Le topic de l'écologie


#203

Putain de chats.


#204

J’en ai connu des ministres de l’écologie qui n’ont pas voulu se mouiller, mais là. :hoho: 2040, tout va bien.


#205

De toute façon, on est sauvé depuis la COP21… Non ? :hollande3:


#206

Hulot c’est un peu à l’écologie ce que Chabal était au rugby : une belle gueule et un bon charisme, mais loin d’être au top dans le domaine.


#207

Quels sont les engagements dans les autres pays, en ce qui concerne les ventes de véhicules diesel et essence ?


#208

L’Allemagne vise 2030 sans avoir rien annoncé d’officiel. Le reste aucune idée.
Les pays nordiques (Norvege surtout) ont des aides de fou pour acheter des véhicules électriques.

Nous on a 1000€. :tomsup:


#209

Va démarrer un diesel par -30°. On va rigoler. Le climat joue énormément sur le passage progressif à l’électrique.

Quand j’étais en Finlande tous les locaux avaient des électriques. Parce qu’en hiver tu démarres ton électrique en 10min alors qu’il te faut 2h pour un diesel


#210

:sass:


#211

Damn. :ztfknife:
J’ai le droit d’utiliser l’excuse du matin ou pas ? :sac:


#212

La Norvège c’est hyper particulier comme cas. Comme tu dis, des aides de fou ce qui fait quactuellement une voiture sur 3 achetée est électrique.
Ensuite sur leur énergie électrique, ils ont une situation unique d’avoir de l’énergie renouvelable disponible partout sur le territoire. Donc énergie peu cher et verte.

Le paradoxe d’ailleurs c’est que cette énergie bon marché des pays du nord voir gratuite (Islande avec la géothermie) fait que la population est pas du tout sensibilisée à l’économie d’énergie. Le chauffage est trop fort en hiver ? Plutôt que de le baisser, on va ouvrir les fenêtres :sego:


#213

T’as le droit, je suis aussi dans un sale état ce matin :hoho:


#214

La Grande Barrière est menacée par le développement des énergies fossiles, et 93 % de ses coraux ont aujourd’hui blanchi.


#215

« Sur les perturbateurs endocriniens, la France a capitulé, totalement et complètement »

La France a finalement cédé sur le dossier des perturbateurs endocriniens (PE). Elle s’est départie de la fermeté qu’elle avait affichée jusqu’ici. Elle a abandonné en rase campagne le Danemark et la Suède, avec lesquels elle luttait, pied à pied, pour un niveau de précaution en matière de santé et d’environnement qui soit simplement en accord avec le droit de l’Union. Contrairement au « storytelling » distillé par le gouvernement, la France n’a obtenu, en signant les critères de définition de ces substances, le 4 juillet à Bruxelles, aucun nouveau progrès, aucune avancée.

Le texte permettra d’identifier les PE seulement « présumés », entend-on claironner. Hélas ! Cette mention est absente des annexes techniques, ce qui la rend juridiquement inexistante. En outre, elle était déjà présente dans la version de mi-mai. Il faut le rappeler et le répéter : le document signé le 4 juillet n’a pas changé d’une virgule par rapport à celui qui était sur la table avant la formation du premier gouvernement d’Edouard Philippe. La France n’a rien obtenu de plus. Elle a capitulé, totalement et complètement.

Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a assuré que les dérogations accordées par le texte aux pesticides « perturbateurs endocriniens par conception » seront combattues par la France, qui les bannira unilatéralement de son territoire. Mais qui peut croire qu’un gouvernement sabordera la compétitivité de son agriculture en interdisant l’usage de dizaines de pesticides autorisés ailleurs en Europe ? Et qui réalisera le travail gigantesque d’analyse, molécule par molécule, nécessaire à une telle mesure ? Les fonctionnaires déjà surchargés de l’Agence nationale de sécurité sanitaire ? Ce n’est pas sérieux.
Le paravent du jargon technique

Oublions un instant la santé et l’environnement. Car c’est avant tout de démocratie qu’il s’agit. Le texte signé le 4 juillet cache, derrière le paravent de la complexité et du jargon technique, des mesures qui, si elles étaient clairement expliquées aux citoyens, provoqueraient une furieuse indignation. Que pensent ceux qui saisissent, mieux que quiconque, ce dont il retourne ? Dans une déclaration du 7 juillet, l’Endocrine Society, qui rassemble 18 000 chercheurs et cliniciens spécialistes du sujet, se dit « extrêmement préoccupée que les critères échouent à identifier des PE ayant des effets nocifs sur les humains ».

Exiger, pour identifier un PE, un niveau de preuve supérieur à celui imposé pour un cancérogène n’est pas justifiable. Cela l’est d’autant moins que la plupart des maladies et troubles attendus d’une exposition de la population à ces mêmes PE (cancers du sein, du testicule ou de la prostate, infertilité, diabète et obésité, troubles neuro-comportementaux…), sont en augmentation.

Depuis quatre ans, le processus piloté par la Commission européenne, et qui a abouti aux critères du 4 juillet, a été gouverné par une perméabilité à l’influence, une insincérité, un mépris des faits scientifiques et une mauvaise foi indignes d’un système démocratique. Quiconque se donnera les moyens de le vérifier ne pourra qu’en convenir. Ces dernières années, Le Monde a documenté l’accumulation de conflits d’intérêts, d’instrumentalisations du doute scientifique et de malversations intellectuelles qui ont émaillé la construction de ces critères. Pas une ligne de ces enquêtes n’a été contestée.

Un exemple ? Dans son étude d’impact économique, la Commission s’est appuyée sur des articles de consultants de l’industrie publiés par des revues complaisantes, pour faire pièce au consensus exprimé par des sociétés savantes regroupant des milliers de scientifiques. Pour contrer la science, la Commission a placé les arguments des industriels contrariés par la réglementation au-dessus de rapports commandités par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), voire… par ses propres services.

En juin 2016, la Commission avait fondé la première version de ses critères sur la conclusion d’un rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) : les PE pouvaient être traités comme les autres substances chimiques. Or, au regard des propriétés toxicologiques de nombreux PE, une telle assertion est tout simplement fausse. Comment une telle erreur factuelle a-t-elle pu servir de base à un projet de texte réglementaire européen ? Dans son édition du 30 novembre 2016, Le Monde a montré, à partir des documents internes de l’EFSA, que cette conclusion avait été préécrite par l’agence, avant même que son rapport ne soit rédigé. Que parmi ses propres experts, certains s’inquiétaient de son caractère inexact, en contradiction avec le consensus scientifique. Que le fonctionnaire de l’EFSA chargé de coordonner le rapport convenait lui-même qu’il ne fallait pas laisser publier une telle conclusion. Mais elle le fut malgré tout, et fut reprise par la Commission dans la première version de ses critères. La ficelle étant un peu grosse, cette mention a été discrètement exfiltrée des versions ultérieures…

Mais après tout, dira-t-on, il y a désormais des critères, et c’est mieux que pas de critères du tout. Rien n’est moins sûr. Dirait-on aujourd’hui qu’une loi prise dans les années 1990 et réglementant l’« utilisation contrôlée » de l’amiante, aurait été une bonne chose, une « avancée » ? Non. Elle aurait été un désastre. Qualifier les critères adoptés le 4 juillet d’« avancée » est une inversion du sens des mots, une euphémisation de la réalité. Une variété de termes définit bien mieux ce qui s’est passé. C’est une défaite, une déroute, une capitulation, un reniement. C’est un crève-cœur.

Source: Le Monde

#MakeOurPlanetGreatAgain


#216

#217

Ça me déprime.

Et l’autre qui surfe sur l’accord de Paris et s’érige en justicier du monde sur l’écologie alors qu’il s’en branle les couilles.


#218

Ah ça pour surfer dessus, il surf dessus, quite à associer terrorisme et dérèglement climatique…


#219

Qu’est ce qu’il a dit à ce sujet ? J’ai manqué l’info.


#220

«on ne peut pas prétendre lutter efficacement contre le terrorisme si on n’a pas une action résolue contre le réchauffement climatique»

En bref : dérèglement climatique = migrants et migrants = terroristes.

Mais les problèmes liés à l’islamisme radical, on les met sous le tapis. En remettant en avant un thème porteur, où la majorité des français le soutiennent et sur lequel il base toute sa com’ depuis des semaines : le dérèglement climatique.


#221

Il a absolument raison… Et je doute qu’il réfute l’islam extremiste comme autre soucis lié au terrorisme.

Il parle du stress hydrique qui touche de plus en plus l’Afrique. Attends que l’Égypte rentre en guerre territoriale avec le Soudan pour prendre le contrôle du sud du Nil parce qu’il n’y a plus d’eau potable au nord. Avant ça, au moins ~50% du peuple va devoir migrer en Europe/Asie pour survivre.

Ca va toucher - très rapidement - la Somalie, l’Egypte, l’Irak, le Niger, la Syrie, même plus au nord est, Pakistan, Turkménistan etc.


#222

Tu as raison, mais là, il associe réchauffement climatique et terrorisme (via migrants). Pas seulement réchauffement climatique et migrants.

C’est la raréfaction de l’eau qui te donne envie de te faire exploser ? Là c’est de la pure com’, c’est balancer un écran de fumée.


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