Et la providence s'en méla

fm19
partie

#1
EnteteStory

Tout a commencé avec lui en 2001 à Florence, je venais d’arriver et j’était en manque de repère. Rapidement il m’a pris sous mon aile et nous sommes devenus proche.

C’était une époque différente, les joueurs portugais ne s’exportait pas aussi bien qu’aujourd’hui. Il fallais en avoir des grosses pour pouvoir s’imposer en Italie surtout quand tu es portugais à cette période ou l’on attendais beaucoup de nos joueurs après la demi finale de l’Euro 2000 qui nous reste encore en travers de la gorge. Mais Rui lui n’a jamais hésité, il a toujours su imposer son jeu et se rendre indispensable. Comme moi il a connu une grande histoire à Benfica, quand vous percé dans ce club vous ne pouvez plus y être indifférent tant les supporters des aguias vous aiment.

Cela m’a fait un choc quand il m’a appelé le mois dernier. Cela devait quatre ans que l’on ne s’etait pas vu, moi j’étais accaparé par mon poste de directeur sportif d’un petit club portugais en passant mes diplômes en parralèle.

Rui quant à lui avait déjà ses diplômes mais avais lui aussi choisit la voie de dirigeant en gérant le secteur sportif du Benfica. Si j’avais eu vent de plusieurs déclarations laissant à penser qu’il se lassais de plus en plus du poste de dirigeant, jamais je n’aurais imaginé qu’il aurais envie de devenir coach.

J’ai encore la conversation qu’on a eu en tête.

:iphone:

Hello Nuno, comment vas-tu ?

Bonjour Rui, cela fait un bail, écoute je vais bien je suis à Barcelone pour organiser un match entre les jeunes de mon club contre ceux du Barça, tu as eu mon mail ?
J’aimerais bien arranger un match contre les jeunes du Benfica ?

Euh… Nuno ça aurais été avec plaisir mais je dois te dire une chose, j’ai choisi de quitter Benfica pour devenir entraineur. De plus le coach des U19 a quitté le club pour devenir l’adjoint de Thierry Henry à Monaco. Par contre je voulais te proposer quelque chose !

Je t’écoute Rui dit moi tout… (stréssé)

J’ai appris que le coach Pioli à Florence avait du quitté son poste, il reprends la Squaddra Azzura. Le président de la Fiorentina souhaiterais nous recevoir afin de discuter l’opportunité de créer un lien entre le club et le football portugais. J’ai voulu t’associer à la démarche en souvenir de notre bon temps passé là bas. Il voudrait mettre Leonardo Jardim comme entraineur de ce que j’ai pu comprendre.

Pourquoi pas oui, j’ai d’ailleurs quelques profils qui intéresse Porto, tu sais combien je les déteste. Si je peux aider la Viola et contrecarrer les plans des dragons cela me va. Mais tu me parles de devenir entraineur tu as des idées ?

C’est compliqué, avec la carrière qu’on a eu on ne peux pas trop se rater. J’ai parlé récemment avec le président de Boavista mais il a préféré quelqu’un d’autre. Leonardo voudrais que je vienne a Milan s’il récupére le club via Elliot mais ça ne me tente pas. Aston Villa m’a contacté, on pourrais en parler de vive voix toi qui a joué à Blackburn ?

Ecoutes on va faire ça, je te rejoins la semaine prochaine à Florence et tu me raconteras tout.

Parfait, embrasses les enfants de la part de Tonton Rui, j’ai hâte de te revoir mon ami.

To Be Continued…

PS: Après les aventures de Riquelme, Chilavert, Véron ou encore Larsson, j’ai choisi donc Rui Costa pour ce nouveau FM, on verra ou cela nous menera je ne suis pas encore sûr.


#2
12

Plus beau numéro 10 du football portugais, Rui Costa a dû quitter très jeune le Benfica Lisbonne. Avant d’y revenir douze ans plus tard pour y tenir sa promesse et créer le nouveau SLB qui domine le football portugais.

25 mai 2006. Des milliers de supporters benfiquistas se sont donné rendez-vous à l’Estádio da Luz pour accueillir le retour de l’enfant prodige, Rui Manuel César Costa. Parti du Benfica Lisbonne en 1994, le numéro 10 portugais a tenu sa promesse en revenant dans « son club » douze ans après. Lors de sa présentation officielle, Rui Costa n’a ainsi pas pu cacher son émotion : « C’est l’un des jours les plus heureux de ma vie. Je remercie l’AC Milan de m’avoir permis de concrétiser mon rêve et d’avoir compris mon souhait de revenir à la maison et de terminer ma carrière dans le club de mon cœur. » En réalité, l’AC Milan n’a pas vraiment pu s’opposer à la volonté de son milieu offensif qui a accepté de tirer un trait sur sa dernière année de contrat afin de signer gratuitement au Benfica. La suite, c’est le président Luís Filipe Vieira qui la raconte : « Il m’a demandé de lui donner un contrat à blanc et m’a dit que je n’aurais qu’à décider combien nous voulions lui donner. C’est ainsi que s’est faite l’arrivée de Rui Costa, qui n’a su qu’après la signature quel serait son salaire. »

Premières émotions et départ forcé

Pour comprendre cette volonté absolue de revenir au Benfica Lisbonne pour y finir sa carrière, il faut remonter douze ans en arrière, au moment de son départ pour la Fiorentina. On est alors en 1994, et Rui Costa vient de réaliser son rêve, celui d’être sacré champion du Portugal avec son SLB qu’il a rejoint en 1977 à seulement cinq ans. Pur produit du centre de formation benfiquista , Rui Costa connaît sa première grosse émotion à l’Estádio da Luz alors qu’il n’a pas encore disputé la moindre minute chez les pros. Organisateur du Mondial U20 1991, le Portugal et sa génération dorée – Figo, Rui Costa, Jorge Costa, João Pinto – accède à la finale face au Brésil. Une rencontre au score vierge qui terminera aux tirs au but. Quatrième tireur, Rui Costa a la victoire au bout du pied. Il ne tremblera pas. « J’ai ressenti une joie immense. C’était fantastique, inoubliable. Il y avait plus de 120 000 personnes dans le stade – dans mon stade » , se remémorera-t-il pour le site de la FIFA.

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Tombés dès cet instant sous le charme de ce soyeux numéro 10 à la technique impeccable, les supporters pourront désormais se rincer l’œil chaque week-end, puisque, avec ce tournoi, Rui Costa a gagné sa place en équipe première. Celui qui avait tapé très jeune dans l’œil d’Eusébio ne déçoit pas et régale par sa qualité de passe et sa vision de jeu hors norme. Au point de devenir le véritable chouchou du public qui n’a d’yeux que pour son « Maestro » aux chaussettes baissées. Rui Costa nage alors en plein bonheur. Sauf qu’en coulisses, le Benfica Lisbonne traverse une énorme crise financière qui l’a obligé à vendre Paulo Sousa et Paulo Futre lors de l’été 1993. Un an après, les finances du club sont toujours dans le rouge et Rui Costa accepte de se sacrifier et signe à la Fiorentina contre six millions d’euros, alors qu’il souhaitait le Barça : « Barcelone proposait moitié moins que la Fiorentina. J’ai alors expliqué à Rui que le football italien était de bonne qualité. Benfica a eu besoin de son sacrifice » , rappelle le président de l’époque, Manuel Damásio, au journal A Bola .

Le retour à la casa

En Italie, Rui Costa confirme tout son talent et régale les supporters de la Fiorentina et ceux, plus tard, de l’AC Milan avec laquelle il remportera la Ligue des champions en 2003. Malgré son épanouissement, son amour du Benfica Lisbonne ne désemplit pas. Alors qu’il retrouve son Estádio da Luz avec la Fiorentina le 6 mars 1997 en Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe, Rui Costa ne peut s’empêcher de pleurer lorsque sa nouvelle équipe ouvre le score : « C’était terrible. En tant que professionnel, je devais défendre les couleurs de l’équipe qui m’employait à l’époque. Mais, en face, il s’agissait de Benfica, un club qui représente tellement de choses pour moi. Toute ma vie est liée à cette équipe. C’était vraiment l’un des moments les plus difficiles de ma carrière. »

Le cœur, et la tête, toujours benfiquista , Rui Costa tiendra alors sa promesse et reviendra chez les Águais en 2006. Chaussettes baissées, cheveux soyeux, passes laser et frappe de mulet, Rui Costa n’a pas changé malgré un physique plus capricieux et une vitesse de plus en plus absente. Le public du Estádio da Luz retrouve ainsi son joyau à qui il réservera une sublime standing ovation lors de son dernier match face au Vitória de Setúbal le 11 mai 2008.

Un directeur sportif qui a du pif

Une fois les larmes séchées, les crampons rangés à la cave et le maillot encadré, Rui Costa enfile son costume trois-pièces de directeur sportif du SLB. Car oui, enfin de retour chez lui, l’ancien international portugais n’a pas envie de repartir de suite. Ainsi, Luís Filipe Vieira lui offre immédiatement après sa retraite ce poste. Chargé du recrutement de l’entraîneur et des joueurs, Rui Costa prouvera qu’il est aussi doué téléphone en main que ballon aux pieds. Le choix de Jorge Jesus, c’est lui. Les arrivées de Pablo Aimar, Ramires, Saviola ou encore Nicolas Gaitán, c’est encore lui. Le Benfica Lisbonne surpuissant qui écrase le football portugais depuis maintenant quatre ans, c’est encore encore lui. Espérons juste que Rui Costa ait autant de talent pour coacher que pour dénicher des merveilles.


#3
entretien
Le 29 Mai 2018, Florence

Il est environ 14h lorsque mon avion eu atterri à l’aéroport de Florence Peretola. J’arrive de Lisbonne pour rejoindre mon ami Rui. Je repense encore au projet du président Cognigni, cela reste pour l’heure assez flou. Depuis la victoire lors de l’Euro de la Seleçao combiné aux bonnes performances de nos jeunes, le vivier portugais a attiré l’attention des plus grands. Le joueur moderne portugais ne coûte pas cher. Il a la réputation d’avoir une technique supérieur à la moyenne. Ils sont généralement adaptable et polyvalent, de plus il s’acclimate facilement aux championnats anglais et français par exemple. De plus le Portugal présente l’avantage de favoriser l’obtention d’un passeport européen pour les sud-américains (notamment les brésiliens).

J’ai finalement retrouvé Rui dans un restaurant proche du stade de Florence, le Ristorante Undici Leoni, un charmant restaurant au demeurant, une ode à la gastronomie italienne. À mon arrivée quelle ne fut pas ma surprise de voir le président Cognigni àtabler avec Rui. Il m’acceuille et on commence à discuter. Mario est un membre du directoire du groupe Della Valle et un proche de l’ancien président il a pris sa succession quand celui-ci frère du propriétaire du club avait choisit de rendre son tablier par lassitude.

Il nous remémore d’abord nos années à Florence, si je ne suis resté que deux ans, Rui en était le capitaine et a passé 7 ans à Florence, la dernière fois que l’on s’était retrouvé tout les trois c’était lors des obsèques de Davide Astori au printemps dernier. On n’eu pas le temps de vraiment se retrouver au vue des circonstances mais c’était à noter tout de même.

Le président nous explique alors son projet, se rapprocher de clubs portugais afin de les aider dans le développement des jeunes et en envoyant leurs joueurs en prêt afin de s’aguerrir. Sur le papier l’idée est banal mais l’on sent chez lui une vraie volonté de développement des jeunes talents et pas seulement une volonté mercantile de faire de l’argent. Il nous détaille alors sa volonté d’engager Leonardo Jardim comme coach. Le portugais au profil de formateur a quitté l’AS Monaco avant un mercato qui s’annonce destructeur à Monaco, avec le départ prévu de Thomas Lemar notamment. Le célèbre coach doit arriver demain à Florence pour discuter avec le président.

Alors que le patron nous amène une nouvelle tournée de Limoncello, Mario nous propose de dormir à l’hotel des joueurs à côté du centre d’entrainement. Il aimerais que l’on soit là pour l’entretien avec Leonardo. J’ai vraiment senti une volonté de nous incorporer au projet via nos clubs respectifs. Si Rui semble motivé par ce projet et son amour pour la Viola je reste circonspect.

To Be Continued…

#4
Le 30 Mai 2018,

Il fait bon ce matin alors que je retrouve Rui sur le patio de l’hotel, Mister Cognigni nous a fait livrer un petit déjeuner complet. Sur une carte est indiqué l’heure du rendez vous, ce sera 11h30 dans son bureau au stade Artemio Franchi. Nous sommes arrivés en avance et l’on a pu croiser Leonardo Jardim au centre ville. Il fut surpris de notre présence, il est vrai que celle-ci est plutôt incongru vu que nous représentons d’autres clubs que la Fiorentina. Notre présence à Florence ne se justifiais pas nécessairement et nous ne souhaitions pas donner de fausses raisons avant de le retrouver quelques heures plus tard au stade.

La discussion s’engagea autour d’un bon café. Elle dura une trentaine de minutes au cours desquelles Leonardo nous raconta son intérêt pour la Viola. Leonardo aimerait avoir la main mise sur le sportif ce qu’il n’avais pas à Monaco. Nous lui avons expliqué l’envie du président de vouloir lusitaniser son vestiaire et qu’il nous avaient consulté en ce sens intéressé par nos centre de formation. Il sembla plutôt réceptif malgré un premier contact un peu froid.

On le retrouva deux heures plus tard dans le bureau de Don Cognigni. Celui ci expliqua à Leonardo son projet, repérer des espoirs portugais et autres qui ne sont pas satisfait dans leurs club de venir s’exprimer à Florence. Qu’il avait eu aussi le président de Benfica (à la grande surprise de Rui) et qu’une convention de prêt entre les deux clubs allais naître. L’idée derrière étant de développer certains talents du Benfica tout en ayant une
bonne base pour négocier d’éventuels futurs transferts.

Le président présenta alors un contrat type à Leonardo en précisant que c’était le max que le club pouvais actuellement faire en raison du projet de stade et de l’investissement limité de la famille Della Valle. Rui et moi attendions dans le petit salon du VIP access, le processus contractuel étant confidentiel et ne nous concernant pas.

Au bout de 25 minutes d’échanges entre le club et le coach et leurs représentants respéctifs, nous vîmes Leonardo et son conseil quitter la pièce et se diriger vers la sortie la mine fermée, frustrée. Notre incompréhension fut grande tant les deux parties semblais en phase dans cet entretien. Il n’en était rien. Après 4 ans bien lôti à Monaco, Leonardo avait des demandes exhorbitante pour le club. Il réclamais notamment :

  • Un salaire net de 4,5M€ (plus qu’a Monaco)
  • Des aller-retour en jet privé pour le Portugal
  • Une voiture et un chauffeur désigné.
  • une maison à Monterrigioni.
  • Une prime subsentielle en cas de qualification de la Viola en Coupe d’Europe
  • Un budget conséquent pour pouvoir recruter des jeunes espoirs.

Le président florentin n’a pu que refuser comme il nous l’a expliqué par la suite. Il nous a par la suite expliqué que son plan B était de faire revenir Gabriel Batistuta qui est adjoint de la sélection argentine depuis quelques années. Toutefois ses soucis de santé pourrais représenter un frein dans l’opération.

Requiescat in pace…

#5

renaissance

le 15 Juin 2018,

Il est 23h15 quand je regagne mon hôtel à Socchi oû j’ai pu apprécier ce bizarre match d’ouverture du mondial pour la Seleçao. Si Ronaldo a été énorme et que je n’ai pas pu voir à l’oeuvre mon joueur Ruben Dias qui n’est pas entré en jeu à mon grand regret. Dans le vestiaire j’ai pu le voir et le réconforter. Ruben est talentueux et vu l’âge de la charnière Pepe-Fonte il aura d’autres occasions de jouer avec l’équipe nationale.

Cela fait désormais une petite quinzaine de jours que je n’ai pas eu de nouvelles du président Cognini, il devait rencontrer Gabriel aux dernières nouvelles mais avec la Coupe du Monde forcément cela serait compliqué. J’ai eu Gabriel il y a quelques jours et il avait des doutes sur ses capacités à pouvoir occuper le poste. En effet, physiquement Gabriel est fragile depuis la fin de sa carrière. Ses genoux sont en en compote et la position debout est désormais difficile pour lui.

C’est donc à ma grande surprise que le lendemain matin, le président Cognini m’appelle. On discute un peu du mondial et de l’étonnant début de Coupe du Monde de l’équipe de France de Mbappé. Il en viens ensuite à m’annoncer que Gabriel avait finalement décliné sur avis médical. Toutefois il rejoindra la Fiorentina après la Coupe du Monde en temps que directeur sportif. C’est alors que le président me pris par surprise. Alors qu’on discute un peu sur l’effectif et les jeunes portugais à fort potentiel, il me propose le poste :

“Ecoute Rui, tu as été un grand joueur ici, tu as été capitaine tu sais ce que représente le club pour les florentins. Je sais que tu as les diplômes et que tu aimerais devenir coach. J’aimerais beaucoup te proposer de prendre le poste d’entraineur. Gabriel serait ton responsable de fait. L’effectif comme tu me l’a dit a du potentiel et ton talent de dénicheur de pépites n’est plus à prouver. Qu’en dis tu ?”

Complétement abasourdi, je n’ai pas su quoi répondre à peine ai-je bégayer qu’il fallais que je réfléchisse mais surtout que je vois avec le président de Benfica s’il serait d’accord. J’appelais dans la foulée ma femme Rute resté à Amadora au Portugal avec les enfants. Elle m’encouragea à accepter l’offre.

"Depuis le temps que tu rêves d’entrainer et de quitter le costume de dirigeant, ce serait peut-être le moment ? "

Au fond de moi je savais pertinemment qu’elle avait raison. et j’appela ensuite le président Vieira pour lui faire part de mes interrogations. Il m’expliqua comprendre mais me demanda de rentrer au pays le lendemain pour en discuter de vive voix. Je sentais au son de sa voix qu’il était triste mais fiers de me voir enfin proche de toucher mon rêve, il me restait toutefois à négocier ma sortie.

To Be Continued…

#6
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le 17 Juin 2018,

Il fait bon ce matin sur Lisbonne, l’air est agréable et la ville est animé comme à son
habitude. Je commence ma journée comme toujours en prenant un café chez Joao. J’en profite pour feuilleter brièvement A Bola, le scandale rode ici notamment au Sporting, suite à des heurts en fin de saison le président est en position difficile, Gelson Martins, William Carvalho, Bas Dost, Rui Patricio mais aussi le grand espoir Rafael Leão ont tous demandés la résiliation de leurs contrats. Dans ce climat pesant fatalement A Bola s’en donne à coeur joie. La première approche de Lyon pour Ruben Dias passerais presque inaperçu.

En parlant de Ruben Dias, hier c’était Jean-Michel Aulas qui me harcelé à son propos. Le président lyonnais connu pour ses dérives dans la presse est complétement fan de Ruben, toutefois son coach l’est moins. Mais le président lyonnais s’acharne et me bombarde de sms comme s’il envoyais des tweets. J’ai beau lui répondre que Benfica ne veut pas vendre le joueur, il n’en a cure, ne faisant que répéter que son club ferais rapidement une proposition à hauteur de sa clause libératoire. Ce qu’il ne sait pas cependant c’est que j’ai fait signé à Ruben sa prolongation de contrat hier comportant une nouvelle clause libératoire. Ce sera comme une sorte de cadeau d’adieu pour ce club qui m’a tant apporté.

J’arrive à 11h dans les locaux du Benfica à l’Estadio da Luz où le président Vieira supervise le changement de la pelouse. Il m’attends dans un des salons du club, l’échange fut cordial. Il compris rapidement que cette opportunité pouvais changer ma carrière post-terrain. Je lui ai ré-affirmer qu’en temps qu’homme du Benfica je reviendrais à nouveau, dans le costume de coach cette fois je l’espère. Le président m’impose une seule condition pour faciliter mon départ, ne recruter qu’un seul joueur maximum de l’effectif du Benfica par saison. Il sait que je connais parfaitement ses joueurs et que j’ai participer au recrutement de nombre d’entre eux. J’acquiesce en précisant que selon mes moyens j’ai déjà des vues sur un joueur du Benfica mais que ce sera le seul. Luis me précise qu’il n’y vois pas d’objection et qu’il facilitera les négociations entre les deux clubs.

Fort de cet accord j’appelle tout de suite Nuno, Nuno et moi cela fait un bail qu’on se connais, on en avait brièvement parlé mais je sais que le terrain lui manque. Il me faut un adjoint et Nuno est l’homme idéal, proche de moi, fidèle avec un sens tactique et technique reconnu. De plus il connais la Fiorentina ce ne sera que bénéfique. Nuno fut ravi de cet appel et me confirma son désir de tenter l’aventure avec Gabriel et moi. Dans la foulée j’appelais le président Cognigni pour lui dire que j’étais d’accord sur l’idée, qu’il ne me manquais plus qu’un contrat, que je n’en ferais pas une histoire d’argent.

A peine 30 min après je recevais un mail avec un contrat à compléter et signer. Le président avait été génereux mine de rien :

  • 1 aller / retour Florence-Lisbonne par mois sur un vol régulier.
  • un salaire de 200k€/mensuel
  • une voiture de fonction d’un partenaire du club, une audi S4.
  • une location dans un hôtel de la ville et un accompagnement pour trouver un domicile.
  • un agent de sécurité pour assurer mes déplacements.

Je signais alors ce contrat sur mon Ipad Pro et je me rendis à l’aérodrome pour prendre le jet affrété par le club avec Nuno. C’était le début d’une nouvelle aventure…

To Be Continued
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