['19] Trek-Segafredo :usa:

PCM’19 : Trek-Segafredo


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Nom : Trek-Segafredo
Pays : :usa: États-Unis
Code UCI : TFS
Création : 2011
Budget : 12-15 M€
Cycles : Trek

Directeur Général : Luca Guercilena
Directeurs Sportifs : Kim Andersen, Dirk Demol, Adriano Baffi, Alain Gallopin, Josu Larrazabal, Luc Meersman, Yaroslav Popovych et Fabian Cancellara


L’équipe cycliste Trek-Segafredo est une équipe cycliste américaine de cyclisme sur route, créée en 2011. Elle courait sous licence luxembourgeoise de ses débuts jusqu’en 2013 inclus. L’équipe est initialement emmenée par les frères Andy et Fränk Schleck et Fabian Cancellara, avec Brian Nygaard et Kim Andersen en tant que manager et fondateur de l’équipe. Créée en 2011 sous le nom de Team Leopard-Trek, elle est sponsorisée depuis 2014 par Trek, sponsor et fournisseur de l’équipe depuis sa création. Sous ses divers sponsors, l’équipe a notamment remporté le Tour d’Espagne 2013 grâce à Christopher Horner, ainsi que le Tour de Lombardie 2011 (Oliver Zaugg) et les Tours des Flandres 2013 et 2014 (Fabian Cancellara).
Le fabricant de vélo Trek Bicycle Corporation est propriétaire et sponsor principal de l’équipe. La marque Bontrager, qui appartient à Trek, et la société Shimano sont fournisseurs d’équipements de Trek Factory Racing. Leur logo apparaissent sur le maillot de l’équipe. L’homme d’affaires luxembourgeois Flavio Becca, détenteur de la licence World Tour depuis la création de l’équipe en 2011, a décidé de la céder en juin 2013. Cette décision intervient après les départs de plusieurs sponsors importants (RadioShack, Nissan, Enovos) au cours des douze mois précédents, en raison notamment des affaires de dopage concernant Fränk Schleck, Lance Armstrong et l’ancien manager de l’équipe Johan Bruyneel, les deux derniers étant depuis coupables de tricheries.
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Palmarès 2019 :

Championnat de Nouvelle-Zélande sur Routes :

  • :or: Victoire (Alex Frame)

Santos Tour Down Under 2019 :

  • :or: 2 victoires d’étapes (Richie Porte)
  • :or: 1er au Classement Général (Richie Porte)
  • :or: 1er au Classement par Points (Matteo Moschetti)
  • :or: 1er au Classement de la Montagne (Richie Porte)
Effectif 2019 :

Coureur
Nationalité
Spécialité
Équipe 2018
Équipe 2020
Contrat
Fumiyuki Beppu :jpn: Japonais Baroudeur Trek-Segafredo Trek-Segafredo 2020
Julien Bernard :fra: Français Grimpeur Trek-Segafredo Trek-Segafredo 2020
Gianluca Brambilla :ita: Italien Puncheur Trek-Segafredo Libre 2019
Giulio Ciccone :ita: Italien Grimpeur Bardiani-CSF Libre 2019
William Clarke :aus: Australien Rouleur Education-First Libre 2019
Nicola Conci :ita: Italien Grimpeur Trek-Segafredo Trek-Segafredo 2020
Koen de Kort :netherlands: Hollandais Flandrien Trek-Segafredo Trek-Segafredo 2020
John Degenkolb :ger: Allemand Sprinteur Trek-Segafredo Libre 2019
Niklas Eg :denmark: Danois Grimpeur Trek-Segafredo Trek-Segafredo 2020
Fabio Felline :ita: Italien Complet Trek-Segafredo Trek-Segafredo 2020
Alex Frame :nzl: Néo-Zélandais Sprinteur Trek-Segafredo Libre 2019
Michael Gogl :aut: Autrichien Puncheur Trek-Segafredo Trek-Segafredo 2020
Markel Irizar :esp: Espagnol Rouleur Trek-Segafredo Aucun Contrat 2019
Alex Kirsch :lux: Grd Duché Puncheur WB-Véranclassic Acqua-Protect Trek-Segafredo 2020
Bauke Mollema :netherlands: Hollandais Complet Trek-Segafredo Libre 2019
Matteo Moschetti :ita: Italien Sprinteur Polartec-Kometa Trek-Segafredo 2020
Ryan Mullen :irl: Irlandais Rouleur Trek-Segafredo Libre 2019
Mads Pedersen :denmark: Danois Flandrien Trek-Segafredo Libre 2019
Richie Porte :aus: Australien Complet BMC Racing Team Libre 2019
Kiel Reijnen :usa: Américain Sprinteur Trek-Segafredo Libre 2019
Toms Skujins :latvia: Letton Puncheur Trek-Segafredo Trek-Segafredo 2020
Peter Stetina :usa: Américain Grimpeur Trek-Segafredo Libre 2019
Jasper Stuyven :bel: Belge Flandrien Trek-Segafredo Libre 2019
Edward Theuns :bel: Belge Sprinteur Team Sunweb Trek-Segafredo 2020
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C’est ambitieux, vu l’équipe. :mouais:

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Je déconne je n’y connais rien. :sac:

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Interview de Richie Porte :

RP
Vous débarquez chez Trek-Segafredo après trois années dans une autre structure américaine, la défunte BMC. C’était une volonté de votre part ?
J’ai accordé beaucoup d’importance aux structures, au matériel et à l’environnement avant de faire mon choix. J’espère trouver ici une équipe qui me fera confiance et qui m’aidera à accomplir les objectifs qui trottent dans ma tête à l’approche de cette nouvelle saison.
D’ailleurs, en parlant d’objectif, vous entretenez une relation difficile avec le Tour de France, tout le monde se souvient de votre chute en 2018. Y reviendrez-vous cette année ?
Nous en avons beaucoup discuté avec l’encadrement et nous avons opté pour un programme différent, qui comprendra le Tour d’Italie et le Tour d’Espagne. Les routes françaises sont encore un traumatisme dans mon esprit et il est préférable de viser autre chose actuellement. J’avais aussi cette volonté de viser d’autres courses et retourner sur deux grands tours de cette envergure me comble totalement, et je suis dans un esprit de conquête total pour les généraux.
Vous allez donc viser la victoire finale sur les routes italiennes au mois de mai ? Un grand tour qui, ici-aussi, reste un souvenir douloureux et ou votre meilleur résultat reste une septième place finale, mais c’était en 2010, au début de votre carrière !
Oui, j’y avais terminé septième et meilleur jeune également. C’est un parcours cette année qui me correspond bien et je suis confiant dans mes capacités à réaliser un bon classement général. La concurrence sera féroce certainement mais nous allons établir un programme de début de saison cohérent et croiser les doigts pour ne pas avoir de chute ou de maladie.
Un site internet, espagnol, a publié dernièrement une brève expliquant qu’en signant une saison chez Trek-Segafredo, vous laissiez la porte ouverte à un retour chez Sky, Team Ineos désormais, afin d’y terminer votre carrière. Qu’en avez-vous à dire ?
C’est faux ! Nous n’avons pas encore disputé les premières courses de la saison que les premières rumeurs circulent ? Non, ce n’est pas sérieux. Je sors d’une année difficile chez BMC et j’ai aussi conscience de la volonté et de la nécessité pour Segafredo de compter sur un leader italien, une chose possible avec Vincenzo Nibali. Nous avons tous accepté de faire notre maximum cette année et de discuter de ça plus tard, calmement et pour le bien de tous, mais ma volonté reste de m’inscrire dans un projet durable avec Trek-Segafredo.
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Bonne chance !

Pas facile de prime abord mais y a des mecs pas mal tout de même :laporte:

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Degenkolb accrochera quelques courses au palmarès

Normal qu’il ne soit pas dans la liste des coureurs ?

Oui, il est chez Bahreïn-Merida.
Segafredo, un sponsor 100% italien, revendique depuis des années sa volonté de recruter Vincenzo Nibali. Mais en 2019, il est dans une autre équipe actuellement.

D’ailleurs, IRL, il a signé chez Trek-Segafredo à partir de janvier 2020.

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Brèves du Peloton :

:nzl: Championnat de Nouvelle-Zélande du CLM : Patrick Bevin (CCC)
:nzl: Championnat de Nouvelle-Zélande sur Routes : Alex Frame (Trek-Segafredo)

:aus: Championnat d’Australie du CLM : Rohann Dennis (Bahraïn-Mérida)
:aus: Championnat d’Australie sur Routes : Caleb Ewan (Lotto-Soudal)


UCI World Tour - :aus: Santos Tour Down Under
:aus: R. Porte :fra: J. Bernard :ita: M. Moschetti :nzl: A. Frame :jpn: F. Beppu :netherlands: K. De Kort :aus: W. Clarke

Comme tous les ans, la reprise pour les coureurs s’effectuent sur les routes australiennes, au Santos Tour Down Under, avec un copieux plateau cette année puisque Richie Porte (TFS), Rui Costa (UAE), Nairo Quintana (MOV), Simon Clarke (EF1) ou encore Mikel Landa (MOV) sont présents sur cette épreuve, de quoi prévoir une belle bataille pour le classement général.
Sur la première étape, malgré une échappée de quatre hommes, un groupe qui a eu toutes les difficultés du monde à se former, tout s’est vite reformé pour assister au premier emballage massif de la saison. Les trains des nombreux sprinteurs se formèrent, celui de Sam Bennett (BOH), Arnaud Démare (FDJ), Dylan Groenewegen (TJV) ou de Sonny Colbrelli (TBM) mais c’est le premier cité qui leva les bras sur la ligne en devançant le coureur italien de la Bahraïn-Mérida, Tim Merlier de la Corendon, équipe invité, le français de la Groupama-FDJ et Matteo Moschetti qui, pour sa première course World Tour, termina son premier sprint massif par une cinquième place encourageante. La seconde étape, de son côté, a eu un déroulement similaire à la première avec un peloton nerveux sur le début du parcours, une échappée qui a eue des difficultés à se former et sans surprise, des équipes de sprinteurs au rendez-vous pour un sprint. Avec une arrivée en faux-plat montant, c’est Arnaud Démare qui s’imposa devant Sam Bennett, Dylan Groenewegen, Sonny Colbrelli et Matteo Moschetti, encore cinquième. Il aura fallu attendre la troisième étape pour voir un scénario différent sur un parcours vallonnée et difficile à franchir pour les purs sprinteurs. Après avoir revu l’échappée du jour, Julien Bernard et Richie Porte menèrent un tempo très important pour mettre leur sprinteur sur orbite, une tentative réussie puisque c’est un groupe de six coureurs qui se disputa la victoire et c’est de nouveau Arnaud Démare qui se montra le plus intelligent et le plus rapide en devançant sur la ligne Matteo Moschetti et Tim Merlier, surprenant troisième.


La quatrième arrivée à Campbeltown devait donner lieu à une première explication peut-être entre les hommes forts de ce Santos Tour Down Under et, dans la première et seule ascension du jour, Richie Porte porta une attaque franche dans les pourcentages les plus difficiles pour effectuer une première sélection et se rendre compte, en se retournant, qu’il n’y avait que Mikel Landa dans sa roue. Collaborant ensemble, les deux coureurs arrivèrent tous les deux et le coureur australien régla son vis-à-vis au sprint pour s’offrir la victoire. L’avant-dernière étape donna un scénario assez classique malgré le fait qu’aucune échappée n’a vu le jour et de ce fait, le peloton géra la journée assez tranquillement avant l’emballage massif qui couronna de nouveau Sam Bennett, qui régla au sprint Dylan Groenewegen et Arnaud Démare. Venu ici avec des ambitions de victoire(s), le coureur néerlandais de la Jumbo-Visma repart les mains vides. Enfin, le moment que tout le monde attendait, la montée du Willunga Hill à deux reprises, une première avec des points au sommet et une seconde pour célébrer le vainqueur. Très nerveuse comme étape, Rui Costa, Davide Formolo et Nairo Quintana ont tous les trois tenté de bousculer la hiérarchie dans l’ascension finale mais, bien calé dans les roues, Richie Porte a de nouveau dompté le mont australien pour asseoir sa domination sur son tour national et le remporter pour la seconde fois de sa carrière.
  • Étape 1 : Sam Bennett :irl: (Bora-Hansgrohe)
  • Étape 2 : Arnaud Démare :fra: (Groupama-FDJ)
  • Étape 3 : Arnaud Démare :fra: (Groupama-FDJ)
  • Étape 4 : Richie Porte :aus: (Trek-Segafredo)
  • Étape 5 : Sam Bennett :irl: (Bora-Hansgrohe)
  • Étape 6 : Richie Porte :aus: (Trek-Segafredo)

: 1. Richie Porte (TFS) | 2. Rui Costa (UAD) à 21’’ | 3. Simon Clarke (EF1) à 21’’
: 1. Matteo Moschetti (TFS) | 2. Arnaud Démare (FDJ) | 3. Sonny Colbrelli (TBM)
: 1. Richie Porte (TFS) | 2. Julien Bernard (TFS) | 3. Rui Costa (UAD)
: 1. Nans Peters (ALM) | 2. Dorian Godon (ALM) | 3. Ryan Gibbons (DDD)

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Parfait pour débuter :macron7:

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Brèves du Peloton :

:aus: Cadel Evans Great Ocean Road Race : Kristoffer Halvorsen (INS)
:ita: Trofeo Laigueglia : Mads Pedersen (Trek-Segafredo)


UCI Asia Tour 2.HC - :oman: Tour d’Oman
:ita: G. Ciccone :ita: M. Moschetti :bel: J. Stuyven :ita: F. Felline :usa: K. Reijnen :usa: P. Stetina :aut: M. Gogl

Propriété de Amaury Sport Organisation, cette épreuve omanaise représente une belle occasion de se mettre en condition en vue des échéances importantes du mois de mars, dans un cadre chaud avec des températures idéales. Les têtes d’affiches 2019 porteront les noms de Greg Van Avermaet, Matteo Trentin, Michael Woods, Rigoberto Uran ou encore Esteban Chaves.
Excepté une étape arrivant en altitude, à Al Jabal Al-Akhdar, les autres tracés de ce Tour d’Oman sont des occasions idéales pour les hommes rapides de se montrer et de repartir avec un ou plusieurs bouquets. Sur la première étape, après une échappée longue à se dessiner et infructueuse, c’est un peloton en file indienne et nerveux qui se présenta à l’arrivée. Idéalement calé dans les roues et discret de bout en bout, Matteo Trentin se faufila entre les coureurs avec une puissance impressionnante pour remporter la mise et se parer du maillot de leader en devançant sur la ligne, le coureur de la Trek-Segafredo, Matteo Moschetti qui, pourtant bien emmené, manqua de jus dans les derniers mètres pour résister au retour du coureur italien. Le second tracé, considéré comme plat mais possédant une bosse avec des pourcentages supérieurs à 10% sur plus d’un kilomètre, avait vocation à bouleverser les pronostics initiaux et le classement général. Accouchant d’un scénario classique, une échappée de petites équipes reprise à une vingtaine de kilomètres de la ligne, ce sont les équipiers de Matteo Moschetti qui ont durci le rythme dans les passages les plus exigeants pour écrémer le peloton. En basculant dans la descente en file indienne, des écarts sont présents et, sans trop forcer son sprint, le coureur de la Trek-Segafredo s’imposa devant Edward Theuns et Matteo Trentin. Ce dernier, pourtant bien placé dans la bosse, a peiné au sommet et l’effort consenti pour revenir fut fatal dans l’emballage final. Sous une nouvelle chaleur accablante et un sprint final sur la troisième étape, Matteo Trentin remporta un deuxième bouquet en devançant, une nouvelle fois, son plus grand rival sur ce Tour d’Oman, le jeune Matteo Moschetti.


C’est sur le parcours de la quatrième étape que se présente la seule arrivée au sommet de ce Tour d’Oman. Une étape courte, nerveuse et au final indécis. Sous le contrôle de la EF Education First pour Michael Woods et Rigoberto Uran, les deux leaders calèrent dans les plus forts pourcentages et laissèrent les autres favoris s’expliquer pour la victoire. Attaquant non loin du sommet, Jack Haig distança le reste des favoris pour s’adjuger un beau succès devant Giulio Ciccone, ce dernier ayant répondu à l’offensive du coureur australien avant de céder du terrain sur la fin et finalement se contenter de la seconde place. Le profil accidenté de la cinquième étape pouvait aussi proposer du spectacle, du suspense et éventuellement, un retournement de situation aux classements. Cadenassé par la Mitchelton-Scott de bout en bout, c’est finalement Greg Van Avermaet qui s’est extirpé du bois pour s’imposer et, en profitant des secondes de bonifications distribuées au vainqueur, de remonter à la seconde place du classement général, calé entre Jack Haig et Giulio Ciccone. La parade de l’ultime étape aura ressemblée aux premières, Matteo Trentin trustant un troisième succès toujours devant Matteo Moschetti, qui se sera consolé avec un bouquet mais devant, sur le reste, s’avouer vaincu devant la puisse du vétéran italien.
  • Étape 1 : Matteo Trentin :ita: (Mitchelton-Scott)
  • Étape 2 : Matteo Moschetti :ita: (Trek-Segafredo)
  • Étape 3 : Matteo Trentin :ita: (Mitchelton-Scott)
  • Étape 4 : Jack Haig :aus: (Mitchelton-Scott)
  • Étape 5 : Greg Van Avermaet :bel: (CCC Team)
  • Étape 6 : Matteo Trentin :ita: (Mitchelton-Scott)

image : 1. Jack Haig (MTS) | 2. Greg Van Avermaet (CCC) | 3. Giulio Ciccone (TFS)
image : 1. Matteo Trentin (MTS)
image : 1. Jack Haig (MTS)
image : 1. Giulio Ciccone (TFS)

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UCI Europe Tour 2.HC - :esp: Vuelta a Andalucia
:netherlands: B. Mollema :ger: J. Degenkolb :bel: E. Theuns :nzl: A. Frame :lux: A. Kirsch :netherlands: K. De Kort :ita: N. Conci

On retourne sur les routes européennes et espagnoles plus précisément pour cette édition 2019 du Tour d’Andalousie. Présentant chaque année un parcours vallonné voir montagneux, il n’est que rarement prisé par les hommes rapides du peloton et fait souvent la part belle aux puncheurs et aux grimpeurs qui viennent ici en guise de préparation pour Paris-Nice ou Tirreno-Adriatico.
C’est sur la première étape que les plus courageux des sprinteurs peuvent s’exprimer et briguer une victoire d’étape rare sur les terres andalouses. Évidemment, inutile de préciser que les baroudeurs furent vite remis en place pour qu’un emballage massif puisse s’opérer. Futur prodige de la Deuceuninck Quick-Step, le batave Fabio Jakobsen s’imposa en costaud devant John Degenkolb et Jon Aberasturi. Le court contre-la-montre de la seconde étape allait sourire à un coureur puissant et rapide, Michal Kwiatkowski répondant parfaitement à ce portrait robot. Le coureur polonais, en un peu plus de dix minutes, remporta la course en devançant Stefan Küng de deux secondes et Koen Bouwman de neuf secondes, ce dernier étant une des belles surprises de ce chrono. La seconde partie de cette épreuve entra dans sa phase montagneuse avec une troisième étape accidentée mais pouvant sourire à un sprinteur-puncheur. Idéalement emmené par Edward Theuns et Bauke Mollema, c’est ainsi que John Degenkolb remporta un bouquet mérité avec un final houleux marqué par plusieurs chutes. Ces dernières n’enlèvent en rien la supériorité du coureur allemand.


Une arrivée au sommet sur l’avant-dernière étape et une grosse explication entre les différents favoris : En arrivant au pied de l’ultime montée en ayant rattrapé les fuyards, le peloton laissa ensuite les hommes forts se fusiller, Michal Kwiatkowski, Jakob Fuglsang ou Bauke Mollema. C’est le premier cité qui attaque à sept kilomètres du sommet, contré immédiatement par le danois avec le batave dans sa roue. L’ancien champion du monde, membre de la Team Ineos, a du se résoudre à laisser filer les deux coureurs après avoir explosé sous les accélérations successives. Bien calé dans la roue de Jakob Fuglsang, c’est une fois passé la flamme rouge que Bauke Mollema accéléra une dernière fois pour distancer le coureur Astana et remporter un beau succès. Pour boucler la boucle, c’est une nouvelle arrivée au sommet, courte mais explosive, qui clôtura cette édition 2019. Revanchard de son revers de la veille, Michal Kwiatkowski ne laissa pas échapper cette chance et s’imposa au sommet en ayant d’abord attaqué puis distancé Bauke Mollema et Jakob Fuglsang dans un second temps. Insuffisant pour bouleverser le général, le polonais aura au moins tout tenté.
  • Étape 1 : Fabio Jakobsen :netherlands: (Deuceuninck Quick-Step)
  • Étape 2 : Michal Kwiatkowski :pol: (Team Ineos)
  • Étape 3 : John Degenkolb :ger: (Trek-Segafredo)
  • Étape 4 : Bauke Mollema :netherlands: (Trek-Segafredo)
  • Étape 5 : Michal Kwiatkowski :pol: (Team Ineos)

image : 1. Jakob Fuglsang (AST) | 2. Bauke Mollema (TFS) à 39’’ | 3. Michal Kwiatkowski (INS) à 1’41’’
image : 1. Michal Kwiatkowski (INS)
image : 1. Bauke Mollema (TFS)
image : 1. David Gaudu (GFC)

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UCI World Tour - :eau: UAE Tour
:aus: R. Porte :ita: M. Moschetti :ita: G. Brambilla :denmark: N. Eg :ita: F. Felline :usa: K. Reijnen :fra: J. Bernard

Résultat de la fusion du Tour d’Abou Dhabi et du Tour du Dubaï, la course émiratie connait en quelques sortes son dépucelage en cette saison 2019. Proposant un parcours varié comprenant un contre-la-montre par équipes, trois étapes pour sprinteurs et deux étapes pour les hommes forts, il y en aura pour tout le monde tout au long des sept étapes ! Véritable répétition avant les courses importantes du mois de mars, Paris-Nice et Tirreno-Adriatico, elle a encouragée les gros noms du peloton à s’engager.
C’est par un effort collectif donc que commence cette nouvelle mouture du UAE Tour et, pour inaugurer également le premier maillot de leader de la compétition, c’est Nicolas Maes qui est chargé de le porter fièrement, résultat d’une performance d’équipe remarquable et des aides précieuses de Tim Wellens, Victor Campenaerts et Thomas De Gendt. Derrière, c’est la Sunweb qui limite la casse à deux secondes et la Deceuninck Quick-Step de Julian Alaphilippe, qui complète le podium à quatre secondes. Pour nous, Trek-Segafredo, nous terminons en huitième position à vingt-huit secondes, une performance assez bonne. La première explication entre sprinteurs, avec un plateau assez pauvre, arrive sur la seconde étape, une étape en ligne classique avec beaucoup de vent et une issue qui semble inéluctable. Comme prévu, c’est la formation UAE Team Emirates, à domicile, qui fait le forcing pour revenir sur les fuyards et favoriser un emballage massif. Emmené idéalement, le norvégien Alexander Kristoff ne laisse pas passer l’occasion et concrétise l’omniprésente présence de son équipe en tête de peloton toute la journée, en devançant sur la ligne Jasper Philipsen et Matteo Moschetti. Il est déjà temps, sur la troisième étape, de se coltiner le Jebel Hafeet, cette montée assez courte mais pentue et qui peut présenter au final des écarts déjà importants pour la suite. Les coureurs sont frileux et aucune véritable échappée ne se dessine jusqu’au pied, ou les équipes se livrent bataille pour placer les différents leaders. Comme à son habitude et afin de surfer sur l’euphorie de la veille, c’est Dan Martin qui lance les hostilités et prend quelques longueurs d’avance sur un groupe d’hommes forts avant de stagner et de ne pas creuser. Les tentatives sont nombreuses, Alessandro De Marchi ou Egan Bernal mais, alors que certains cadors lâchent comme Vincenzo Nibali, Steven Kuijswijk ou Mikel Landa, devant c’est Julian Alaphilippe qui surprend son monde et porte une banderille que personne ne peut suivre ! Le coureur français creuse rapidement et s’impose au sommet en gardant vingt secondes sur Dan Martin et trente-cinq secondes sur un trio composé de Egan Bernal, Alessandro De Marchi et Richie Porte. Derrière, les dégâts sont importants et tous les autres concèdent au minimum une minute et trente secondes, de quoi faire une croix sur le classement général.


Vétu du maillot de leader, le coureur français compte bien faire honneur à son statut. Sur les pentes de la montée difficile de Hatta Dam, il ne laisse aucune chance à qui que ce soit de lui voler la victoire ! Sorti en costaud dés le bas de la bosse, il surprend de nouveau son monde et emmène dans sa roue Sam Oomen et Davide Formolo, les deux coureurs étant déjà contents d’être ici ne relaient pas et ne peuvent pas concurrencer le français lors du sprint final, quelle performance… Au soir de la quatrième étape, il est difficile de penser autre chose qu’un sacre de Julian Alaphilippe lors de cet UAE Tour. Un peu de calme ne fait pas de mal et la cinquième étape présente un tracé plat et une arrivée propice aux sprinteurs, ce qui n’est pas pour déplaire au peloton qui a besoin de souffler après deux étapes fatigantes. Sur un scénario assez monotone pour tout vous dire, c’est le néerlandais de la Jumbo-Visma, Dylan Groenewegen, qui tire son épingle du jeu et sauve l’honneur de sa formation puisque ses deux leaders ont rapidement perdu pied dans cette course à étapes. Il devance sur la ligne Pascal Ackermann et un surprenant Reinardt Janse Van Rensburg ! Le juge de paix de cette avant-dernière étape, Jebel Jais, est présent pour permettre aux coureurs distancés de rattraper le retard accumulé sur Julian Alaphilippe. Une course de côte on ne peut plus classique et une grosse bagarre entre les favoris dans le final : Egan Bernal fait d’abord sauter les favoris grâce au gros train de son équipe avant de porter une grosse accélération. Dans sa roue, le leader de la course facile, qui se contente de suivre le rythme du colombien avant de le contrer dans les derniers mètres pour asseoir définitivement sa supériorité. Le coureur de la Team Sky échoue à treize secondes et derrière, Mikel Landa a tenté de limiter les écarts en roulant et en emmenant avec lui un groupe composé de Vincenzo Nibali, Nairo Quintana et Richie Porte. Le coureur australien, qui reconnait volontiers que les sensations ne sont pas si bonnes que ça, grimpe donc sur le podium final, de bonne augure pour son objectif du Tirreno-Adriatico ! L’ultime étape, une sortes de parade, se termine également par un sprint massif et c’est un doublé pour Dylan Groenewegen qui bat Fernando Gaviria et Michael Matthews pour conclure cet UAE Tour.
  • Étape 1 : Lotto-Soudal :bel:
  • Étape 2 : Alexander Kristoff :nor: (UAE Team Emirates)
  • Étape 3 : Julian Alaphilippe :fra: (Deceuninck Quick-Step)
  • Étape 4 : Julian Alaphilippe :fra: (Deceuninck Quick-Step)
  • Étape 5 : Dylan Groenewegen :netherlands: (Team Jumbo-Visma)
  • Étape 6 : Julian Alaphilippe :fra: (Deceuninck Quick-Step)
  • Étape 7 : Dylan Groenewegen :netherlands: (Team Jumbo-Visma)

image : 1. Julian Alaphilippe (DQT) | 2. Egan Bernal (SKY) à 2’13’’ | 3. Richie Porte (TFS) à 2’48’’
image : Julian Alaphilippe (DQT)
image : Julian Alaphilippe (DQT)
image : Egan Bernal (SKY)

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