🇺🇸 Actualité et politique américaine

Quand tu oublies d’éditer la demande des patrons avant de publier l’annonce d’emploi

:darmanin2:

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Les républicains ont créé un poste spécial pour les pédophiles,ils pourront regarder les organes des enfants

Dans le cadre de la trans panique


Toujours dans le respect et la protection des enfants, l’Arkansas et d’autres états allègent les réglementations sur le travail des enfants en ce moment, permettant d’avoir une main d’oeuvre pas cher dans les usines ou abattoirs

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Et en bonus :

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Cette violence :hoho:

Si un employé ne pète pas un câble c’est un exploit, ça me rendrait fou ce genre de discours de merde

alfred hitchcock workout GIF

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Source: le monde mag

Tucker Carlson quitte Fox News, pas d’au revoir à l’antenne

Plus de rant racistes ou débiles sur les m&ms qui ne sont plus assez sexy

Sacré voyage. :laporte:

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Et le bilan carbone est pas dégueu.

:hoho: merde

Je déplace dans le bon sujet

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Source: le monde du 03/05/23

Elon Musk, ses derniers projets pour l’humanité

Une enquête passionnante menée aux quatre coins du monde éclaire les visées messianiques du fondateur de Tesla et Space X.

Elon Musk mène plusieurs projets de front, de la conquête de Mars à l’amélioration de notre cerveau.

Il ne s’en cache pas : son ambition est de sauver l’humanité. Dans Elon Musk, à paraître le 17 mai chez Robert Laffont, dont nous publions des extraits exclusifs, Béatrice Mathieu, de L’Express, et Emmanuel Botta reviennent sur la trajectoire hors-norme du milliardaire d’origine sud-africaine, devenu en vingt ans un gourou de la tech aussi fascinant qu’inquiétant. « L’indépendance, le refus des convenances, le goût de la transgression, du risque et de l’aventure, la détestation d’une élite établie, l’amour de la science. Une forme de violence aussi. Oser et refuser l’impossible. S’envoler, découvrir, réparer » : telle est la « marque Musk ».

Extraits

« Musk City », future capitale du royaume
C’est en plein cœur du désert texan, sur une vaste étendue écrasée par le soleil et hérissée de cactus et de yuccas, qu’Elon Musk a décidé d’édifier la cité de ses rêves. Sa cité. A une heure de route d’Austin, la capitale de l’Etat, le milliardaire a acquis au fil des ans et en toute discrétion pas moins de 1400 hectares (soit la superficie d’une ville comme Saint-Tropez) pour bâtir Snailbrook – c’est son nom –, ainsi que le rapporte le Wall Street Journal au mois de mars 2023, une sorte de phalanstère des temps modernes qui, à terme, aurait la capacité d’abriter plusieurs milliers de salariés gravitant dans la galaxie muskienne, qu’ils travaillent chez SpaceX, Tesla ou Twitter. Ces derniers bénéficieraient alors d’un loyer trois fois plus bas que celui du marché local et pourraient rejoindre leur lieu de travail à pied ou à vélo, ces 1400 hectares devant également accueillir des centres de recherche et des sites de production.

Comme toujours, le fantasque entrepreneur veut aller vite. A côté d’une grande pancarte affichant « Snailbrook », une piscine, une aire de sport en plein air et un gymnase sont déjà sortis de terre. Non loin, de gigantesques entrepôts sont en cours d’assemblage et la construction d’une centaine de maisons serait déjà planifiée. Selon la loi texane, il suffit qu’un ensemble d’habitations dénombre plus de deux cents habitants pour que l’on puisse déposer une demande d’incorporation et obtenir ainsi le statut officiel de ville. Les zélotes d’Elon Musk se mettent déjà à rêver tout haut d’une ville ultra-futuriste, où les robots humanoïdes Optimus développés par Tesla seraient aux petits soins pour les habitants.

Mais Snailbrook n’est-elle pas avant tout une maquette grandeur nature pour les colonies martiennes, dont rêve l’infatigable milliardaire ? Il n’est pas interdit de le penser, tant l’ingénieur de formation est obsédé par la conquête de l’astre rouge, qui doit faire de l’homme une espèce multiplanétaire et sauvegarder ainsi l’humanité, étant entendu, d’après Musk, que les coups de boutoir de l’homme ont d’ores et déjà condamné notre bonne vieille planète Terre. Ce messianisme technophile est à garder constamment à l’esprit pour appréhender la galaxie muskienne qui, entre fusées, bolides électriques, panneaux photo-voltaïques, tunnels, Internet par satellite… peut sembler aussi géniale que décousue. Même quand il rachète Twitter, c’est, selon ses dires, pour sauver une liberté d’expression qu’il estime en péril. Qu’on aime ou qu’on abhorre le personnage, force est de constater que personne avant lui n’a réussi à renverser la table dans autant d’univers différents à la fois. Personne. Steve Jobs pour son côté obsessionnel, Thomas Edison pour ses idées visionnaires et Citizen Kane pour sa démesure, Musk est tout cela, et peut-être plus encore.

Un mentor en lieu et place du père
Ces dernières semaines, dans la région, les occasions de festoyer se sont comptées sur les doigts d’une main. La Silicon Valley a le blues. Ou plutôt la gueule de bois. L’éclatement de la bulle Internet a ramené sur terre tous ceux qui pensaient que les arbres montaient jusqu’au ciel. […] Alors que les mirages d’Internet se dissipent, certains se réfugient dans les étoiles. Du moins, c’est ce que veut croire Bill Clancey, l’un des ingénieurs en chef de la Nasa, qui a lancé les invitations à son domicile. Clancey est un pilier de la Mars Society, une association née quelques mois plus tôt sous l’impulsion de son gourou, Robert – Bob – Zubrin. Ce dernier, responsable des missions planétaires chez Martin Marietta, a publié en 1996 Cap sur Mars, un essai qui détaille, sur près de quatre cents pages, toutes les étapes scientifiques et techniques ainsi que les enjeux économiques, sociaux et politiques d’une conquête martienne. […]
LIRE AUSSI >> Colonisation de l’espace : Elon Musk et Space X, histoire d’une double révolution

Après avoir construit un premier laboratoire dans les glaces du Nord canadien, la Mars Society a besoin de plusieurs dizaines de milliers de dollars pour bâtir un nouveau centre de recherche dans un désert de l’Utah. […] Aux Etats-Unis, on maîtrise à merveille l’art de ces dîners de collecte de fonds. Bill Clancey et Joel McKinnon, un collègue de la Nasa, lui aussi membre de la Mars Society, ont bien fait les choses. L’invitation a été envoyée à tout ce que la Silicon Valley compte de fans du spatial, ainsi qu’à une poignée de startupers fortunés et aux patrons d’Apple, de Cisco, d’Oracle, d’Intel et de Sun, parmi les plus belles entreprises américaines de haute technologie du moment. […]

L’espace fait rêver Musk depuis l’enfance, il connaît chaque passage du livre de Bob Zubrin. « Ce soir-là, personne n’a vraiment fait attention à Musk. On a vu arriver un de ces jeunes loups de l’Internet, comme la Valley en comptait beaucoup à l’époque. Je ne me rappelle même pas s’il a parlé à quelqu’un durant le dîner », se remémore Carol Stocker, membre de la Mars Society, qui était à sa table. […] Dans la nuit, Robert Zubrin et sa femme ont regagné le petit hôtel qu’ils ont réservé, un peu à l’écart de la route qui rejoint San Francisco. Le jour est à peine levé quand la sonnerie retentit et réveille le couple. Zubrin décroche. Comme à son habitude, Musk ne s’embarrasse pas de formules de politesse. Il a eu toute la nuit pour digérer ce qu’il a entendu la veille au soir : « Je voudrais prendre le petit déjeuner avec vous », explique-t-il. […]

Les pancakes avalés, Musk fait une proposition : un don de 100 000 dollars à la Mars Society en échange d’une place au board, le conseil d’administration de l’association. Zubrin, aux anges, accepte immédiatement. Ce sera le premier pas de Musk dans le domaine spatial. […] Il n’y aurait peut-être pas de SpaceX ni de Tesla sans Zubrin. Musk n’aurait peut-être pas révolutionné deux des industries les plus étanches que sont le spatial et l’automobile, s’il n’avait pas assisté à ce dîner de la Mars Society le 6 mai 2001. Dans la belle maison d’architecte de Bill Clancey, l’histoire a basculé. C’est par l’intermédiaire de cette société d’initiés que Musk rencontre Martin Eberhard, le vrai fondateur de Tesla. C’est aussi grâce aux réseaux de la Mars Society et de Zubrin qu’Elon Musk a créé de toutes pièces SpaceX. Dans la construction de la personnalité de Musk, il manquait une brique, celle du mentor. Zubrin coche cette case. […]
“Mon rôle dans la vie de Musk ? Je lui ai simplement dit que ce à quoi il rêvait était possible”
Robert Zubrin, responsable des missions planétaires chez Martin Marietta

« Votre rôle dans la vie de Musk ? » lui demandons-nous. « Je lui ai simplement dit que ce à quoi il rêvait était possible », répond Bob, comme l’appellent ses amis. Elon Musk n’a pas de figure masculine à laquelle se raccrocher. Il a rejeté son père et n’a quasiment pas connu son grand-père maternel, Joshua Haldeman […]. Musk découvre en Zubrin un homme qui pense comme lui, qui rêve comme lui… le délire égotique en moins. Il n’y a jamais eu de compétition entre eux. Pas de lien de subordination non plus. Zubrin ne travaillera jamais pour Musk. Un profond respect et une relation presque filiale unissent simplement les deux hommes. […] Ce dernier est peut-être l’un des seuls, dans l’entourage d’Elon, à oser lui dire ce qu’il a vraiment sur le cœur. Lorsqu’au printemps 2022, le milliardaire se pique de racheter Twitter, Zubrin lui envoie un message lapidaire : « Tu as fait une erreur. Ne perds pas ton temps. »

Douches froides en Russie
Jim Cantrell […] est un vieux briscard de l’industrie spatiale. Il a fait ses armes au prestigieux Jet Propulsion Laboratory, un centre de recherche spatial de la Nasa. Il a ensuite rejoint le Cnes en France et a travaillé sur des programmes de recherche conjoints entre l’Hexagone et la Russie. L’homme est sulfureux, un peu « voyou » comme il se décrit lui-même : en 1996, lors d’un voyage en Russie, il a été placé en résidence surveillée à Moscou, accusé d’espionnage par le Kremlin. Il a fallu l’intervention du vice-président américain Al Gore pour qu’il quitte en urgence la capitale soviétique… Cantrell s’est juré de ne jamais y remettre les pieds. Mais c’était compter sans la force de persuasion de Musk. […]

« Bonjour, je m’appelle Elon Musk. Je suis un milliardaire de l’Internet. Je veux créer un programme spatial privé. C’est Bob Zubrin qui m’a donné vos coordonnées. » Silence. « Sur le coup, je n’ai même pas compris son nom », nous raconte Jim Cantrell. […] Deux heures suffisent pourtant au jeune milliardaire pour convaincre ce loup de mer de l’industrie spatiale de se lancer dans l’aventure : ils iront acheter des fusées en Russie. […]

Le premier rendez-vous chez Machinostroïenia vire au cauchemar. « J’avais bien tenté d’expliquer à Elon les us et coutumes du business russe. D’abord mettre un costume et une cravate, puis jouer le jeu des toasts de vodka à la gloire de la grande Russie. Musk n’a rien écouté », raconte dans un éclat de rire Jim Cantrell. L’ingénieur en chef de Machinostroïenia, pur produit de l’URSS, a devant lui un jeune Américain en jean et sweat-shirt à capuche, arrogant et plastronnant, qui lui parle de l’avenir multiplanétaire de l’humanité. Visiblement agacé, il finit par se lever et clôt la conversation en crachant sur les chaussures de Musk, puis sur celles de Cantrell avant de claquer la porte.

Le second rendez-vous chez Kosmotras n’est guère plus concluant. Si l’accueil est un peu plus chaleureux, les négociations financières tournent à la discussion de marchands de tapis. Un colonel de l’Armée rouge est à la manœuvre. Musk est prêt à débourser 4 millions de dollars pour acheter deux fusées Dniepr. Lui exige 12 millions pour chacune. Au bout de quelques minutes de discussion, Elon accepte de payer 4 millions par fusée. « Le colonel n’était pas vraiment impressionné par le discours de Musk. Il ne comprenait pas ce que ce jeune type venait faire ici. Au bout d’un moment, j’ai compris qu’il le traitait de petit garçon, l’insulte suprême venant de ce type de personnage. La négociation s’est arrêtée là », raconte Cantrell. […]

Piqué au vif, Elon Musk relève la tête : « Eh, les gars, les Russes ne veulent pas nous vendre leurs fusées. Pas grave, je pense qu’on peut les construire nous-mêmes. » Et le voilà qui détaille aux deux ingénieurs ses propres calculs de masse, ses dessins, ses projets. « On prend alors conscience que cela faisait plusieurs mois que, dans son coin, Musk travaillait sur un plan B. Il avait potassé des livres, s’était plongé dans les équations, la physique des matériaux, les différents types de propulsion. A quelques détails près, ce sont les plans du premier Falcon qu’il nous a montrés dans l’avion », poursuit Cantrell. Le 14 mars 2002, SpaceX était officiellement créé.

Pourquoi l’Europe spatiale l’a pris de haut
En 2004, lors d’un colloque organisé à Paris sur l’avenir de l’industrie spatiale, le milliardaire se présente, goguenard et fanfaron. Il lance à cette occasion à la figure des caciques européens du secteur : « Dans dix ans, vous êtes tous morts », ce à quoi l’un des patrons du Centre national d’études spatiales (Cnes) répond froidement : « Faites d’abord décoller vos fusées », avant de tourner les talons. Musk enrage et il va leur prouver qu’elles vont bien décoller, ses fusées. Le 28 septembre 2008, alors que SpaceX est à court d’argent, le Falcon 1, un engin de 27 tonnes et de 420 kilos de charge utile, s’envole enfin depuis un atoll perdu des Caraïbes. Certes, il aura dû s’y reprendre à trois fois. Trois essais infructueux qui se sont soldés à chaque fois par une explosion de l’engin, quelques secondes après le décollage. C’est à Omelek, un caillou isolé au milieu des îles Marshall, situé à la verticale de l’Equateur, qu’il a construit, dans le plus grand secret et à la va-vite, son pas de tir.

Les pontes de la Nasa l’ont, eux aussi, méprisé, et l’Agence américaine a refusé de lui donner accès à ses infrastructures de Los Angeles. Pragmatique, elle change rapidement d’avis : trois mois après le lancement réussi du Falcon 1, SpaceX signe un contrat de 1,6 milliard de dollars avec la Nasa. Abreuvée par l’argent du contribuable américain, l’entreprise va s’agrandir, perfectionner sa fusée, quitter Omelek pour rejoindre cap Canaveral. Le 4 juin 2010, Musk tient sa première revanche : le Falcon 9, un monstre haut de 55 mètres, de 3,6 mètres de diamètre et qui pèse 333 tonnes, illumine le ciel de Floride. Toutes les composantes – coiffe, avionique et même moteur – ont été conçues et assemblées par SpaceX, en son siège d’Hawthorne dans la banlieue de Los Angeles, un système aux antipodes de celui d’ArianeGroup, mais tellement plus agile, efficace et économique.

Quelle a été l’attitude des Européens pendant ce temps-là ? Ils ont regardé ailleurs. « L’industrie spatiale européenne a été victime de son arrogance, incapable de penser que son modèle pouvait être remis en cause », avoue aujourd’hui Philippe Clermont, un spécialiste du domaine spatial, ancien de la Direction générale de l’armement et coordinateur au Cnes. Ce modèle, c’est celui d’un partage industriel complexe entre tous les acteurs européens, qui implique que la production de la fusée soit éclatée sur une dizaine de sites en Europe, en France et en Allemagne notamment. La règle dite du « retour géographique », selon laquelle chaque Etat a droit à un retour industriel sur son territoire en fonction de l’investissement dans le développement du lanceur, s’est révélée extrêmement pénalisante quand, en face, SpaceX construit tout sur un même lieu, et met en place une intégration verticale révolutionnaire. « Je ne veux pas faire le procès des Européens, mais pendant toutes les années 2000, nous avons été très focalisés sur le fait de fiabiliser Ariane 5. Des années de consolidation, et pas d’innovation majeure », souffle Stéphane Israël, le président exécutif d’ArianeSpace. Les innovations, c’est Musk qui les a fait éclore dans l’indifférence complète de ses concurrents européens. Pourquoi laisser sombrer ses fusées dans la mer après chaque lancement ? « C’est comme se débarrasser d’un Boeing 747 à chaque fois qu’il a traversé l’Atlantique », affirme l’ingénieur.
On ne dit pas non à Elon

« Dans sa tête, les gens sont des machines-outils : si vous ne faites plus l’affaire, on doit pouvoir trouver mieux », résume un ancien proche collaborateur. Face à la tyrannie de celui que certains salariés comparent au Roi-Soleil, la plupart se serrent les coudes et essaient de désamorcer tout ce qui pourrait faire exploser la bombe Musk. […] « Rétrospectivement, je me dis qu’avec la pression, les horaires démentiels, la violence de ses propos, Musk a développé une organisation darwinienne qui broie les plus faibles pour faire en sorte que ses entreprises soient toujours au top », analyse un de ses anciens bras droits chez Tesla. « Un véritable monstre qui dévore ses enfants : même les plus forts finissent par se faire broyer », complète une ex-employée de SpaceX.

S’opposer à l’entrepreneur-gourou s’avère très risqué. L’ancien directeur commercial monde de Twitter, le Français Jean-Philippe Maheu, l’a appris à ses dépens. Nous sommes le lundi 31 octobre 2022, et le nouveau propriétaire du réseau social à l’oiseau bleu a organisé en urgence une visioconférence avec les pontes des plus grandes agences publicitaires de la planète. Musk veut les rassurer. Pour cause, la réclame représente 90 % des revenus de la plateforme. Il s’engage à poursuivre la modération des échanges sur le réseau, et à ne pas rouvrir grand les vannes aux extrémistes de tout poil. Fin de la réunion. Le message est passé, et il a plutôt été bien reçu. Tout le monde dans la salle peut souffler. Le regard rivé sur son smartphone, Elon lâche alors : « Je crois que je vais tweeter : ‹ Si Twitter gagnait un dollar à chaque fois qu’on me demande si je pense faire revenir Trump sur le réseau social, Twitter serait ultra-rentable. › » Sa mère et ses proches conseillers, qui l’entourent ce jour-là, trouvent l’idée drôle. Jean-Philippe Maheu, lui, n’est pas du tout du même avis. Il sait que cela va à nouveau effrayer les annonceurs, qui vont penser que Musk est définitivement incontrôlable. Il dit alors à son nouveau patron que c’est une très mauvaise idée. Celui-ci ne lui répond pas et poste son message dans la foulée. Le lendemain, le directeur commercial de Twitter reçoit un appel de la DRH pour lui signifier son licenciement. Dans la minute, son ordinateur est bloqué et la sécurité vient l’escorter vers la sortie. […]

« Elon peut se comporter comme un vrai tyran, car il n’a pas d’empathie pour les gens. La seule chose qui lui importe, ce sont les objectifs qu’il s’est fixés et les moyens pour y parvenir le plus rapidement possible », nous explique Jim Cantrell. […] Cette incapacité à s’identifier à l’autre, à lire ses émotions, à comprendre que l’humiliation publique laisse une blessure profonde pourrait en grande partie s’expliquer par le syndrome d’Asperger dont souffre le milliardaire. Lorsqu’au printemps 2021 il a révélé être atteint de cette forme d’autisme, ceux qui l’ont côtoyé de près n’ont en réalité guère été surpris. « Quand il est devant vous, il se tient exagérément droit, ne cligne pas des yeux et son regard semble vous traverser, comme s’il ne vous voyait pas. Franchement, on a plus l’impression d’avoir affaire à un robot qu’à un être humain », lâche François Chopard, le patron de Starburst, l’un des plus gros accélérateurs au monde de start-up des domaines spatial et aéronautique, qui l’a croisé à plusieurs occasions. […]
Tous les chemins mènent à Mars

La compréhension de ce destin messianique couplé à une obsession martienne est indispensable pour appréhender la galaxie muskienne. Quelle relation peut-il bien y avoir entre les fusées, les bolides électriques, les panneaux photovoltaïques, les tunnels, ou encore l’Internet par satellite ?… A première vue, rien, à part un assemblage hétéroclite aussi génial que décousu. Il y a pourtant bien une cohérence dans l’empire qu’il a construit en l’espace de vingt ans. Le fil invisible est indéniablement celui de la conquête de Mars. Si la création de SpaceX sonne comme une évidence, car il faut bien une fusée pour aller sur la planète rouge, celle de SolarCity se justifie également.

Une fois l’engin arrivé sur Mars, l’énergie sera indispensable pour alimenter la colonie ; SolarCity, intégré à Tesla depuis 2016, pourra ainsi fournir ses panneaux solaires et ses batteries stationnaires. Les déplacements à l’extérieur seront difficiles, au moins au début, tant les radiations sont fortes. Il faut donc envisager des tunnels, dans lesquels des Tesla entièrement autonomes circuleront. Et Starlink, dans tout ça ? Une constellation de satellites en orbite basse apportera l’Internet sur Mars et au-delà… Quant aux robots Optimus, ils auront pour mission d’aider les hommes à construire leurs premières bases martiennes dans un environnement extrêmement dangereux. Cette première colonie, SpaceX rêve même d’en décider l’organisation politique et juridique, Mars étant vouée à incarner la première grande démocratie pure et parfaite, où les différends seront réglés selon des principes d’autogestion établis à l’avance, sans le diktat d’aucun gouvernement terrien…

Notre cerveau l’intéresse aussi
Puisqu’il est acquis, selon lui, que les progrès technologiques vont inévitablement créer des IA qui nous dépasseront de très loin intellectuellement, alors il faut « augmenter » l’être humain […] C’est ce qui l’a poussé en 2016 à fonder Neuralink, une société visant à développer des technologies de lien cerveau- machine.

La start-up s’est donné pour objectif, dans un premier temps, de soigner les patients atteints de maladies neurodégénératives, de déficiences visuelles ou auditives, et d’aider les personnes atteintes d’une lésion à la moelle épinière à retrouver de la mobilité grâce à une puce implantée dans leur cerveau. Mais sur le plus long terme, l’objectif reste de créer une véritable interface homme-machine pour s’affranchir des limites physiologiques de l’espèce humaine, une forme de symbiose, censée faire de nous des surhommes. Ethiquement discutable ? Ce n’est pas une question pour Musk. « Nous sommes déjà des cyborgs. Si vous pensez aux outils dont vous vous servez déjà, votre téléphone, votre ordinateur, tout ce que vous utilisez a été construit comme une extension de vous-même. Et c’est le but de toute innovation numérique », souligne-t-il ainsi, à l’occasion de son podcast avec Lex Fridman. […]

Six ans après son lancement en fanfare, où en est concrètement Neuralink ? Il est difficile de connaître l’exact état d’avancement des travaux de ses chercheurs, car ces derniers ne produisent aucun texte, ce qui est d’ailleurs un véritable sacrilège dans ce petit monde où chaque scientifique se doit d’envoyer ses « publis » à ses pairs, afin que ces derniers les valident avant diffusion. « Si les équipes de Neuralink ne publient rien, elles se sont par contre très largement appuyées sur les études produites par la communauté scientifique », s’agace Eric Burguière, responsable de l’équipe de neurochirurgie des comportements répétitifs à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière. Les autres chercheurs en neurosciences doivent donc arpenter le site Internet de la start-up californienne et guetter les rares vidéos qu’elle poste pour se faire une idée des progrès réalisés par la jeune pousse.

Dans l’une d’entre elles, publiée en avril 2021, on aperçoit un singe prénommé Pager jouer au jeu vidéo Pong avec dextérité, grâce à une puce implantée dans son cerveau. Il faut dire qu’à chaque balle correctement renvoyée, Pager reçoit une gorgée de smoothie à la banane. « En seulement quelques années, Musk a réussi à mettre Neuralink au niveau des avancées les plus récentes, même si d’autres labos à travers le monde avancent sur des technologies pas encore reprises par Neuralink », analyse Blaise Yvert, directeur de recherche à l’Inserm.

Elon Musk affirme que son implant cérébral devrait être testé sur des cobayes humains dans les prochains mois. Si Neuralink a bien mis en ligne des annonces pour recruter un « directeur des essais cliniques » et un « coordinateur de la recherche clinique », l’Agence américaine des médicaments a refusé de donner son aval en mars 2022. Cette dernière souhaitait notamment avoir la certitude que la puce pourrait être retirée en toute sécurité si nécessaire. En admettant que Neuralink finisse par obtenir ce feu vert, il faudrait encore compter plusieurs années de tests avant que les premiers implants arrivent sur le marché. « Améliorer la motricité ou encore soigner les déficiences visuelles et auditives, on peut espérer y arriver dans les dix à vingt prochaines années. Mais concernant la petite musique muskienne sur l’homme augmenté avec un implant qui nous permettrait d’être plus intelligents, d’avoir une mémoire infaillible ou d’apprendre une langue en quelques clics, soyons clairs : au moment où on se parle, c’est de la pure foutaise ! » tranche Eric Burguière.

Les intertitres sont de la rédaction.

Source: l’Express

Quand un fasciste essaie d’être humain

Chez les démocrates, Feinstein a été absente pendant des mois pour un virus, malgré l’évidence d’une démence et un probable AVC la rendant inapte, la majorité des dems refuse d’appeler à sa démission.

Elle, en tout cas, ne se souvient pas avoir été absente.

Son absence a bloqué pendant des mois la nomination de juges.

:thisisfine:

On dirait Daniel Riolo.

:cleaneyes:

Mme Murry a déclaré à CNN que le père d’un autre de ses enfants était arrivé chez elle à 4 heures du matin, « furieux ».

Craignant pour sa sécurité, Murry demande à Aderrien (son fils de 11 ans) d’appeler la police.

Murry a déclaré que l’officier qui est arrivé au domicile « a sorti son arme à la porte d’entrée et a demandé aux personnes à l’intérieur de la maison de sortir ».

Murry a déclaré que son fils a été touché par balle alors qu’il arrivait au coin d’un couloir, dans le salon.

« Une fois qu’il est arrivé a l’entrée du salon, il lui a tiré dessus », a déclaré M. Murry. « Je ne comprends pas pourquoi. C’est le même policier qui lui a dit de sortir de la maison, ce qu’il a fait, et il s’est fait tirer dessus. Il n’arrêtait pas de demander : « Pourquoi m’a-t-il tiré dessus ? Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? » »

L’avocat a déclaré que sa demande d’obtenir les images de la caméra corporelle avait été rejetée en raison d’une « enquête en cours ».

Quel échec que nos sociétés permette à ces gens de s’afficher publiquement.

https://twitter.com/BenjaminPDixon/status/1662399877366554624?t=pg8oXMYG7OIDXpzhwVN32g&s=19

Ici on s’assure de les aider aussi :darmanin:

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Mueller She Wrote est un podcast anti-Trump qui s’est fait une fortune pendant sa présidence, sa créatrice a des opinions tranchées, très corpo Démocrate centriste, et une histoire tragique. Son mari a tenté de la tuer, c’est une vétéran qui a failli mourir pendant le service, et Trump l’a personnellement virée.

Et si… tout était faux ?

Un thread qui dénonce le grift de cette créatrice :

https://twitter.com/Fraude_101/status/1664953643777523712?t=9IoupnPGFBRlwQm77ano2g&s=19