Bon, je viens raconter la suite de mon histoire ici, mĂȘme si pour le coup yâa pas de sexe, pas dâAmaretto ni quoi que ce soit. Mais je pense que vous mĂ©ritez, cher public, une saison 02 ![]()
Hier donc, jâĂ©tais de sortie scolaire avec mes secondes 6. On a Ă©tĂ© du cĂŽtĂ© de Cassel (pour les nordistes, vous savez, pour les autres câest « le plus beau village de France » de je sais plus quelle annĂ©e, câest StĂ©phane Bern qui lâa dit). Deux accompagnatrices : ma collĂšgue documentaliste, qui est vieille et moche mais ma foi fort sympathique, et⊠Brigitte. Vu que câest notre projet (vous lâavez ?).
La matinĂ©e se dĂ©coupe de telle maniĂšre : pendant que ma collĂšgue documentaliste emmĂšne un groupe dâĂ©lĂšve au MusĂ©e de la Radio de Boeschepe (câest pittoresque), Brigitte et moi on emmĂšne le reste en rando jusquâau sommet du Mont des Cats. 7km de marche, deux fois pour nous donc puisque les gamins sont divisĂ©s en deux groupes. La premiĂšre tournĂ©e se passe bien, il fait beau, les gamins sont gentils, Brigitte est rayonnante mais on reste pro et dans une relation amicale saine et tout et tout. Puis vient le deuxiĂšme groupe, et lĂ , au moment du retour, est-ce Ă cause de la prĂ©sence de celle qui mâa retournĂ© (âŠ) le coeur lâan passĂ©, est-ce la fatigue, est-ce la maladresse, mais je me tords la cheville. Mais bien, bien tordue. Je fais le mec, je termine la rando en serrant les dents, mais je sens bien que je vais souffrir tout lâaprem.
On finit toute la journĂ©e, avec donc un resto, un musĂ©e et une derniĂšre ballade, et je souffre mais ça va, je me dis que câest pas grand chose, dâautant que jâai surtout mal quand je reste immobile un moment. On rentre tranquillement au lycĂ©e, et tout va bien.
Sauf que, ce que je ne vous ai pas dit, câest que le matin, jâavais covoiturĂ© avec Brigitte. Et donc il faut la ramener. Et là ⊠impossible de conduire. En descendant du bus, je comprends que câest mort, que mon pied ne touchera plus le sol avant un moment. Donc Brigitte prend les choses en main (titre) et me conduit, avec ma voiture, aux urgences. OĂč ma femme viendra nous rejoindre. Le malaise est palpable. Elle sait que je sais quâelle sait que je sais.
Jâen rigole ce matin, mais le bilan, câest que :
- câĂ©tait ultra gĂȘnant
- jâai 6 semaines de plĂątre
- Brigitte et ma femme se sont enfin rencontrées

