Etranger

Chapitre 1 : Premiers Souvenirs

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Je ne sais pas qui trouvera ce journal, peut-être un ami un inconnu un proche je sais pas, juste sachez que j’ai continué à lutter contre mes démons non sans effort. Je me devais d’écrire pour me libérer définitivement pour expliquer mon attitude mon comportement face aux autres face à vous, ceux qui liront ce texte.

Je ne savais pas par où commencer, beaucoup de choses se bousculaient dans ma tête, beaucoup de souvenir à coucher sur le papier. Puis petit à petit un souvenir est revenu en particulier, mon premier souvenir, le commencement de tout ça, en y repensant à ce moment j’ai su que je serais différent de vous tous. Ce jour-là j’ai eu pour la première fois l’impression d’être étrange. Je me souviens encore de ce jour de juin 1989, j’allais avoir 4 ans, alors oui à cet âge-là on a normalement peu de souvenir mais bizarrement j’ai énormément de flash et de choses bien ancré dans ma mémoire et ce n’est pas par plaisir comme beaucoup de choses qui vont suivre ici.

Je me souviens de ces journées presque comme si je les vivais en ce moment, quand je repense à ces moments un seul mot me revient en tête, blanc. Je me souviens du bien de la pièce, du blanc des draps, des murs et du sol, du blanc des blouses des infirmières, des masques. Seul le gris du métal du lit tranchait ce blanc presque immaculé, et flippant aussi on ne va pas se mentir. Je me souviens encore du masque à gaz pour m’endormir qui faisait suite à la piqure de l’anesthésiste. Je me souviens des semaines de nausées qui ont précédées cette opération totalement banale pour la plupart des gens, l’appendicite. Ce qui l’est moins ce sont mes sensations au réveil je me sentais différent, bizarre comme une autre personne, j’ai commencé à me poser des questions existentielles comme savoir pourquoi j’avais ce corps plutôt qu’un autre ? Que vivait les autres quand je ne les avais pas dans mon visu ? Leur vie s’arrêtait elle ? Déjà à l’époque j’avais l’impression d’être différent je ne me sentais pas à l’aise avec les autres, sûrement les prémisses de mon côté associable. J’avais ce que je pensais être des amis à ce moment-là Manuel, Emilien, François. Je me disperse comme souvent je vais essayer de me remettre les idées en place avec le verre de whisky posé à côté de moi.

Déjà à cet âge-là je me sentais pas à ma place, avec les autres avec ma famille, je me demandais à quoi tout ça rimait. Bien qu’entouré je me sentais seul, toujours concentré sur plusieurs choses et donc considéré comme rêveur tout ça parce que mon cerveau était en ébulition et donc peu concentré sur ce qu’on me disait. J’ai commencé aussi à voir les choses différemment comme si je n’étais que spectateur, un peu à l’extérieur de mon corps, j’étais là sans être là ce qui n’ai pas arrangé l’impression que les gens avaient de moi comme d’un rêveur.

J’ai mis longtemps à écrire ceci surement un peu effrayé de fouiller dans ce passé qui fait de moi ce qui je suis mais aussi qui me fait peur et me détruis, me fait un peu mal quand j’y repense.

Je sais pas quand sera la suite, ceci est une autofiction certains élément seront vrai d’autres pas

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