Gialloblù vs Rossoblù : Histoire d'une Rivalité.

Matteo Bartolucci. Cet homme, inconnu du grand public, fait pourtant la une des quotidiens d’Emilie-Romagne depuis quarante-huit heures suite à ce qu’on considère à Parme comme une trahison ultime.
Ancien professionnel qu’une rupture totale des ligaments croisés d’un genou a rappelée à la raison, il s’est ensuite concentré sur un aspect plus managérial pour garder contact avec le terrain et témoigné de sa passion pour ce sport qu’il voulait marquer à tout prix de son empreinte. En débutant à Parme dans les années 1990, au poste de milieu de terrain avec un profil plutôt offensif, il s’attendait à vivre de grands moments en foulant la pelouse du Ennio Tardini avant que le drame ne se produise. Depuis, après avoir passé et validé son diplôme d’entraîneur professionnel, il a entraîné, expérimenté et peaufiné également ses consignes auprès des espoirs du Parma Football Club avec une volonté commune : Entraîner un jour la grande équipe de Parme, celle qui fut rêver les tifosi dans les années 1990 par ses succès sur la scène européenne, dont la finale mémorable remportée contre Marseille en 1999, à Moscou. Cette chance, elle aurait pu se présenter avec un peu plus de patience lorsque la faillite du club fut prononcée et la rétrogradation en Série D entérinée mais au lieu de ça, la trahison s’est produite et le cordon ombilicale qui lié Matteo Bartolucci au Parma Calcio 1913 fut rompu. Alors qu’il était annoncé pour endosser le costume du sauveur, le rival Rossoblù s’est empressé d’annoncer un accord avec le principal concerné afin qu’il dirige la formation dans sa quête du maintien suite à la remontée en Série A, un nouveau coup dur pour Parma et un affront pour les tifosi Gialloblù.
Nevio Scala, intronisé comme nouveau président, n’a pas manqué de réagir à cette annonce surprenante : «Nous avons appris ça en même temps que vous, nous sommes surpris, déçu, poignardé même. C’est un gars de la ville, du club, que nous estimions en mesure de relever ce défi et de ramener Parma en première division italienne. Cet accord reste soumis au fait que nous acceptions la libération de son contrat actuel qui ne serait aucunement dans notre intérêt tout d’abord, et le fait que ce soit pour rejoindre Bologna n’arrange en rien notre envie de coopérer. […] Pour le moment en tout cas, Matteo est sous contrat ici.» Un son de cloche nettement différent du côté du Renato Dall’Ara, ou la venue du technicien semble acquise pour beaucoup tel en témoigne un proche du dossier : «Nous avons attentivement observé le marché des entraîneurs et nous en sommes arrivé à la conclusion qu’il serait la personne idéale pour mener à bien notre projet. Nos visions correspondent mais nous n’avons pas encore discuter avec Parma, chose que nous aurions peut-être du faire en premier lieu pour s’éviter un dossier long et épineux.» Quoi qu’il en soit, les prochaines heures s’annoncent chargées en Emilie-Romagne, ou le nom d’un inconnu il y a encore quelques semaines, fait désormais le buzz entre deux clubs rivaux et deux groupes de supporters qui se détestent.
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Attendu pour la fin d’après-midi, la conférence de presse organisée pour présenter le nouvel entraîneur du club pourrait accoucher d’une surprise que personne n’a vu venir et laisser Matteo Barteolucci sans emploi.

Initialement intéressé par Matteo Barteolucci, qui était jusqu’ici entraîneur des espoirs à Parma FC, les dirigeants Rossoblù auraient changé d’avis selon les derniers bruits de couloirs. Après une lutte sans merci et une négociation éprouvante pour racheter le contrat du principal concerné, somme que ne serait plus disposé à verser Bologna FC, un autre nom aurait fait surface dernièrement et serait même en pôle position désormais pour occuper le poste vacant au Renato Dall’Ara, un certain Olivier Dacourt. Fraîchement diplômé, cet ancien international français (21 sélections) aurait accepté le challenge proposé et pourrait vivre ainsi, sa première expérience sur un banc de touche comme bon nombre d’ex-coéquipiers avant lui. Son inexpérience, parlons-en, ne serait pas un frein à sa venue étant donné qu’en contre-partie, il est libre de tout engagement, connait bien le championnat, maîtrise parfaitement la langue grâce à ses expériences passées et fait partie d’une génération actuelle qu’on tend à propulser sur le devant de la scène avec réussite, autant d’aspects qui intéressent les dirigeants pour le faible coût financier qu’engendre une telle opération et pour le côté médiatique également qu’engendre une telle arrivée.
L’ancien milieu de terrain, passé par Strasbourg, Lens, Leeds, Milan et Rome pour ne citer qu’eux, n’a pas souhaité communiquer sur le sujet lorsqu’il fut contacté par la presse transalpine mais n’a pas démenti le fait qu’il serait en Italie actuellement et plus précisément en Emilie-Romagne… D’ailleurs, ce n’est pas le seul à se montrer silencieux actuellement puisque le club et le second prétendant (et battu ?) n’ont pas donné suite non plus aux différentes demandes d’allocutions depuis quelques heures. Tout ce que nous savons actuellement, c’est qu’une conférence de presse aura bien lieue en fin de soirée, à 18h30, au Renato Dall’Ara et que le président, Joey Saputo, sera accompagné de Marco Di Vaio, fraîchement retraité et ambassadeur du club, et du nouvel entraîneur qui sera présenté officiellement et livrera dans la foulée sa première conférence de presse afin de se présenter aux fans. Olivier Dacourt vs Matteo Barteolucci : Une première expérience recherchée mais deux situations totalement opposées avec une envie commune de diriger leur première équipe professionnelle le plus rapidement possible.
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18h37, sept minutes de retard sur le créneau initial avant que les principaux prétendants soient derrière la porte, prêt à se confronter à la presse pour introniser le nouvel entraîneur de Bologna FC.

La porte s’entrouvre, Joey Saputo et Marco Di Vaio apparaissent en même temps que les appareils photos bombardent dans tous les sens. Derrière eux, à quelques pas seulement, Matteo Barteolucci s’engouffre sous le feu des projecteurs et s’impose donc comme le nouvel entraîneur des Rossoblù, lui qu’on avait pourtant annoncé battu par la grosse côte Olivier Dacourt. Débarquant du Parma FC, cet ancien coach des espoirs voit donc ici une occasion unique mais risquée de lancer sa carrière chez les professionnels en héritant d’un des challenges les plus complexes du championnat italien : Celui de pérenniser le club en Série A suite à sa remontée, un objectif loin d’être assuré tant les effectifs tendent à se renforcer qualitativement comme en témoigne les présences d’éléments de qualités dans les équipes dîtes de ventre-mou (Berardi et Sansone à Sassuolo, Toni et Rafael à Vérone ou bien encore Borriello et Zaccardo à Carpi), bien loin tout de même du modèle anglais ou des équipes promues parviennent à dépenser plusieurs dizaine de millions d’euros pour se donner toutes les chances de se maintenir en première division.
Noyé sous les questions nombreuses des journalistes, il s’est dit excité de débuter sa nouvelle mission tout en ayant conscience que sa précocité puisse nuire à sa stabilité : «L’occasion de signer ici était trop belle, c’est une opportunité de progresser et de me confronter aux meilleurs entraîneurs du pays. Effectuer un tel bond en avant représente une chance certes mais également un risque, ma précocité au poste pouvant rendre ma situation plus indélicate qu’un entraîneur confirmé.» Conscient également du club dont il provient, il sait que son adaptation sera un peu plus difficile et que sa situation sera plus précaire auprès des supporters : «J’arrive de Parma FC, c’est mon club de cœur bien sur, on ne va pas se mentir en disant que Bologna FC ne m’a jamais bercé mais ça n’empiète en rien ma volonté de bien faire. Carlo Ancelotti a bien entraîné la Juventus alors que son cœur est milanais et Laurent Blanc entraîne bien Paris avec succès alors qu’il a un passé marseillais, ce n’est pas une finalité. Le football recense des préférences, des passions mais mon boulot aujourd’hui, c’est d’emmener cette équipe le plus haut possible.» Le premier entrainement ouvert au public demain matin sera une première occasion de mesurer la côte de popularité de Matteo Barteolucci, qui a conclu sa conférence en répondant à la question du joueur qu’il avait hâte d’entraîner : «Mattia Destro. Si la formation tourne bien et le met dans des conditions idéales, il peut être le Beppe Signori des temps modernes.» Pour un fan Gialloblù, citer ce dernier dans sa présentation, c’est au moins bien débuter.
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