Akliouche qui remplace Zaire-Emery forfait
Voir ZinĂ©dine Zidane et Fabien Barthez descendre lâallĂ©e vers le terrain Michel Platini de Clairefontaine, câest se replonger dans une forme de nostalgie. Celle qui, pour les plus de 30 ans, ramĂšne invariablement Ă ces sĂ©quences des Yeux dans les Bleus. Il y avait quelque chose entre lâĂ©motion presque intime et lâĂ©tonnement Ă vivre lundi Ă 18 heures la premiĂšre sĂ©ance de lâĂ©quipe de France de la nouvelle Ăšre.
Le personnage principal a pris une large partie de la lumiĂšre. Mais Ă quelques mĂštres, aux cĂŽtĂ©s de Guillaume Restes et Jean Butez, les deux gardiens novices, Barthez a rappelĂ©, au fil de cette heure dâentraĂźnement, Ă quel point il Ă©tait un personnage singulier de ce monde-lĂ .
Une séance participative
Casquette blanche, jogging bleu et tout de suite les facĂ©ties si spontanĂ©es du nouvel entraĂźneur des gardiens de lâĂ©quipe de France. On est loin, trĂšs loin de la rectitude dâun Franck Raviot, son prĂ©dĂ©cesseur. « Ăa va les goals volants ? », chambre-t-il dâemblĂ©e avec son accent chantant. Une maniĂšre aussi de dĂ©contracter les deux « bleus », qui nâont pas lâair si impressionnĂ©s.
Ăchauffement classique. Ăa parle, ça sourit. Barthez, 55 ans, semble Ă lâaise dans un environnement quâil redĂ©couvre aprĂšs quelques piges effectuĂ©es sous les mandats de Raymond Domenech et Laurent Blanc. Butez sâautorise un chambrage : « Alors, la patte gauche, elle est toujours lĂ ? », taquine le Nordiste. Le divin chauve, qui a lĂąchĂ© sa casquette, montre quâil nâa rien perdu de sa force de frappe. « Il a commencĂ© premiĂšre frappe, but, il fallait vite se mettre dedans », rigolait le Toulousain Restes Ă lâissue de la sĂ©ance.
Un drone bourdonne au-dessus de Clairefontaine. Le garde du corps de Zidane observe la scĂšne de loin. Ă quelques mĂštres, les dix joueurs prĂ©sents (*) sâessaient Ă des ateliers techniques exigeants. Pas toujours facile de rester serein quand le « maestro » vous regarde. « Câest bien Maxence », encourage Zizou, en direction de Lacroix.
(*) Andy Diouf, Eduardo Camavinga, Michael Olise, Jules Koundé, Maxence Lacroix, Manu Koné, Maghnes Akliouche, Dayot Upamecano, Estéban Lepaul et Lucas Da Cunha.
De son cĂŽtĂ©, Barthez Ă©tire son entraĂźnement spĂ©cifique : « Mais si on avait eu des terrains comme ça Ă lâĂ©poque, on aurait Ă©tĂ© trois fois champions du monde ! », rigole-t-il, dĂ©clenchant les sourires de ses deux protĂ©gĂ©s. La sĂ©ance est lĂ©gĂšre mais le champion du monde 1998, qui nâa pas encore validĂ© ses diplĂŽmes, veut mettre ses joueurs Ă lâaise : « Sâil y a des choses que vous avez lâhabitude de faire en club, nâhĂ©sitez pas Ă me le dire », glisse-t-il. Avant de sâinterroger sur les habitudes : « Vous travaillez beaucoup avec les clubs ? » RĂ©ponse des intĂ©ressĂ©s : « Surtout en dĂ©but de semaine. »
« Câest une trĂšs grande fiertĂ© dâĂȘtre coachĂ© par Fabien, il a marquĂ© lâhistoire de ce poste »
Les deux gardiens sont confrontĂ©s Ă des volĂ©es des Michael Olise, Jules KoundĂ©, EstĂ©ban Lepaul, Dayot Upamecano. Ăa canarde fort. Barthez fĂ©licite ses ouailles aprĂšs un arrĂȘt. Et lĂąche : « Et merde, un ballon de merde », quand la frappe est vicieuse. Ibrahima KonatĂ© et Rayan Cherki, qui sont restĂ©s en soins, observent la sĂ©ance de loin : « Câest une frappe de MâBaye Niang ça ! », entend-on du duo hilare aprĂšs une tentative ratĂ©e. La sĂ©ance sâachĂšve.
Restes passe devant les micros et dĂ©crit son rĂȘve Ă©veillĂ© : « Câest une trĂšs grande fiertĂ© dâĂȘtre coachĂ© par Fabien, il a marquĂ© lâhistoire de ce poste. On a grandi avec eux. Jâai pris beaucoup de plaisir ce (lundi) soir. Chambreur, Barthez ? Oui, lĂ©gĂšrement. Câest le premier, ça va monter crescendo durant la semaine (rires) ! » Ăa promet.
Il y a la mer Ă Izmit, mais ce nâest pas exactement la Floride : les 14 rescapĂ©s du match pour la 3e place de la Coupe du monde (4-6 contre lâAngleterre, le 18 juillet), Ă Miami, ainsi que leurs coĂ©quipiers, vont dĂ©couvrir un paysage - pas seulement, bien sĂ»r - fait dâimmeubles fatiguĂ©s et de zones industrielles en (re) construction, lorsquâils dĂ©barqueront ce jeudi vers 15 heures. Une ville oĂč des pluies intenses sont tombĂ©es, mercredi, et oĂč le stade de Kocaeli, 34 000 places, construit en 2018, est implantĂ© dans un quartier pas des plus accueillants.
PassĂ©e cette premiĂšre impression, les Bleus pourront se concentrer sur lâenjeu majeur du dĂ©placement : cette premiĂšre de lâĂšre ZinĂ©dine Zidane sĂ©lectionneur (vendredi, 20 h 45). Depuis lundi, les joueurs dĂ©couvrent un nouveau style dâentraĂźnement. Avec, de leur propre aveu, des sĂ©ances plus axĂ©es jeu. Une orientation qui va trouver un prolongement concret dans les animations.
Si lâon se fie aux premiĂšres sĂ©ances et notamment Ă celle Ă huis clos mercredi, le nouveau patron des Bleus va installer son 4-3-3, majoritairement utilisĂ© avec le Real Madrid (janvier 2016-2018 ; mars 2019-2021). Avec, comme vraie nouveautĂ©, ce choix dâaligner Kylian MbappĂ© Ă gauche. Le capitaine sera associĂ© Ă Ousmane DembĂ©lĂ© et Michael Olise qui retrouvent leurs positions prĂ©fĂ©rentielles.
Mais au-delĂ de cette option, câest lâidentitĂ© du trio au milieu qui pourrait ĂȘtre installĂ© face Ă la Turquie, vendredi, qui dit beaucoup de choses sur la nature profonde du jeu souhaitĂ© par Zidane et son staff technique. Diouf pourrait dĂ©marrer derriĂšre Ă gauche
On nâest pas dans le 4-2-3-1 avec quatre attaquants de la fin du mandat de Didier Deschamps, mais on ne devrait pas en ĂȘtre trĂšs loin quand mĂȘme. Avec ce trio au milieu Adrien Rabiot-Manu KonĂ©-Rayan Cherki. Une option qui invite Ă plusieurs rĂ©flexions : Zidane nâavait pas bluffĂ©, lors de sa confĂ©rence de presse de prĂ©sentation, sur le positionnement au milieu de lâancien Lyonnais. Une position peu habituelle oĂč Cherki va pouvoir avec ballon sâĂ©panouir dans des positions de meneur de jeu quâil connaĂźt mais oĂč il va devoir ĂȘtre exigeant Ă la perte.
Le pari est audacieux. KonĂ©, en pleine forme avec lâAS Rome (au-delĂ de son doublĂ©, face Ă lâInter Milan, 2-2, le 19 septembre), aura certainement lâoccasion de montrer que cette position de pointe basse colle avec ses qualitĂ©s. Pour le reste, il y a encore des incertitudes.
Andy Diouf pourrait par exemple Ă©trenner sa premiĂšre sĂ©lection en Ă©quipe de France au poste trĂšs inhabituel de latĂ©ral gauche. Un dĂ©fi immense. A fortiori face Ă une Turquie qui, rĂ©cemment, nâa pas vraiment rĂ©ussi aux Bleus. Les fantĂŽmes de Konya, en juin 2019 (0-2), ne sont pas loin.
Cc @Groot
JâĂ©tais SĂR que seul Zidane replacerait Kyks Ă gauche.
WOW @Deco
ça sort de nul part pour Yoro non ? Il joue pas spĂ©cialement plus Ă MU sur le dĂ©but de saison non ? Mais bon câest un crack il y a un monde ou il fait partie de la charniĂšre titu en 2028 / 2030 avec Ganiou / Jacquet
Il nâavais pas dĂ©jĂ Ă©tĂ© appelĂ© en Ă©quipe A ? Il me semblait pourtant.
Il a joué 32 matchs tcc la saison derniÚre, il est pas titu cette année avec le retour de blessure de Lisandro, et surtout Carrick le fait rentrer à droite (
) mais câest un bon soldat et apparemment le se donne bien
Lâobjectif de Zidane est sur le long terme. Il doit se dire que sur les prochaines annĂ©es , il va Ă©voluer.
Je crois que lâun des autres avantages de Yoro, câest quâil Ă©tait dĂ©jĂ Ă Clairefontaine vu quâil Ă©tait avec les espoirs et quâils nâavaient pas encore dĂ©collĂ© pour lâIslande.
Comme Ganiou quoi ![]()
Alors cette nouvelle Ăšre Deschamps sâannonce bien ? ![]()
Ne jamais écouter ses idoles quand elles vont dans un autre domaine que le leur ![]()
Ah ben jâimaginais pas Zinedine Thunberg au front non plus ![]()
Cette gĂ©nĂ©ration de riches câest pas la plus progressiste je pense




