Une moitié de saison et une vingtaine de matchs plus tard, l’heure du premier bilan est venu du côté de l’équipe stéphanoise.
La saison commença par une série d’amicaux qui, au vu de la faible adversité, avaient avant tout pour but de mettre en confiance les joueurs :
Et ce fut chose faîte. Sans être brillants, l’ASSE a été solide, notamment défensivement. Le jeune Saliba, titulaire lors des trois matchs a été brillant. Offensivement, Khazri a confirmé son statut de star (3 buts 2 PD), Beric et Diony se sont répondus pour le poste de titulaire (1 but chacun). Et il fallait engranger de la confiance car le début de championnat allait s’avérer… rude.
Partie 1 : ça commence fort !
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le calendrier était corsé. Le premier match, ardu sur le papier, se révéla finalement tranquille pour les stéphanois. Et il fallait absolument prendre ses trois points. Car ensuite, ce furent les deux derniers champions de France que l’ASSE prit pleine poire. Sans être ridicules, la différence de classe entre les équipes était nette, et la saison commençait bien mal pour l’ASSE, battue pour la seconde fois à domicile sur un but de… Paul Pogba, nouvelle recrue parisienne.
Heureusement, c’est à l’extérieur que l’ASSE se refit une santé, d’abord à Strasbourg avec une victoire à l’arrachée précieuse, plus tard à Nîmes de façon bien plus nette. Entre-temps Marseille était passé, et les stéphanois affichaient alors un bien vilain 1/9 points pris contre les équipes majeures du championnat.
La qualification en coupe permettait au remplaçant de gratter quelques minutes, et à certains comme Diony de se mettre en valeur avec un doublé.
Partie 2 : ça patine sévère !
Une première victoire à domicile (enfin) sur un score fleuve, les verts enchaînaient ensuite contre Angers, non sans mal. Deux coups d’arrêts consécutifs contre des adversaires à priori abordables, avant la honte et l’élimination terrible en Coupe de France. Les amateurs jouèrent le coup à fond, d’abord en égalisant en fin de match sur une erreur grossière du jeune Saliba, puis en remportant une séance terrible de tirs au but. Marqués par cet échec retentissant, des verts décidément trop irréguliers allèrent perdre piteusement à Toulouse, pour finalement renouer avec la victoire dans un match débridé face au LOSC. Le bilan comptable n’est pas si mauvais, mais la qualité de jeu est… limitée.
Partie 3 : Défaite interdite !
Quelques cartons offensifs, des matchs compliqués face à des concurrents européens, et un derby. Âpre, sale, et qui pour une fois termina véritablement sur ce score nul qui sans satisfaire personne, permettait aux deux équipes d’espérer être le seul vainqueur d’un derby sur cette année. La victoire face au Stade Rennais prenait une importance énormissime du fait du classement de ces derniers.
Le classement à la mi-saison
Tandis que Paris caracole en tête et file tout droit vers un nouveau titre, derrière ça s’écharpe sévère pour les places qualificatives en Ligue des Champions. 4 équipes qui se tiennent en trois points, et parmi elles, les stéphanois. La lutte promet d’être intense. Notons que Sainté aura donc fait 2 V 2 N et 2 D face au Top 6 de Ligue 1. Stable.
Derrière ça a déjà décroché, et notamment Lyon, complètement à la ramasse et qui oscille toujours entre victoire et défaite. Nice n’est pas au mieux non plus avec seulement 4 points d’avance sur le barragiste. En bas, ça semble très mal se goupiller pour Amiens, tandis que Strasbourg et Nîmes se tirent la bourre pour ne pas être le dindon d’une mauvaise farce.
Les stats des joueurs à la loupe !
Tout d’abord au niveau défensif. Ruffier, irremplaçable, assure globalement une très bonne saison, classique. En revanche, les titulaires de la défense sont à la peine globalement, et si Perrin et Debuchy assurent le strict minimum, c’est dur de trouver une stabilité en défense centrale. Kamara a joué bien plus qu’un match (bug du jeu) mais est encore trop tendre, à l’image d’un Saliba dépassé et fautif à de trop nombreuses reprises. Subotic ne joue pas ou presque et a un bon de sortie lors du prochain mercato. Kolo, sans être étincelant, profite de sa polyvalence pour enquiller les matchs.
Porro et Silva, pour terminer sur les profils défensifs, gagnent des minutes en étant très réguliers voir excellents lors de leurs sorties. Une place de titulaire à prendre pour le brésilien ?
Au niveau des milieux de terrain, une paire se détache très clairement : M’Vila s’affirme comme le taulier de l’équipe, et Ait Bennasser comme un lieutenant solide et efficace des deux côtés du terrain. Ils ne laissent aucune miette à leurs coéquipiers, et Vada retrouvera donc les Girondins prématurément.
Devant, il y’a de très belles surprises telles Diony, souvent efficace en sortie de banc ou Gourcuff, épargné par les blessures jusque-là et qui sait se montrer décisif. Des confirmations avec Cabella et Khazri, excellents et qui commencent à développer une véritable entente sur le terrain. Et des interrogations, trop nombreuses : Hamouma qui semble cramé, et qui aura plus pris de cartons que créer de buts ; Nordin, encore trop tendre malgré quelques éclairs, et Beric dans une moindre mesure, qui se contente du strict minimum au niveau des stats mais avec un impact trop limité dans le jeu. Emenike joue les faire-valoirs en coupe, bloqué par l’éclosion, la renaissance du phoenix Lois.
En conclusion, l’équipe semble reposer sur une base solide, mais pour espérer le graal à l’issue de la saison, il faudra s’affirmer dans les matchs à enjeux, et espérer que les jeunes
Saliba, Kamara, ou encore
Nordin prennent enfin la mesure de leur rôle à jouer.
Ci-après, les tableaux de la LDC et de l’Europa League, pour information, avec des performances intéressantes des clubs français
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