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Source: le monde

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Source: le parisien

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Le Vieil Homme et la Guerre (John Scalzi, 2005)

AprÚs un petit détour chez James SA Corey et leur nouvelle saga La Guerre des Captifs, je reviens sur Scalzi et sa premiÚre saga (qui est toujours en cours) : Le Vieil Homme et la Guerre.

« J’ai fait deux choses le jour de mes soixante-quinze ans : je suis allĂ© sur la tombe de ma femme. Puis je me suis engagĂ©. »

À l’ñge requis, John Perry n’est pas le seul Ă  intĂ©grer les Forces de dĂ©fense coloniale, billet pour les Ă©toiles, mais sans retour. Rien ne le retient plus sur Terre. Combien d’annĂ©es peut-il espĂ©rer vivre ?
S’engager, c’est garantir la survie de l’humanitĂ© parmi les Ă©toiles, retrouver une seconde jeunesse et, Ă  l’issue du service, obtenir le statut de colon et un lopin de terre sur une planĂšte nouvelle. Mais qu’advient-il rĂ©ellement de ces recrues ?

Avant de dĂ©marrer l’InterdĂ©pendance, j’étais sceptique sur Scalzi (ses Ă©pisodes de Love, Death & Robots ne sont pas mes favoris) et son style lĂ©ger ne plaĂźt pas Ă  tout le monde. Mais j’ai bien aimĂ©. Et lĂ  c’est encore le cas.

Le livre est divisé en trois parties, chacun composé de 6 chapitres. Chaque partie fait ~100 pages et la construction est réussie.

La premiĂšre partie pourrait ĂȘtre rĂ©sumĂ©e en « l’engagement Â» et j’ai accrochĂ© direct, ça sert de prĂ©sentation de l’univers et construction d’un groupe qui va servir de famille Ă  John Perry. Le gang des Vieux Cons (Old Farts en anglais) plaĂźt tout de suite, ce que j’ai vraiment apprĂ©ciĂ©, c’est qu’on sent bien que ce sont des gens de 75 ans, ils ont moins de complexes sur des futilitĂ©s, ils ont du vĂ©cu.

Tout ça se fait sur un bon rythme et est poussĂ© par une premiĂšre intrigue : que font les FDC pour rajeunir tous ces vieillards. Ça créé de la curiositĂ© et une forme d’émerveillement quand ils dĂ©couvrent/testent leur nouveau corps. Comme pour le reste avec Scalzi, c’est parsemĂ© d’humour, et manifestĂ© Ă  balle dans le dernier chapitre de cette introduction : avant de dĂ©marrer leur service, ils ont droit de profiter pendant une semaine, et lĂ  ça baise dans tous les sens. Des gens de 75 ans qui retrouvent un corps de 20 ans, ils sont tous sans attache, ils se lĂąchent :hoho:

La derniĂšre partie reprĂ©sente la formation et les premiers combats. J’ai adorĂ© le premier chapitre qui se joue des clichĂ©s des films de guerre (en l’adressant directement). L’Adjudant Antonio Ruiz est excellent. Surtout le passage oĂč il cherche une raison chez chacun pour laquelle il va les dĂ©tester. Et la premiĂšre fois que John se dĂ©tache
 c’est que Ruiz ne trouve pas une raison de le haĂŻr, il sera mĂȘme Ă©mu de savoir qu’il a face Ă  lui l’homme qui a créé le slogan de Willy Wheelie.

Les premiers entraĂźnements permettent d’en savoir plus sur les capacitĂ©s du nouveau corps.

La suite est peut-ĂȘtre le seul petit point faible du livre. Ça m’a moins accrochĂ©, on a des premiers combats, mĂȘme si devine le propos anti-guerrier, ça reste une succession de violence qui paraĂźt parfois gratuite. On a aussi les premiĂšres pertes dans le groupe des Vieux Cons. NĂ©anmoins, les Consus font impression et le dernier chapitre est :fire:

La Guerre sur Corail est courte mais intense, brutale et on conclut sur John, seul survivant qui voit sa femme parmi les forces spéciales.

J’ai dĂ©vorĂ© aussi la derniĂšre partie qui montre l’évolution de John et la dĂ©couverte des Forces SpĂ©ciales. Le personnage de Jane est trĂšs bon et la relation qui se noue avec John est intĂ©ressante. On a une nouvelle sĂ©quence d’action avec la seconde attaque de Corail. Les 100 pages s’enchaĂźnent trĂšs vite. Trop vite mĂȘme, j’ai presque eu un sentiment que ça allait un peu trop vite.

J’ai cru lire que la saga Ă©tait assez inĂ©gale, mais les dĂ©buts m’ont vraiment plu, le potentiel est lĂ . On verra ce que ça donne mais c’est une belle entrĂ©e en matiĂšre.

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Les Brigades FantĂŽmes (John Scalzi, 2006)

« Nous sommes conçus pour ĂȘtre supĂ©rieurs mentalement et physiquement. Nous nous mouvons plus vite. Nous pensons plus vite. Nous parlons mĂȘme plus vite. La premiĂšre fois que tu t’adresseras Ă  un vrai-nĂ©, tu auras l’impression qu’il fonctionne au ralenti. »

AprĂšs les avoir esquissĂ©s dans Le Vieil Homme et la Guerre, Scalzi plonge dans la vie des unitĂ©s spĂ©ciales des Forces de dĂ©fense coloniale. Il y dĂ©veloppe le personnage de Jane Sagan, dont John Perry, l’ayant cĂŽtoyĂ©e au cours de son affectation sur l’Épervier et lors de la terrible bataille de Corail, a supposĂ© qu’elle avait Ă©tĂ© conçue Ă  partir de l’ADN de sa femme dĂ©cĂ©dĂ©e.

Bref, un roman sans John Perry, mais dont l’ombre plane tant sur le plan militaire qu’émotionnel.

Je continue la saga Old Man’s War avec The Ghost Brigades, les Brigades FantĂŽmes, sequel sans Perry mais avec beaucoup de choses intĂ©ressantes.

Je ne l’ai pas Ă©voquĂ© dans mon avis du premier livre mais la technologie principale dans la saga est une excellente idĂ©e, bourrĂ©e de potentiel. L’amicerveau, Brainpal, est plus dĂ©veloppĂ© ici avec le concept d’IntĂ©gration qui rend les Forces spĂ©ciales
 aussi spĂ©ciales.

Le roman surprend aussi dĂšs son chapitre d’introduction oĂč on se fait avoir par une fausse piste, on pense avoir le point de vue d’un humain, mais c’est en fait un Rraey, l’ennemi principal des humains qu’on explore. C’est un dĂ©tail mais j’ai commencĂ© le roman en me disant « bien jouĂ© mon salaud Â». L’autre surprise est que Jane Sagan est finalement peu prĂ©sente, le personnage principal est surtout Jared Dirac.

Jared est un soldat des Forces SpĂ©ciales qui utilise le corps du traitre de l’humanitĂ©. Charles Boutin a trahit l’humanitĂ© pour aller fonder une alliance entre trois races aliens, les Eneshans (un des rares alliĂ©s des humains), les Obins (force redoutĂ©e, mais d’ordinaire distante Ă  tous ces conflits, tant qu’on les fait pas chier) et bien sĂ»r les Rraeys.

C’est Ă©videmment une excuse pour dĂ©couvrir en mĂȘme temps que lui tout ce que peut faire et apporter l’amicerveau. La formation est un peu plus rapide que dans le premier tome mais il n’y a aucune rĂ©pĂ©tition en tout cas. Enfin, s’il y en a une, on s’en fout, ça reste suffisamment rapide et intĂ©ressant de voir ces soldats apprendre au plus vite des capacitĂ©s inhumaines.

On a ensuite la premiÚre grosse mission, moralement délicat qui enclenche le deuxiÚme acte qui va se concentrer sur les souvenirs de Boutin qui se réveillent.

Dans cette deuxiĂšme partie qui dĂ©file vite (j’ai lu le tout hier), on un mĂ©lange bien rythmĂ© de politique, dĂ©veloppement sur la psychologie et surtout l’identitĂ© avec des moments durs, des choix moreaux, des gros twists (le moment oĂč les amicerveaux sont dĂ©sactivĂ©s sur la planĂšte sur Arist montre Ă  quel point ils sont perdus sans). On finit sur des passages touchants (Cainen qui demande Ă  mourir, le sacrifice de Jared).

J’ai moins eu le sentiment que ça allait parfois trop vite comme le premier tome, mais il y a ce goĂ»t de reviens-y, on sent le potentiel de cette tech, de l’univers. On a dĂ©veloppĂ© l’aspect politique global. Les Consus sont peu prĂ©sents mais leur influence s’est encore sentie ici. Les Obins ont Ă©tĂ© une espĂšce intĂ©ressante, les Rraeys ont pu montrer un autre visage avec Cainen. Les Éneshans ont eu un rĂŽle trĂšs mineur mais tout ça permet de donner plus de profondeur Ă  l’univers. Quant Ă  l’Union Coloniale, mĂȘme si c’était dĂ©jĂ  en filigrane dans le premier, les failles de cette organisation se montrent plus claires. Ça demande vraiment Ă  se dĂ©velopper, mais avec 7 tomes pour l’instant, il y a de quoi faire.

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La DerniĂšre Colonie (John Scalzi, 2007)

« 
 ils se mariĂšrent et eurent beaucoup d’enfants. »

Nous retrouvons John Perry lĂ  oĂč beaucoup d’histoires se terminent : dans un pur bonheur familial. Il est devenu le mĂ©diateur bon enfant d’un petit village d’une lointaine colonie humaine. Sa femme Jane en est le shĂ©rif, elle apprend Ă  ĂȘtre humaine et contemple les constellations d’étoiles. Leur fille ZoĂ© se consacre Ă  son adolescence.

Pourtant, Ă  l’invite de l’Union coloniale, le virus de l’aventure conduit la famille Ă  se lancer dans une entreprise plus risquĂ©e : la direction d’une colonie, dite « de seconde gĂ©nĂ©ration ».

À l’approche de la planĂšte Roanoke, avec l’ensemble des colons et du matĂ©riel jugĂ© nĂ©cessaire Ă  leur installation, toute liaison est interrompue, et quand ils atterrissent, force est de constater que ce n’est pas la planĂšte prĂ©vue
 »

On continue la saga avec ce troisiĂšme tome lu ces deux derniers jours. On retrouve enfin John Perry dans une situation absolument parfaite. Il a tout pour ĂȘtre heureux, une planĂšte confortable, un mĂ©tier un peu plus calme que ce qu’il a connu mais qui semble lui plaire, lui le mĂ©diateur habile. 8 ans sont passĂ©s, lui et Jane ont leur petite routine.

C’était casse-gueule de continuer la saga aprĂšs la conclusion du tome 2 et avec ce postulat de base. Ils n’ont aucune raison de replonger dans toute cette histoire. Les premiers chapitres sont prometteurs malgrĂ© tout, on a de l’humour et on sent que la mission qu’on leur confie, diriger une nouvelle colonie, cache quelque chose. Et lors du quatriĂšme chapitre, on a la rĂ©ponse et ça lance totalement le bouquin. Une fois le saut effectuĂ©, la colonie se retrouve devant une planĂšte inconnue, pas du tout celle prĂ©vue au programme. C’est l’occasion de rouvrir le dossier de tout l’univers dĂ©veloppĂ© jusque lĂ  comme les formidables Gameras. Puis la mention du Conclave, effleurĂ© dans le tome 2 mais pas encore connu.

AprĂšs cette grosse entame qui m’a accrochĂ© tout de suite, c’est lĂ  qu’on peut y trouver une forme de dĂ©ception. Il y a du positif comme tout le dĂ©veloppement politique dans la continuitĂ© des deux premiers. On dĂ©couvre petit Ă  petit des pans de l’univers, des conflits, des alliances et la place de l’humanitĂ© dedans. La façon donc John, Jane et ZoĂ© s’intĂšgrent au dĂ©but, et surtout dans la conclusion Ă  tout ça est habile on peut juste trouver discutable que Gau passe son temps Ă  tenter de convaincre l’humanitĂ© sur Terre de rejoindre le Conclave. MĂȘme si l’UC est probablement l’épine la plus chiante dans son pied

Mais hormis le chapitre 10 qui est le pic du livre en terme d’intensitĂ© et de twist, je trouve qu’il y a moins de surprises, d’action (c’est pas forcĂ©ment gĂȘnant) et d’humour. Je trouve la derniĂšre attaque moins efficace aussi, la confiance est telle qu’on devine dĂ©jĂ  qu’il y a une entourloupe qui va tout faire basculer, le seul intĂ©rĂȘt est de dĂ©couvrir laquelle, mais ça n’a pas un effet aussi puissant que l’habiletĂ© de John, Jared ou Jane Ă  bĂątir un plan comme dans les deux prĂ©cĂ©dents bouquins. Et hormis les Obins qui accompagnent la famille, il y a moins d’émerveillement Ă  dĂ©couvrir l’univers.

Ceci dit, je suis trĂšs bon client des livres que je bouffe comme ça, j’ai passĂ© un bon moment et j’ai eu aucun mal Ă  avancer. C’est toujours aussi fluide, on sent pas les 330+ pages passer. C’est juste objectivement en-dessous des deux premiers.

Le tome 4 semble explorer les évÚnements autour de ce livre mais du point de vue de Zoé, a priori ça semble moins emballant mais on verra bien. Pendant mes vacances fin juin normalement.

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The Nice House on the Lake

Sur les conseils d’un podcast je crois, j’ai commandĂ© les deux tomes de The Nice House on the Lake, sans trop me renseigner. Ça traĂźnait sur mon Ă©tagĂšre depuis quelques temps et j’ai enfin pris le temps de me poser pour lire ça.

« Walter invite dans une maison de rĂȘve pour un , dans une maison de rĂȘve pour un weekend. Certains se dĂ©couvrent, d’autres se retrouvent aprĂšs une longue pĂ©riode sans se voir, d’autres ont gardĂ© contact tout ce temps. Lorsqu’ils reconnectent entre eux, ils dĂ©couvrent qu’en dehors de leur endroit idyllique, le reste de la planĂšte a Ă©tĂ© dĂ©cimĂ©. »

C’est une mini-sĂ©rie de deux tomes, l’histoire est censĂ©e se terminer ainsi. Mais il faut noter qu’un spin-off est en cours actuellement, The Nice House by the Sea. Elle se place dans le mĂȘme univers mais avec d’autres personnages.

Je ne veux pas trop en dire, c’est encore un peu trop Ă  chaud pour vraiment digĂ©rer ce que j’ai lu. C’est dĂ©routant, l’histoire est intrigante, je trouve qu’on manque un peu de temps pour bien connecter aux personnages mais ça ajoute un peu Ă  l’ambiance aussi.

Les bouquins sont magnifiques. Vraiment, il y a des planches incroyables, soit de beautĂ© pure, soit d’horreur, ou de malaise.

C’est difficile Ă  cerner, la fin peut dĂ©ranger certains, je sais pas si je recommanderai Ă  tout le monde de claquer 50 balles dans deux (beaux) livres. Mais si vous avez l’occasion, feuilletez-les.

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Zoe (John Scalzi, 2008)

« Je suis une clause d’un contrat liant deux espĂšces intelligentes. Quand on sait cela, comment est-ce qu’on s’en sert ? »

Je m’appelle ZoĂ© et j’ai quinze ans. Fille adoptive de John et Jane Perry, je suis aussi la fille de Charles Boutin, l’homme qui a donnĂ© la conscience Ă  tout un peuple d’extraterrestres, dont je suis devenue l’icĂŽne. L’absolue nĂ©cessitĂ© de ma survie pour les Obins fait que je vis depuis mes cinq ans sous la protection de Pirouette et CacahuĂšte, deux reprĂ©sentants de l’espĂšce !
J’ai aussi un chien, dĂ©nommĂ© Babar, et un copain, Enzo, que j’ai dĂ©cidĂ© d’embrasser pour la premiĂšre fois au moment de l’arrivĂ©e sur Roanoke. Il n’était pas contre, mĂȘme si sa meilleure façon de partager ses sentiments, c’est d’écrire des poĂšmes


La colonisation de Roanoke du point de vue de ZoĂ© complĂšte La DerniĂšre Colonie, en particulier dans la partie finale oĂč la jeune fille accompagne dans l’espace Pirouette et CacahuĂšte lors de nĂ©gociations avec le Conclave.

Revisiter le tome prĂ©cĂ©dent Ă  travers les yeux de ZoĂ© ce n’était pas forcĂ©ment l’approche idĂ©ale. La DerniĂšre Colonie n’est pas mon roman prĂ©fĂ©rĂ© et revoir les mĂȘmes Ă©vĂšnements (avec des bonus je me doutais bien) n’était pas le plus emballant.

C’est un peu ce qui se produit mais ce livre est une bonne surprise malgrĂ© tout. Il n’y a pas de grande surprise et les premiers chapitres s’enchainent sans aucun moment d’émerveillement. Mes notes n’ont jamais Ă©tĂ© aussi courtes que sur ce roman. MalgrĂ© tout, on s’y plonge sans dĂ©plaisir car ça permet de dĂ©velopper le personnage de ZoĂ© (duh) mais aussi d’autres qui Ă©taient en retrait dans le prĂ©cĂ©dent bouquin. Gretchen, Enzo. Mais surtout Pirouette et CacahuĂštes au final.

On peut toujours trouver bizarre, parfois cringe certains passages Ă©crits par un homme de 40 piges censĂ©s se passer dans la tĂȘte d’une adolescente. Mais aprĂšs tout j’ai 42 piges et je sais foutre rien de ce qui se passe dans la tĂȘte d’une ado donc je me garderai bien de donner un avis bien tranchĂ©. Disons qu’on a un peu ce qu’on attend, mais sans tomber dans la caricature non plus.

Bref, pour revenir au roman, il y a bien des Ă©vĂšnements qui n’ont pas Ă©tĂ© Ă©voquĂ© dans le prĂ©cĂ©dent, en particulier sa virĂ©e finale avec les Obins mais pas seulement. On a un passage un peu frisson/intrigant avec les loup-garous sur Roanoke qui est assez fascinant et montre un peu le potentiel avenir de leader de ZoĂ©.

Potentiel qu’on voit aussi dans mon chapitre prĂ©fĂ©rĂ©, le 24 juste avant la fin quand elle livre un discours puissant devant les Obins. Passage trĂšs Ă©mouvant qui scelle vraiment le lien unique entre cette gamine et tout un peuple.

J’ai bouffĂ© le tome en un peu plus de 24h malgrĂ© ma grande fatigue, ce qui est bon signe au final. Mais ce ne sera pas un livre incontournable, on n’est pas dans une transition ou un filler, mais un peu dans un dĂ©veloppement d’un personnage important qui deviendra sans doute majeur.

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Il y a des amateurs du monde d’Aquilon ici ?

Je suis à la recherche d’une longue saga avec un lore profond, si possible dans du medieval fantasy et j’ai l’impression qu’Aquilon coche toutes les cases

Reste que je suis un peu perplexe du fait que ce soit pour chaque histoire des auteurs / dessinateurs différents.

Tu veux forcément en roman graphique / BD ou roman traditionnel ça te convient aussi ?

Aquillon c’est sympa sinon, et dans le roman graphique j’ai beaucoup aimĂ© aussi West Fantasy (mĂȘme si c’est plus dĂ©calĂ©).

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j’en ai un paquet, plus de 100 à vue d’Ɠil. d’ailleurs faut que je mets à jours.

j’aime beaucoup, le taf de Soleil est incroyable le Dessin le scĂ©nar tout est dense et cohĂ©rent.

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BD uniquement, j’aimerai me sortir de ma spirale de manga et revenir Ă  mes premiers amours avec la bande dessinĂ©e.

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Tu me conseillerais de commencer par la saga Elfes ou pas forcément ?

ALORS.

Un peu en vrac et sans trop rĂ©flĂ©chir (je vais en oublier, beaucoup), une petite liste « ca vaut le coup de jeter un coup d’oeil Â» (si tu es comme moi, un trait qui plait pas et je n’y vais pas, mĂȘme si je sais que l’histoire est bonne, donc
) →

  • Absolute Batman & Absolute Wonder Woman.
    • Ça a dĂ©butĂ© il y a assez peu de temps, mais c’est dĂ©jĂ  absolument titanesque des deux cotĂ©s.
  • The Witcher (pas tout)
    • Of Flesh and Flame
    • Fox Children
    • Corvo Bianco
  • The Weatherman
    • 21 volumes, c’est du solide
  • SAGA
    • Pas terminĂ©, mais c’est une SAGA (haha) absolument fantastique.
  • Local Man
  • Lake of Fire
    • 5 chapitres, il se passe quoi si un vaisseau alien dĂ©barque dans un village des PyrĂ©nĂ©es au moyen age ?
  • Green Valley
  • Grommets
    • 7 volumes, ca se bouffe en un aprĂšs-midi, si tu as fait du skate ou un peu connu la culture punk, c’est un trip nostalgique assez bon
  • CYBERPUNK OUI OUI MONSIEUR
    • Il y a une quantitĂ© assez folle d’histoires en format BD, pas toutes fantastiques, mais des solides :
    • Psycho Squad
    • Have My Word
    • Kickdown
    • Trauma Team
    • Blackout
  • Scapled
    • 60 volumes qu’une qualitĂ© absolument incroyable
  • Black Magic
    • 16 trĂšs bons volumes, puis une break de 11 ans
 :pls: Retour pour bientot normalement.
  • Rat Queens
  • Crossed
    • #Violence
  • Monstress
  • CODA
  • SOMETHING is KILLING the CHILDREN
  • Dark Pyramid
  • Xino (:hoho:)
  • Grim
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Magnifique merci.

Et effectivement quand je prends une BD ou un manga dans les mains, mon premier reflex c’est de survoler quelques pages voir si le dessin me plaüt, sinon c’est next direct.

l’histoire est un ensemble, elfes pour commencer oui tu peux mais le mieux reste de lire dans l’ordre des sorties des tomes car tous se croisent

BD que je suggĂšre:

Chroniques de la lune noire
Sillage

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Humanité Divisée (John Scalzi, 2013)

Le temps est venu de la disgrĂące pour l’Union coloniale, l’humanitĂ© des Ă©toiles dont John Perry a rĂ©vĂ©lĂ© qu’elle puise ses soldats et ses colons sur Terre. Ses peuples ne seront-ils pas tentĂ©s de se rapprocher du Conclave, la puissante fĂ©dĂ©ration d’extraterrestres qui a dĂ©crĂ©tĂ© l’arrĂȘt de l’expansion coloniale ?

L’impuissance de l’Union coloniale est telle qu’une des rares dĂ©lĂ©gations compĂ©tentes pour mener des nĂ©gociations tombe dans une embuscade. On attend donc « l’équipe B », mais s’attend-on Ă  son succĂšs ? MĂȘme ses supĂ©rieurs n’y croient pas !

Treize Ă©pisodes sous forme de travaux pratiques de nĂ©gociations intergalactiques par une Ă©quipe habituĂ©e Ă  vivre au bas de l’échelle diplomatique. À dĂ©guster sans modĂ©ration, y compris si vous n’avez pas lu les volumes prĂ©cĂ©dents.

TrĂšs bonne surprise que ce bouquin, j’avais lu que la saga Ă©tait un peu inĂ©gale mais pour l’instant j’en suis pas déçu. Ce livre a une approche diffĂ©rente, avec son Ă©diteur Scalzi a eu l’idĂ©e de sortir plusieurs nouvelles qui pouvaient Ă  la fois ĂȘtre indĂ©pendantes mais aussi s’inscrire dans un livre global. Je ne savais pas tout ça en le dĂ©marrant et j’ai pris les premiĂšres nouvelles comme une succession d’histoires dĂ©tachĂ©es pour Ă©voquer l’état de l’Union Coloniale aprĂšs les Ă©vĂšnements rĂ©cents.

Mais quand on voit un fil rouge se dessiner, le livre rĂ©vĂšle son potentiel et franchement j’ai beaucoup accrochĂ©. Les premiĂšres nouvelles prĂ©sentent les personnages clĂ©s du romans, des pistes pour le merdier qui se prĂ©pare mais on ne sait jamais oĂč on va aller. Le format permet aussi de passer d’un coin Ă  l’autre, avec des ellipses sans le moindre soucis et ça rend l’intrigue trĂšs dynamique.

On a une Ă©quipe B de diplomates qu’on va envoyer dans des missions casse-gueule, des vaisseaux qui disparaissent, l’Union Coloniale qui manigance quelques trucs bizarres. Et Ă  la fin on n’est pas plus avancĂ©, on ne sait pas qui est derriĂšre les vols de vaisseaux et l’attaque de la Station Terre

On s’attache bien Ă  cette nouvelle Ă©quipe, l’absence de Perry et Jane n’est absolument pas un soucis, Harry Wilson prend trĂšs bien le relais.

Le format permet aussi Ă  Scalzi de s’amuser un peu avec diffĂ©rents tons. On a de la politique, de l’action, de l’humour, une sorte de whodunnit. Avant un chapitre final explosif et intense.

Il m’a manquĂ© un gros moment frisson, un twist totalement fou (on en a des trĂšs bien ceci dit). Mais vraiment, c’était bien.