đŸ‡źđŸ‡± đŸ‡±đŸ‡§ đŸ‡”đŸ‡ž đŸ‡źđŸ‡· đŸ‡ș🇾 Guerre au Proche-Orient

https://x.com/Mediavenir/status/2027676782250397849?s=20

On ne va pas revenir sur l’intervention d’IsraĂ«l et des Etats-Unis tellement elle est catastrophique sur tous les plans internationaux. Mais si ce message est vrai, est-ce que ce n’est pas un suicide de l’Iran ?

Les infos, c’est que l’Iran a attaquĂ© - de façon prĂ©ventive aussi j’imagine, puisqu’on ose dire ce genre de conneries de l’autre cĂŽtĂ© - les bases militaires US dans ces pays. Pas les pays eux-mĂȘmes.

Effectivement, c’est lĂ©gĂšrement diffĂ©rent. Mais bon, lĂ  par exemple, je viens de voir une vidĂ©o a priori authentifiĂ©e d’un missile qui tombe dans les rues de Doha. On n’est pas sur une base militaire.

IsraĂ«l annonce comme quasi certaine la mort de l’Ayatollah Khamenei.

Un missile intercepté. Qui ne devait donc pas tomber là.

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Khamenei est mort.

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Et l’Iran, aprĂšs avoir visĂ© principalement les bases US, vise maintenant un peu partout dans les pays alliĂ©s aux USA/Israel. :confused:

Et le total des morts (provisoire) dans l’école pour fille en Iran touchĂ©e par un missile US/IsraĂ©lite s’élĂšve Ă  plus de 85, principalement de trĂšs jeunes filles.

Hier tu voyais des vidĂ©os partout dans les JT d’Iraniens heureux des bombes, et je peux le concevoir, mais ouais putain les victimes collatĂ©rales qu’il y a dĂ©jà


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Je sais que c’est mal de rire du malheur des autres. Mais franchement, voir tous ces influenceurs de merde, tous ces petits droitards tout content de cracher sur la France et ses impĂŽts en s’exilant dans une dictature religieuse et esclavagiste, venir chouiner et se rappeler qu’ils ont un passeport français maintenant qu’ils ne se sentent plus en sĂ©curité  mais CHEH. Restez dans votre « paradis » et demerdez-vous les tocards.

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https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/iran-cette-guerre-est-illegale-illegitime-inefficace-et-dangereuse-par-dominique-de-villepin-20260303_UBDZ57YJF5HJPDP57DFGF6G4HE/

Iran : «Cette guerre est illégale, illégitime, inefficace et dangereuse», par Dominique de Villepin

La guerre de choix dĂ©clenchĂ©e par les Etats-Unis et IsraĂ«l en Iran fait partie des seuils successifs franchis dans les derniĂšres annĂ©es qui nous rapprochent d’un monde brutal d’affrontements impĂ©riaux. Nous entrons dans une phase de guerre rĂ©gionale, au sens plein, et cette guerre prend dĂ©jĂ  la forme d’une guerre impĂ©riale, parce qu’elle est conduite sous l’idĂ©e qu’un ordre peut ĂȘtre imposĂ© par la force, corrigĂ© en permanence par la force, maintenu par la force. Elle franchit plusieurs points de non-retour : celui du droit international, celui de la diplomatie, en rompant des nĂ©gociations en cours, celui de l’élimination extrajudiciaire assumĂ©e, que seules les dictatures avaient pratiquĂ©e Ă  ce jour comme moyen politique acceptable.

Ici, l’illusion de la dĂ©fense d’un peuple opprimĂ© et massacrĂ© est mise au service de la domination Ă  tout prix des Etats-Unis et de la sĂ©curitĂ© Ă  tout prix d’IsraĂ«l. Qui peut croire un instant que Donald Trump et Benyamin NĂ©tanyahou ont pour objectif principal l’avĂšnement de la dĂ©mocratie ? Signe de leur dĂ©sintĂ©rĂȘt, ils envoient le peuple iranien se faire massacrer par le rĂ©gime, faute d’ĂȘtre prĂȘts Ă  envoyer des troupes au sol, seul moyen de renverser le rĂ©gime. Sans oublier que jamais dans l’histoire une guerre destinĂ©e Ă  instaurer la dĂ©mocratie n’y est parvenue dans un pays de taille mĂȘme moyenne. On veut nous imposer l’idĂ©e que cette guerre est illĂ©gale, certes, mais lĂ©gitime. Je dĂ©fends l’idĂ©e qu’elle est illĂ©gale, illĂ©gitime, inefficace et de plus dangereuse pour nous. La fin ne justifie pas les moyens ; au contraire, les moyens entachent la fin. Comment accepter le principe d’une guerre oĂč ce sont toujours les autres qui paient : le peuple iranien d’abord, mais aussi les peuples voisins, et bientĂŽt nos propres concitoyens Ă  travers les chocs Ă©conomiques et sĂ©curitaires ?

Cette guerre est un piĂšge pour les dĂ©mocraties, parce qu’elle prĂ©tend se faire au nom de la dĂ©mocratie, mais se mĂšne en vĂ©ritĂ© au service des empires. Personne ne regrettera Ali Khamenei. Le rĂ©gime iranien a opprimĂ© son peuple pendant des dĂ©cennies, rĂ©primĂ©, emprisonnĂ©, exĂ©cutĂ©. Il a nourri la dĂ©stabilisation rĂ©gionale par une politique de proxies et de projection, contribuant Ă  enchaĂźner les sociĂ©tĂ©s du Moyen-Orient Ă  la violence et Ă  la peur. Mais ce que produit l’intervention militaire amĂ©ricano-israĂ©lienne, c’est une multiplication des risques sĂ©curitaires : une violence accrue d’un rĂ©gime aux abois, une diffusion de la violence par des milices, soit pro-gouvernementales, soit d’opposition, soit sĂ©paratistes – l’Iran est une mosaĂŻque de peuples complexe – ou encore une dissĂ©mination de la violence terroriste dans la rĂ©gion et dans le monde. Une dĂ©mocratie embrigadĂ©e ne saurait prendre racine dans un peuple farouchement indĂ©pendant.

Il n’y a pas de dĂ©mocratie sans dĂ©cision collective

Il n’y a pas de dĂ©mocratie sans droit. Or toute cette guerre non seulement est contraire au droit international, mais est mĂȘme menĂ©e contre le droit international. Comment ne pas mesurer l’absurditĂ© des arguments des nouveaux bien-pensants qui disent que, puisqu’il y a des violations du droit international, le droit international n’existe plus ? Parce que des meurtres sont commis, le droit cesserait de s’appliquer ? Mais, en rĂ©alitĂ©, le droit est pour Donald Trump un signe de faiblesse et il ne respecte que la force. Faut-il rappeler que les Etats-Unis sanctionnent des juges de la Cour pĂ©nale internationale, y compris français ? Lorsque la rĂšgle recule, notre propre sĂ©curitĂ© devient plus fragile. La rĂšgle n’est pas un luxe, elle protĂšge les peuples, et c’est pourquoi elle protĂšge aussi notre sĂ©curitĂ©. Le droit international n’est pas une coquetterie, encore moins un hĂ©ritage encombrant, c’est notre premier rempart. C’est ce qui empĂȘche que le «deux poids, deux mesures» gĂ©nĂ©ralisĂ©, la loi du plus fort, finissent par s’appliquer au Groenland, Ă  l’Europe de l’Est ou mĂȘme Ă  l’intĂ©gritĂ© du territoire français un jour.

Il n’y a pas de dĂ©mocratie sans dĂ©cision collective. Pas davantage d’alliance. Or les EuropĂ©ens semblent n’avoir Ă©tĂ© ni prĂ©venus, ni associĂ©s aux dĂ©marches qui ont conduit Ă  la guerre, de mĂȘme qu’ils sont mis Ă  l’écart de la soi-disant paix en Ukraine. Nous endossons une dĂ©rive sur laquelle nous n’avons aucune prise.

Il n’y a pas de dĂ©mocratie sans une opinion Ă©clairĂ©e par la raison. Or cette guerre est une tentation pour les mĂ©dias car elle offre des mots tout faits pour les journaux, comme cette guerre «prĂ©ventive» dont on se demande bien ce qu’elle pouvait prĂ©venir. Elle offre des images et on sait depuis la premiĂšre guerre du Golfe que la guerre des missiles est tĂ©lĂ©gĂ©nique et captive l’attention de son public. Elle offre, comme toujours, l’illusion des solutions simples Ă  des problĂšmes compliquĂ©s.

Il n’y a pas de dĂ©mocratie sans souverainetĂ© nationale. La Charte des Nations unies est et reste inviolable, un point c’est tout.

Nous voyons ainsi se dessiner l’hubris impĂ©riale sous ses deux formes. Du cĂŽtĂ© amĂ©ricain, l’aspiration Ă  la domination par la puissance, la tentation de substituer la contrainte Ă  la procĂ©dure, de remplacer le cadre par la dĂ©cision unilatĂ©rale. Du cĂŽtĂ© israĂ©lien, une logique de sĂ©curitĂ© qui n’est plus seulement dĂ©fensive, mais qui tend vers la domination et l’écrasement, partout oĂč c’est jugĂ© nĂ©cessaire, en profitant de la fragmentation et des zones grises, du Sud-Liban au Sud-Syrie, du YĂ©men aux autres interstices oĂč l’Etat s’efface. On ne guĂ©rit pas les empires par d’autres empires. Remplacer une domination par une domination, c’est prĂ©parer la revanche. Et la revanche, nous la payons toujours, par ricochet, sur notre sol.

Un piùge existentiel pour l’Europe

C’est un piĂšge pour ce qui reste d’ordre mondial sacrifiĂ© Ă  la rĂ©action en chaĂźne de la prolifĂ©ration nuclĂ©aire, de la course aux armements et de la violation gĂ©nĂ©ralisĂ©e du droit. Cette guerre est un danger concret pour les Français et les EuropĂ©ens, car elle leur impose l’essentiel des risques de rĂ©percussions. En cas de vague migratoire comme en Syrie en 2015, en cas de crise pĂ©troliĂšre comme en 1973, en cas de vague terroriste comme en 1985-1986, ce ne sont pas les Etats-Unis qui seront en premiĂšre ligne. C’est le peuple français. Il est donc de la responsabilitĂ© des dirigeants de mettre en Ɠuvre une politique Ă©trangĂšre fondĂ©e d’abord sur la sĂ©curitĂ© des Français.

C’est mĂȘme un piĂšge existentiel pour l’Europe et pour la France, car c’est un appel puissant Ă  leur soumission. Des sirĂšnes visiblement bien entendues sur le continent. Aucune condamnation de la violation du droit international. Kaja Kallas, la vice-prĂ©sidente de la Commission, n’évoque mĂȘme pas de bombardements dans son communiquĂ©. Le chancelier allemand fait peser la responsabilitĂ© sur l’Iran. Le prĂ©sident de la RĂ©publique danse sur des ambiguĂŻtĂ©s.

Une coalition de garde-fous

J’en tire deux actions indispensables.

La premiĂšre action est immĂ©diate, c’est celle qui doit permettre d’éviter la catastrophe annoncĂ©e de cette guerre d’Iran, soulager le peuple iranien, renforcer les mĂ©canismes de responsabilitĂ©.

D’abord, la France doit protĂ©ger ses ressortissants, sĂ©curiser ses emprises, anticiper les chocs Ă©conomiques et Ă©nergĂ©tiques : c’est le minimum dĂ» Ă  nos compatriotes quand la force des autres nous expose.

Mais il va ici falloir aller au-delà et assumer notre nouvelle faiblesse et faire cause commune avec d’autres puissances affaiblies, dans le monde et au Moyen-Orient.

Une coalition en Europe pour peser sur les messages profondément déséquilibrés et inquiétants qui viennent désormais de Bruxelles.

Une coalition au Moyen-Orient avec nos alliĂ©s et partenaires, pour les protĂ©ger au mieux des frappes de reprĂ©sailles iraniennes visant les intĂ©rĂȘts amĂ©ricains dans la rĂ©gion. Cette coalition politique et diplomatique de retenue doit tracer un chemin hors de la guerre par tous ceux qui ne veulent pas cette guerre, parce qu’ils ont Ă  en payer le prix. Pas une coalition militaire, mais une coalition de garde-fous.

Une coalition aux Nations unies pour porter la voix du droit international. A dĂ©faut du Conseil de sĂ©curitĂ© bloquĂ©, il faut s’appuyer sur la lĂ©gitimitĂ© de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU pour rassembler une majoritĂ© politique mondiale autour d’un principe simple : stopper l’extension, protĂ©ger les civils, rĂ©tablir la rĂšgle.

La deuxiĂšme action est existentielle. Nos armĂ©es ne sont pas en mesure de mener des actions autonomes, consĂ©quentes et de haute intensitĂ© dans la durĂ©e, ce qui nous rend dĂ©pendants de nos alliĂ©s et d’abord des Etats-Unis.

Nos rĂ©seaux de communication ne permettent pas d’assurer la souverainetĂ© de nos donnĂ©es et de nos Ă©changes et la maitrise satellitaire risque d’arriver dans une zone critique, nous rendant lĂ  aussi dĂ©pendants de la bienveillance amĂ©ricaine, voire d’entreprises privĂ©es.

C’est pourquoi aujourd’hui l’enjeu est de reconstruire la capacitĂ© d’action et d’initiative de la France. Nous devons devenir plus forts Ă  notre tour, non pour manier la force contre les autres, mais pour la mettre au service du droit et de notre sĂ©curitĂ©.

La France, c’est la dĂ©mocratie ; et c’est pour cela que les intĂ©rĂȘts des peuples ne nous seront jamais Ă©trangers.

La France, c’est le droit international et le multilatĂ©ralisme. C’est pourquoi nous devons porter un projet de renaissance de la diplomatie globale et de l’ONU au lieu de la dĂ©clarer morte, voire d’en faire une vieillerie dĂ©passĂ©e par quelques responsables politiques français.

La France, c’est l’indĂ©pendance. Cela suppose de nouer un vĂ©ritable pacte de souverainetĂ© nationale pour redresser l’ensemble de nos capacitĂ©s. Cela repose sur une cohĂ©sion sociale retrouvĂ©e et cela exige de retrouver la justice sociale. Cela repose sur un Etat en ordre de marche pour garantir et rĂ©guler les souverainetĂ©s essentielles des Français. Cela repose sur une ambition d’avenir fondĂ©e sur une Ă©conomie compĂ©titive, innovante et robuste.

Vous pensez qu’il tente une prise de tempĂ©rature ? Il se fait un peu vieux (72 ans), mais il a un boulevard sur la droite modĂ©rĂ© et une belle partie des Macronistes encore « centristes Â» qui ne peuvent pas blairer Attal.

Je me disais bien qu’on l’avait pas encore entendu celui là, il nous manque plus que BHL et on est bien :sac:

Ça fera doublon avec Leclerc qui sous-entendait vouloir y aller rĂ©cemment non ?

Je sais qu’il est actuellement personnalitĂ© politique favorite des Francais (ce pays putain
 :pls:), mais je pense que son nom (et du coup la marque qu’il reprĂ©sente) lui ferait beaucoup de mal.

J’imagine qu’il veut plutĂŽt ĂȘtre dans l’oreille de quelqu’un. Comme tout bon trĂšs riche qui veut avant tout avoir plus d’argent dans les poches (vu ses propositions principales, le mec a pas mis trois minutes Ă  parler de « dĂ©charger les cotisations patronales et salariales, et trouver d’autres sources de financements pour le social Â»).

EDIT : D’ailleurs, de Villepin est juste derriere-lui.

Hollande 42%. :killfire:
Lecornu 43%.
Edouard Philippe en pleine ascension. :killfire: :killfire: :killfire:

Et les moins bons de la classe, pour le fun (devinez qui est le plus détesté) :

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Putain autant MĂ©lenchon et Hassan je comprends, autant Bompard c’est juste son logo LFI qui dĂ©range, parce que je vois pas bien comment dĂ©tester ce mec.

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Il est sur tous les plateaux tout le temps, ça joue contre lui vu qu’il doit en permanence rĂ©pondre des critiques et des accusations.

Melenchon 72% bordel

Je pense ne pas avoir besoin de rappeler que je suis pas du tout fan de Macron, mais je l’ai trouvĂ© trĂšs juste

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Lecornu Ă  43 % ça me semble pas trĂšs surprenant, il a pas mal menĂ© sa barque en termes de communication (le fait qu’il ait renoncĂ© la premiĂšre fois donne l’image de quelqu’un qui ne s’accroche pas au pouvoir Ă  tout prix, le fait qu’il soit le premier macroniste de haut rang Ă  nĂ©gocier aussi ouvertement avec le PS doit l’aider avec ce qu’il reste de centre-gauche, et le fait qu’il ait rĂ©ussi Ă  passer le budget alors que la situation semblait catastrophique il y a 5 mois lui donne une image de force).

Je rejoins @Revizor sur Bompard, mĂȘme si je tiquerai toujours sur la loyautĂ© au vieux en l’état actuel des choses, il renvoie une image bien meilleure que beaucoup de ses camarades de LFI Ă  mon sens (il rĂ©ussit Ă  incarner une gauche forte mais sans sembler aussi sectaire que certains, sans tomber dans les provocations Ă  la noix trop frĂ©quentes chez LFI et semble parfaitement compĂ©tent).

De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, je trouve sa ligne diplomatique tout Ă  fait acceptable (bon je prĂ©fĂ©rerai toujours quelqu’un qui l’appuie encore plus fort comme un Chirac, et on ne va pas nier qu’il y a hĂ©las eu de terribles maladresses Ă  l’adresse de l’Afrique), quand il reste sur ces domaines, et il a une prestance naturelle qui fait mouche pour ce genre d’affichage. C’est quand il se recentre sur les politiques intĂ©rieures que son mĂ©pris profond et sa politique de classe bourgeoise rejaillissent, c’est limite con ça, lui comme prĂ©sident qui reste dans son couloir (un peu comme le Chirac de la fin des annĂ©es 90) et un PM de gauche, ça aurait pu faire tellement de bien ces derniĂšres annĂ©es.

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