂ©s, les ligaments internes et externes aussi, il en a pour huit Ă neuf mois de kinĂ©. « Je veux remonter sur un vĂ©lo et voir comment ça se passe. Mais on ne va pas se mentir. Un an sans rouler, mĂȘme si je prolonge, je ne vais pas courir en mars ! Les contrats se signent de plus en plus tĂŽt et si câest pour retourner dans un peloton et ne pas avoir le niveau⊠Câest gentil mais ce nâest pas ma vision des choses. Il faudra peut-ĂȘtre prendre une dĂ©cision sans savoir si je peux refaire du vĂ©lo. »
RaphaĂ«l Jeune refuse de sâavancer sur une « prolongation solidaritĂ© » comme lâappelle Jean-Philippe Yon. « Pour ĂȘtre trĂšs franc, on nâa encore rien envisagĂ©, admet le manager. Ce qui prime câest son Ă©tat de santĂ©, quâil se refasse la cerise. On Ă©tudiera ensuite ce quâon veut faire, surtout ce quâil veut faire et ce quâil pourra faire. Est-ce quâil se sentira en sĂ©curitĂ© dans un peloton qui va de plus en plus vite ? Est-ce quâil pourra frotter comme il lâa toujours fait ? Lui seul a la rĂ©ponse. »
Son oncle lâa sondĂ© : « Damien est lucide, ce nâest pas un illuminĂ©. Il a eu peur de mourir, il relativise un peu plus le vĂ©lo, mĂȘme si câest un passionnĂ©, investi Ă 120 %. Il a ouvert les yeux sur la vie. » Et elle a failli sâarrĂȘter un jour de fĂ©vrier 2026.
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Le mien a les images. ![]()
Câest vrai quâavec toi Jay aura une belle photo de beau gosse de Damien TouzĂ©
Paulo, il gÚre trÚs bien, il a mangé Roglic en apéritif et il a terminé avec Lipowitz en plat de résistance.
Quâil est fort PauloâŠ
En regardant a la va vite la photo jâai cru quâil avait gagnĂ© 2 etapes dans 2 pays differents la meme journee.
Thierry Gouvenou qui a un rÎle conséquent chez ASO :
"Parce quâon a eu un blaireau qui a voulu faire Paris-Roubaix, juste pour les rĂ©seaux sociaux, il y a quelques annĂ©es. Il sâest fait lĂącher de bonne heure, il a traĂźnĂ©, traĂźnĂ© et, derriĂšre, on sâest fait remonter les bretelles par les forces de lâordre, car on avait bloquĂ© les routes beaucoup trop longtemps. "
Ce nâest plus un soupçon, juste une rĂ©alitĂ©.

PremiĂšre heure de course tranquille ![]()











