Politique (hors US)


#8976

Lalanne est engagé en politique depuis des années, faut pas le réduire à son passé de chanteur/poète/écrivain.


#8977

Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

“Martine Aubry est venue ferrailler pour prendre la place à gauche contre quelqu’un qui l’avait déjà”.

Comme toi Jean-Luc, comme toi.


#8978

C’est ce que je me disais tout à l’heure :hoho:

Né à Evry. Habité à Courcouronnes, Bondoufle puis Corbeil. Collège et lycée de Bondoufle. Et je faisais mes courses à Villabé.

Maintenant je fais partie de la haute, je suis à St Michel sur Orge :hautain:


#8979

Mélenchon a lâché cette phrase quand il est allé au charbon, à Hénin. Et qu’il s’est pris une rouste, ce qui lui fait penser que c’était une erreur et qu’il est plus utile dans une circonscription où il peut être élu. Il l’a fait, ce qu’il a dit.

Donc non, c’est pas “faites ce que je dis, pas ce que je fais”. C’est juste une prise de conscience après un échec cuisant. Il n’y a que les cons et les fous pour retenter la même chose en espérant un résultat différent…

C’est drôle parce que quand il continue dans ses idées, on dit qu’il s’entête. Et quand il apprend de ses erreurs, on dit qu’il retourne sa veste. En gros, Mélenchon a toujours tort :berlusconi:


#8980

Après, il aurait pu être plus franc sur son choix.

S’il avait dit clairement que ses amis lui ont dit qu’ils avaient besoin de lui à l’Assemblée et qu’il fallait par conséquence viser plus réaliste, je pense déjà que cette vidéo aurait été moins mise en avant.

Mais personnellement, ce qui m’ennuie le plus avec ce choix est qu’il aille sur une circonscription qui aurait été quasiment acquise à un élu PS qui n’a jamais été tenté par le rapprochement avec Macron. Résultat c’est un siège qui restera à gauche au lieu de profiter de la dynamique pour le faire basculer.
J’aurais préféré qu’il aille ferrailler avec un PS pro-Macron (qui n’est donc pas de gauche) ou avec un élu de droite, il doit y en avoir dans des circonscriptions ou il a fait un gros score, ou encore qu’il aille sur une circonscription sans sortant. Il y a un juste équilibre entre aller au casse-pipe à Hénin-Beaumont et aller taquiner un autre élu de gauche.

Là ça donne l’impression que sa priorité n°1 est de liquider ce qu’il reste du PS pour être seul leader à gauche plutôt que celle de réunir la gauche.

Toute la gauche a été lamentable sur la gestion de ces élections, il ne faudrait pas exonérer la FI de sa part de responsabilités.


#8981

Je n’ai jamais dit le contraire, ça reste déplorable. Mais quand on cite quelqu’un, on tiens compte du contexte dans lequel ce qu’il a dit a été dit. Le choix de Marseille reste une erreur, mais le choix d’être “parachuté” ne l’est pas. C’est ce que soulignais.

Le problème c’est surtout qu’on a l’impression que la FI seule porte la responsabilité de l’échec de la présidentielle et de la mauvaise gestion de cette élection. Comme je l’ai dit il y a quelques jours, en prenant l’exemple d’Hénin-Carvin, c’est toute la gauche qui manque son rendez-vous. J’en ai juste un peu marre qu’on tape toujours sur le même.


#8982

#8983

Ah ce n’était donc pas une blague. D’accord.


#8984

#8985

#8986

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2017/05/17052017Article636306341825140482.aspx

Si vous voulez des infos sur pourquoi les profs ne sont pas très enjoués de l’arrivée de Blanquer.


#8987

avantages en nature

:eey:


#8988

Pas folichon tout ça quand même… :confused:

Dans le secondaire, elles représenteraient 10 heures hebdomadaires au minimum.

Il est sérieux ? :donj:


#8989

On n’en est déjà pas loin, vu que pour lui les fondamentaux sont maths / français. En seconde, par exemple, ça représente 8h. Généralement, ça tourne entre 7 et 8h au collège aussi.

Le danger c’est surtout de consacrer 20h / 26h aux “fondamentaux” en primaire. Surtout que ça ne sera quand même pas gag d’une amélioration en orthographe. Et que l’orthographe, c’est la science des ânes.

EDIT : et ses plus grosses conneries portent sur l’évaluation. Si cette année m’aura appris quelque chose, c’est que l’évaluation notée, c’est de la merde. Mort aux notes, que vivent les compétences.


#8990

Une couille par jour, ça débute bien :hoho:


#8991

Ce foutage de gueule. :hoho:


#8992

Je ne sais pas si vous aviez vu ça


#8993

La vidéo a quelques aspects sympa (ça reste un format court ceci dit), mais ce n’est pas la raison principale pour laquelle je l’ai mise. Si vous passez les 4-5 premiers commentaires, vous pouvez voir que pas mal de personnes qualifient l’auteur de la vidéo (Usul, qui est marqué très nettement à gauche) de traitre à la solde de Macron. Son tort a été d’insinuer qu’il est possible que ce soit Macron qui ait poussé les médias à faire gratuitement sa promo en jouant avec leurs envies et non les milliardaires derrière les médias qui l’ont créé du néant (donc dans les deux cas, il y a manipulation médiatique, la différence étant que la théorie défendue par l’auteur de la vidéo rend Macron intelligent).

Comme il y a pas mal d’insoumis plus radicaux que moi ici, j’aimerais savoir si vous avez une idée de comment on peut aboutir à un tel rejet de l’analyse par la structure plutôt que par la théorie de l’agent libre (on ne parle pas de désaccord, mais de soupçons de trahison idéologique voire de corruption) dans nos rangs.

Usul ne fait que reprendre une analyse qu’on voit souvent à gauche, expliquer les actes par les structures sociales, c’est à dire qu’un journaliste fait l’apologie du libéralisme, non par comme il a été payé directement pour en dire du bien mais car il sait que c’est profitable pour avoir les meilleures possibilités dans ce métier. Ca ne change rien à la manipulation des masses ni au rôle des capitaines d’industrie, mais ça met en avant qu’il faut renverser la structure avant de s’en prendre aux personnes individuelles car un autre ferait surement la même chose.

Ici, les journalistes suivent Macron et le servent docilement car il a bien compris ce qui plaisir à leur structure, un discours libéral sous tout point de vue, une histoire à raconter, une illusion de modernité et un refus de se fâcher avec la plupart des médias. Ce serait confirmé par le fait qu’ils n’ont pas été si aimables avec Fillon qui poursuit pourtant un agenda économique tout aussi accommodant pour leurs commanditaires mais qui ne possède aucune des autres qualités requises.

De manière ironique, ceux qui lui reprochent de s’être vendu à la droite, font une analyse qui se retrouve souvent bien plus à droite, la théorie selon laquelle chacun est un agent libre, et ne peut mal agir que par méchanceté ou corruption. Dans leur analyse, les journalistes ont été manipulés par les forces de l’argent (c’est à dire leur boss milliardaire) pour promouvoir un Macron qui n’a aucune qualité.

Expliquer les choses par les structures, c’est tout un pan culturel de la gauche, et il semblerait que les plus zélés d’entre nous abandonnent totalement ce pan.

C’est en ça que j’aimerais avoir votre avis, est-ce un déclin profondément ancré (c’est à dire que vous mêmes êtes très sceptiques devant les théories gravitant autour des structures), ou est-ce possiblement une indication que le mouvement est de plus en plus récupéré par des anti-systémiques purs et durs qui n’ont pas grande considération pour ce que la gauche apporte en culture politique ?

Pour ceux qui auraient des doutes, malgré ce que j’ai pu dire sur Mélenchon et ses fans les plus excités, je voterai pour la candidate de la France Insoumise dans ma circonscription, être critique vis à vis de certaines attitudes et de certains choix tactiques n’empêche pas d’avoir une proximité idéologique suffisante pour souhaiter le succès du mouvement.


#8994

Je sais pas trop si j’ai réellement bien saisi ton propos, mais j’avais déjà posté un article ici qui posait une base intéressante qui n’avait pas été mise avant auparavant, du moins pas quelque chose sur laquelle j’avais réussi à mettre la main. (réflexion perso ou lectures diverses)

Lien : https://www.vice.com/fr/article/les-medias-ne-sont-plus-que-tres-accessoirement-des-facteurs-de-lutilite-publique-un-entretien-avec-alain-accardo

Concrètement, je me range plutôt vers la doctrine de cet article, dans le sens où c’est le consentement de nos classes moyennes, éco+, wanna be bourgeoisie et bourgeioise qui légitime des leaders et des individus issus du capital. Et non, le capital qui crée cette légitimité à lui-seul. La manière dont on crée et conditionne nos élites pose une vraie question idéologique sur la structure réelle de notre démocratie (représentation réelle du peuple ?!)

Si t’as des lectures qui rejoignent tes réflexions, n’hésite pas


#8995

Lecture associée qui va dans ce sens, je trouve (tombé dessus ce matin) : https://www.monde-diplomatique.fr/1995/04/LESGARDS/6360


Suivre @iunctisFR sur Twitter - Programme Partenaire amazon.fr : Amazon Prime - Amazon Prime Video - Amazon Audible