Star Trek


Space, the final frontier. These are the voyages of the starship Enterprise. Its five year mission : to explore strange new worlds, to seek out new life and new civilisations, to boldly go where no man has gone before.



Star Trek, ces 2 mots évoquent immédiatement pour la plupart des gens l’exploration à travers l’espace infini. Et surtout, surtout, Mister Spock, personnage ô combien emblématique. Je vais faire sur ce topic une brève présentation de ce monument de la science-fiction. D’abord d’un point de vue général puis série par série, sans oublier les films, en en dévoilant le moins possible, car malgré le grand âge de la plupart des séries et films il serait dommage de se faire spoiler ici quand on n’a pas lu les articles wiki ou autres sur cet univers, articles qui en dévoilent éhontément bien trop et qui m’ont gâché certains twists.
Que dire sur cet univers créé au milieu des années 1960 par Gene Roddenberry ? Il est tellement vaste et source inépuisable d’imagination. 7 séries (dont une d’animation) et 13 films à l’heure actuelle. Sans compter les centaines de romans et nouvelles. Et on est loin, très loin d’en avoir fait le tour.
De nombreux thèmes sont bien sûr abordés à travers tous les épisodes et films : guerre/paix, lutte des classes, féminisme, racisme, religion, etc. Avec toujours en filigrane la dichotomie Bien/Mal et on sent le profond humanisme du créateur tout le long. À tel point que certains peuvent reprocher la morale bien-pensante qui demeure prégnante. Mais c’est un parti-pris voulu et assumé. Ici, le Bien, ou du moins la vision du Bien de Roddenberry, finit toujours par triompher, y compris dans les séries créées après sa mort.
Roddenberry avait aussi une vision franchement optimiste du futur de l’Humanité : éradication de la plupart des maladies, aucune guerre fratricide, le système monétaire absent sur Terre. Cela surprend mais il faut garder en tête que la création date d’une époque où l’on voyait globalement l’avenir en rose. Par contre s’agissant des espèces extra-terrestres il en est paradoxalement tout autre : la nature des espèces rencontrées va du pacifique au guerrier en passant par le comique, les maladies sont présentes de même que la cupidité chez certaines espèces ainsi que les guerres.
Le point commun à toutes les séries Star Trek est la NASA du futur : Starfleet. Tous les capitaines lui doivent obéissance et suivre les règles édictées. Bien évidemment tous devront à plusieurs reprises désobéir et franchir les limites, sinon ce n’aurait pas été drôle. Et l’univers Star Trek n’aurait pas duré aussi longtemps. On peut aussi noter que les races aliens importantes et récurrentes ont un aspect fortement humanoïde. Si c’est regrettable je pense que l’explication est à chercher dans le budget maquillage et effets spéciaux, mais je peux me tromper.
Note : la petite phrase en anglais en haut est la phrase d’accroche présente dans le générique de chaque épisode de la première série Star Trek.


Sommaire :

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Star Trek : The Original Series


La toute première série Star Trek (nommée + tard “The Original Series” par commodité afin d’utiliser l’acronyme “TOS” lorsqu’on veut la citer) dont la diffusion a commencé en septembre 1966 sur NBC. N’atteignant jamais le top 50 en popularité elle ne durera que 3 saisons et 79 épisodes de 52 minutes et s’arrêtera en juin 1969. Mais elle a tout de même vu un mythe se construire autour d’elle par la création de produits dérivés, fanzines et, surtout, de rassemblements annuels de fans sous forme de conventions.

Le pitch : la série raconte les aventures de l’équipage du vaisseau Enterprise à travers la galaxie, à la recherche de nouvelles planètes et espèces afin d’apporter de nouvelles connaissances à l’humanité. Avec les Klingons en tant qu’aliens ennemis en fil rouge.

Personnages principaux :

James T. Kirk : LE capitaine de Star Trek. Viril, charismatique, plein d’humour, instinctif tout en étant capable de faire preuve de logique froide. Prêt à tout pour parvenir à ses fins quitte à désobéir au règlement de Starfleet. Admiré par l’équipage, seuls Spock et McCoy, ses meilleurs amis, lui tiennent tête.
 
Spock : l’incarnation de Star Trek, sans doute le personnage le + connu de l’histoire des séries télés sans avoir été le + vu. C’est dire l’impact qu’il a eu. Si sa mère est humaine, son père est un vulcain, race qui a annihilé quasiment toute émotion pour laisser place au sang-froid et à la logique en toute circonstance. Spock a principalement les caractéristiques de cette race. Son duo avec Kirk fonctionne à merveille.
 
Leonard McCoy : le médecin de bord, grand ami de Kirk qu’il appelle Jim. Sa phrase “He’s dead, Jim !” est devenue un gimmick dans l’univers geek. Personnage bougon, râleur, mais au grand cœur, il se confrontera souvent à Spock dont il n’apprécie guère le côté stoïque.
 

Personnages un peu moins principaux mais importants quand même :

Montgomery Scott : l’ingénieur en chef, très malin bien qu’impulsif, indispensable à l’Enterprise, grand amateur de whisky.
 
Nyota Uhura : officier chargée des communications, principale présence féminine à bord.
 
Hikaru Sulu : principal pilote du vaisseau. L’épisode où il pratique l’escrime restera dans les mémoires.
 
Pavel Chekov : enseigne, chargé de navigation, puis responsable de la sécurité, son impulsivité lui jouera des tours ainsi qu’à l’équipage.
 
Christine Chapel : infirmière, elle assiste le Dr McCoy à bord du vaisseau.
 

Notes :

  • si les épisodes peuvent se regarder dans le désordre ou dans l’ordre de diffusion car ils sont sous forme de stand alone je vous conseille tout de même de les visionner selon l’ordre de production (ici : http://fr.memory-alpha.wikia.com/wiki/TOS) car, particulièrement la 1ère saison, les auteurs se cherchaient quant aux divers costumes, maquillages, objets, etc. L’ordre de production permet de garder une certaine progression sur ces points.
  • le tout premier pilote, The Cage, est repris quasi-intégralement dans le double épisode The Menagerie. À vous de voir si vous avez envie de le regarder 2 fois ^^ Pour être honnête, cela ne m’a pas dérangé. Il faut dire que dans le double épisode c’est saucissonné et plutôt pénible.
  • en pleine Guerre Froide et ségrégation la série met en scène un russe, un japonais, une noire. Qui s’entendent très bien avec le reste de l’équipage plutôt US (hormis Spock et Scott). Fortiche. La scène du baiser entre Kirk et Uhura a d’ailleurs provoqué un scandale dans les milieux conservateurs.
  • les effets spéciaux, sans surprise, sont franchement cheap, même dans les épisodes remasterisés dispo sur Netflix, mais ça passe si on n’est pas exigeant ; de même pour les scènes d’action qui étaient parfois risibles même à l’époque, d’ailleurs voici celle considérée comme une des pires jamais vue dans l’histoire des séries TV américaines :

:chirac:


Mon avis : j’ai été très surpris. Certes c’est lent, c’est cheap (ces pyjamas en guise de costume, bon sang), certains épisodes sont vraiment nases, mais je m’attendais à pire, or dans l’ensemble c’est très bon. La série s’améliore même au fil des saisons. Moi qui aime la SF j’ai été servi.

Alors, bien sûr, le jeu des acteurs est très théâtral, mais c’est l’époque qui veut ça, je suis facilement passé outre. De même pour la résolution des épisodes, souvent on sent que les scénaristes ont été pris de court par le temps et ont utilisé des raccourcis tirés par les cheveux pour terminer en vitesse.

Il faut dire que la série est tellement intelligente et fine que les défauts paraissent finalement secondaires. Les dialogues sont mis au premier plan. À tel point qu’un épisode a été passé sans images à une classe de cinéma pour prouver que l’intrigue était encore compréhensible.
J’ai tout de même un regret : les interactions entre les personnages ainsi que leur personnalité ne sont pas vraiment développées, surtout pour les rôles secondaires. Les va-et-vient incessants des acteurs en dehors du trio principal n’aidant pas, il est vrai. Ce n’est que vers la moitié de la 2è saison et surtout lors de la 3è que ça prend forme. Dommage que la série n’ait pu continuer au-delà.
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Star Trek : The Animated Series

Diffusée entre septembre 1973 et octobre 1974, cette deuxième série est la suite directe de TOS et contient 2 saisons pour un total de 22 épisodes de 26 minutes. Considérée par certains comme la 4è saison de TOS. Le fait qu’elle soit une série d’animation a permis aux créateurs de laisser libre court à leur imagination quant aux races extra-terrestres, bien davantage que pour la série originelle qui était fortement limitée de ce côté pour des questions de budget maquillage et effets spéciaux.

Les personnages sont les mêmes que pour la 1ère série, à l’exception de Pavel Chekov, remplacé par 2 aliens, respectivement à gauche et à droite sur l’image ci-dessus : Arex, chargé de la navigation, et M’Ress, officier assistant Uhura aux communications. Le pitch reste inchangé : la mission d’exploration du vaisseau Enterprise se poursuit et l’équipage rencontre de nouvelles races d’extra-terrestres.

Notes :

  • série d’animation la plus chère jamais produite à l’époque, principalement dû aux salaires des acteurs pour doubler les voix.
  • elle a reçu en 1975 un Emmy Awards de la meilleure série pour enfants
  • 1ère apparition de la technologie holographique à champ de force, que l’on verra surtout lors des 3 séries suivantes à travers le “holodeck”.

Mon avis : série dispensable. Bien que d’un point de vue technique elle soit très bonne, surtout quand on considère l’époque de création, et qu’elle montre davantage de races, d’objets, de vaisseaux et va plus loin dans l’imaginaire, je me suis un peu ennuyé. La série est axée action plus que réflexion. La durée des épisodes (26 minutes contre 45-50 pour TOS) ne laisse pas place au développement, on va à l’essentiel. Mais bon, 22 épisodes de 26 minutes, ça passe vite, et on apprend quand même de nouvelles choses sur la mythologie Star Trek, particulièrement sur les Vulcains, mais aussi puisque de nouvelles races sont introduites, races que l’on verra plus tard dans les autres séries.
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Star Trek : The Next Generation


La troisième série Star Trek, diffusée de septembre 1987 à mai 1994 pour un total de 7 saisons et 178 épisodes de 45 minutes. Si le pitch est le même que pour la 1ère série, l’histoire se déroule près d’un siècle plus tard. C’est avec cette série que l’univers Star Trek a pris de l’ampleur à la télévision et a permis la création des séries suivantes. Bien sûr les films issus de la série TOS, sortis quelques années avant, ont joué un rôle mais le fait de voir qu’une série avec d’autres acteurs que l’équipe originelle attire le public a encouragé les producteurs et décideurs à poursuivre.

Produite 20 années après TOS le bond technologique est frappant à l’écran, tant dans les décors et costumes que dans les effets spéciaux. Si elle reste relativement kitsch, surtout les 2 premières saisons, cette série est bien moins cheap. Le jeu d’acteur est plus naturel aussi. Et les scénarios sont davantage élaborés d’un point de vue continuité, particulièrement à partir de la troisième saison, éliminant l’aspect “stand alone” des épisodes de TOS. Les liens entre les personnages principaux sont bien plus travaillés aussi.

Aperçu rapidement dans la série animée TNG introduit un superbe accessoire scénaristique qui est le “holodeck”. Kézako ? Un genre de salle à réalité virtuelle utilisant une technologie holographique dans laquelle on peut manipuler des objets, toucher des personnages fictifs et même subir des blessures. Cela donnera lieu à de nombreux épisodes aux scénarios allant du comique au sérieux. La salle pouvant servir de lieu d’entraînement comme de revisites des histoires de Sherlock Holmes, par exemple. Un formidable outil donc comme dirait l’autre.

Personnages principaux :

Jean-Luc Picard : bien plus diplomate et cérébral que Kirk, Picard cherchera toujours la solution la plus pacifique aux divers conflits. Toutefois il ne craint pas de mener l’assaut si nécessaire. Par contre, contrairement à Kirk, désobéir aux consignes de Starfleet lui pose de gros problèmes de conscience et entraînera quelques clashs avec des membres de l’équipage.
 

William T. Riker : Premier Officier, il remplace Picard si besoin. Et s’opposera souvent à lui, étant davantage vindicatif et moins enclin à une solution pacifique même si au final il se ralliera à son capitaine de par son sens profond du respect de la hiérarchie. Personnage complexe, ambitieux et modeste (il refuse les propositions de diriger son propre vaisseau), séducteur et fidèle, fin tacticien tout en prenant des risques, assurément l’un des personnages les plus travaillés de TNG.
 

Data : LE personnage de TNG. Androïde cherchant la condition humaine, caution humoristique de la série. Doté d’un cerveau positronique (clin d’œil à Asimov) il se montre sans cesse en apprentissage tout le long de la série. Tout en faisant montre d’une logique robotique implacable. Sans doute influencé par mes lectures d’Asimov, c’est le personnage qui m’a procuré le plus d’émotions de toutes les séries Star Trek. Son duo amical avec Geordi LaForge est touchant.
 

Geordi LaForge : pilote la 1ère saison, chef-ingénieur ensuite, grand ami de Data. Sa cécité de naissance est compensée par un “Visor” qui lui permet de voir au-delà du spectre de vision normal. Il est à la recherche du grand amour mais est extrêmement timide et maladroit avec les femmes, ce qui donnera lieu à des scènes drôles. D’un grand courage lors des missions exploratrices, il se montre vite un élément précieux aux yeux du capitaine Picard.
 

Deanna Troi : hybride humaine par son père et bétazoïde par sa mère, elle possède naturellement une grande partie des pouvoirs psychiques de sa race maternelle la rendant capable de grande empathie envers les autres, et même de télépathie avec sa mère. Elle remplit principalement le rôle de conseillère-psychologue au bord de l’Enterprise. Ses pouvoirs empathiques lui permettant de discerner les mensonges, elle est d’un grand secours lors des négociations.
 

Beverly Crusher : officier médical en chef à l’Enterprise. Absente lors de la 2è saison car elle a accepté un poste de directrice à Starfleet, elle revient lors de la 3è saison, n’aimant pas les tâches administratives. Assez distante au départ bien que très douée sur le plan médical, elle finira par nouer des relations sincères et profondes avec le reste de l’équipage ; craintive au début elle se montrera d’une grande bravoure lors de quelques missions.
 

Worf : Klingon élevé par des humains, officier tacticien puis chargé aussi de la sécurité. Personnage très complexe doté d’un sens aigu des responsabilités, ses réactions semblent parfois illogiques. D’une force herculéenne, il contrôle difficilement ses pulsions de violence dues à sa race mais a toutefois l’entière estime de l’équipage, ce qu’il a du mal à comprendre. De nombreux épisodes exploreront son côté Klingon.
 

Autres personnages importants :

Wesley Crusher : fils de Beverly, enseigne aspirant. Particulièrement intelligent pour son âge, il participera à quelques missions et pilotera même l’Enterprise à l’occasion. Il voue une admiration sans bornes pour Picard. Personnage régulier lors des 4 premières saisons, sa présence se fera plus rare par la suite.

 

Natasha Yar : officier en charge de la sécurité. Aura à ce titre de nombreuses prises de bec avec Worf, ce dernier acceptant mal qu’une femme puisse remplir cette fonction ; elle finira cependant par gagner son respect. Présente lors de la première saison. L’actrice jouera un autre rôle plus tard dans la série.

 

Katherine Pulaski : officier médical en chef lors de la 2è saison en remplacement de Beverly Crusher. Très professionnelle mais aussi très froide, elle aura du mal au début à se lier avec l’équipage, particulièrement avec Picard et Data.

 

Guinan : genre de barman psychologue de l’espèce El-Aurienne, personnage mystérieux, prodigue des conseils spirituels. Son grand âge lui confère une immense expérience, combiné à sa fine intelligence analytique elle se montre d’une aide précieuse à quelques occasions.

 

Il y a encore une bonne dizaine d’autres personnages plus ou moins récurrents, dont Lwaxana Troi, la mère de Deanna, ou encore Miles O’Brien qu’on verra surtout lors de la série suivante, Deep Space Nine. Je ne vais pas les citer ici, à l’exception de celui-ci :

Q : entité immortelle omnipotente et omnisciente, aux grands pouvoirs ; elle causera bien des soucis au capitaine Picard. Chacune de ses rares apparitions donne lieu à des épisodes magistraux dans lesquels l’Humanité est remise en question. Sa rivalité avec Picard est d’un délice et source de grands moments. Assurément mon personnage secondaire préféré.

Notes :

  • des acteurs de TOS font leur apparition dans cette série en tant que guests. On verra notamment Montgomerry Scott, Leonard McCoy et Spock.
  • les actrices jouant les rôles de Lwaxana Troi et Katherine Pulaski ont exercé dans TOS. L’infirmière Chapel pour la 1ère et 2 petits rôles pour la seconde.
  • on l’avait déjà remarqué dans les films TOS, les Klingons ont ici un autre aspect que dans la 1ère série. La justification sera donnée dans Star Trek : Enterprise.
  • toujours à propos des Klingons : ennemis lors de TOS, ils sont cette fois alliés. L’explication sera distillée tout le long des premières saisons.

Mon avis : excellente série, les progrès dans les effets spéciaux, maquillages et costumes permettent à l’univers Star Trek de prendre une toute autre dimension. Si les 2 premières saisons sont assez classiques et très proches de TOS dans leur construction, la série prend véritablement son envol à partir de la troisième saison.

La téléportation, l’holodeck, la diplomatie, la politique, tant sur le plan technologie du futur que sur le plan intellectuel, TNG propose des scénarios brillants et d’une profondeur que TOS ne pouvait atteindre à l’époque. L’abandon progressif du format stand alone établit par la force des choses une chronologie qui participe à l’attachement que l’on peut avoir sur les personnages.

À propos des personnages, justement, leurs relations sont bien plus soignées d’un point de vue scénaristique que dans TOS et chacun des rôles principaux aura ses épisodes dédiés. En particulier Worf, le personnage de race klingonne. Ainsi que Data, l’androïde. Les parties de poker et les aventures dans l’holodeck jouent grandement dans la compréhension que l’on peut avoir sur la personnalité de chacun et les interactions entre eux.

Bref, si TOS peut vous rebuter par son aspect vieillot, je ne peux que vous conseiller TNG, d’autant que, même si de nombreuses références y sont faites, il n’est nul besoin d’avoir vu TOS pour comprendre pleinement TNG. 30 ans après sa création elle se regarde encore aisément. Malgré l’absence de Spock dans le casting principal cette série incarne merveilleusement l’esprit Star Trek.
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Star Trek : Deep Space Nine


Quatrième série de l’univers Star Trek, comportant 176 épisodes de 45 minutes sur 7 saisons. Sa diffusion a commencé en janvier 1993 alors que TNG n’était pas terminée. Elle a duré jusqu’en juin 1999. Contrairement aux précédentes, l’exploration n’est pas son thème principal puisque l’histoire se concentre sur une station spatiale chargée de surveiller un vortex (trou de ver) reliant 2 zones appartenant à 2 quadrants différents de la galaxie, le quadrant Alpha (exploré dans les 2 premières séries et contenant le système Solaire) et le quadrant Gamma. Ces 2 zones étant normalement très éloignées entre elles par la voie classique cela fait de la station un centre stratégique primordial aussi bien niveau économique que politique.

Ce parti-pris risqué s’avérera payant d’un point de vue critique après des débuts mitigés auprès des fans de Star Trek. DS9 a même fini par être considérée par beaucoup comme la série Star Trek la plus mature. La frontière bien/mal est ici plus floue ; les scénarios peuvent se dérouler sur plusieurs épisodes, jusqu’à une dizaine, et non pas sur 2 ou 3 seulement comme dans les autres séries. La trame scénaristique est bien plus complexe que pour TNG (et les 2 séries suivantes) ; si la religion est le fil rouge, maints sujets sont abordés en profondeur et il importe de garder en mémoire les événements notables tout le long des 7 saisons. Et ceux-ci sont nombreux ! Malgré ces grandes qualités les audiences furent moins bonnes que pour TNG : rater un épisode pouvant causer une incompréhension de l’intrigue, les spectateurs non assidus ont par conséquent été en moins grand nombre.

Personnages principaux :

Benjamin Sisko : responsable de la station, il devra gérer de nombreux conflits, aussi bien diplomatiques que stratégiques. Grand fan de base-ball, on le verra souvent avec sa balle. Personnage autoritaire, ambigu, aux réactions parfois dénuées de sens, c’est le capitaine que j’ai le moins apprécié des séries Star Trek, d’autant plus que l’acteur est mauvais…
 

Kira Nerys : de race Bajorane, elle aide Sisko à administrer la station et occupe le poste d’officier de liaison avec le gouvernement de la planète Bajor, autour de laquelle orbitait initialement la station avant la découverte du vortex. Femme au caractère bien trempé c’est pour moi la véritable “âme” de DS9. Sa forte personnalité lui vaudra des disputes homériques mais aussi des aventures de haut vol. Son histoire personnelle est très touchante. Bref, un de mes personnages préférés.
 

Odo : responsable sécurité, il a la particularité d’être un métamorphe pouvant prendre n’importe quelle forme. Curieusement, il a du mal à imiter la forme humaine, pourtant c’est celle qu’il garde la plupart du temps. Seul spécimen connu de sa race, il se mettra en quête de ses origines. D’un caractère plutôt hautain, fermé et froid, avec des pointes de sarcasme, il s’ouvrira petit à petit aux autres.
 

Jadzia Dax : officier scientifique. D’origine trill elle héberge un symbiote en elle, ce qui lui confère une très grande expérience, le symbiote ayant une longue espérance de vie et ses souvenirs étant partagés avec ses hôtes successifs. Cette expérience lui permet d’être d’un grand calme et de faire montre de sagesse. Sa forte détermination lui vaudra d’être souvent en première ligne de diverses missions.
 

Julian Bashir : l’officier médical en chef. Séducteur, doté d’un QI exceptionnel qu’il tente de cacher, son courage sans faille lui permet de gagner l’estime de l’équipage lors de missions particulièrement dangereuses. S’il traite la plupart du temps de menus bobos il sera amené à découvrir des remèdes pour des maladies plus sérieuses.
 

Miles O’Brien : chef ingénieur, il connaît la station sur le bout des doigts. Transfuge de TNG où il était principalement responsable des téléportations il voit donc ici son rôle prendre une toute autre ampleur. Malgré son impulsivité, son habileté technique le rendra précieux aux yeux de Sisko et le conduira à effectuer plusieurs missions périlleuses.
 

Quark : gérant du bar-casino principal de la station, il s’occupe aussi des salles holographiques où l’équipage aura plusieurs aventures. Ferengi, il a la cupidité inhérente à sa race, mais sait se montrer d’un grand cœur, parfois à ses dépens. Les épisodes centrés sur lui et son espèce font partie de mes préférés de la série : même s’ils ne sont pas d’une grande profondeur intellectuelle ils amènent une pause comique bienvenue dans l’ambiance parfois pesante de l’histoire de DS9.
 

Autres personnages importants :

Worf : arrivé à partir de la saison 4, il prendra assez vite ses marques au sein de l’équipage de la station. Comme pour TNG son côté klingon sera exploité par les scénaristes et on en saura davantage sur cette espèce.
 

Jake Sisko : fils de Benjamin, surprotégé par celui-ci et mal exploité par les auteurs, il n’est malheureusement pas d’une grande utilité même s’il apparaît souvent (il est crédité au générique de tous les épisodes). En grandissant il prend un peu d’importance toutefois et sera même le personnage-clé de quelques épisodes.
 

Elim Garak : tailleur, il tient un commerce dans la station. Personnage de race cardassienne au passé très mystérieux, il se montrera particulièrement utile à l’occasion et son importance grandira au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire. D’un esprit fin mais retors il aura quelques discussions avec Julian Bashir autour d’un verre ou d’une assiette au bar de Quark, discussions qui laisseront souvent le docteur dubitatif.
 

Nog : neveu de Quark, il se lie d’amitié avec Jack Sisko. S’il fait les 400 coups les premières saisons, il mûrira, finira par intégrer l’équipage et participera même à quelques missions. L’adolescent le mieux exploité des séries Star Trek par les scénaristes.
 

Dukat : personnage cardassien de haut rang, il causera de nombreux ennuis à l’équipage. Difficile d’en dire davantage sans spoiler, mais c’est l’un de mes personnages favoris de la série. Très bien joué, très bien utilisé par les scénaristes, surtout lors des dernières saisons, chacune de ses apparitions donne lieu à des épisodes de grande qualité.
 

Rom : frère de Quark et père de Nog, discret au début de la série, il deviendra un personnage de plus en plus récurrent au fur et à mesure. Sa grande timidité et son effacement lui vaudront d’être exploité par son propre frère. Personnage très attachant en tout cas.
 

Je m’arrête ici pour le listing des personnages, mais sachez qu’il y en a encore une bonne quinzaine apparaissant régulièrement dans la série, chacun ayant son importance dans l’histoire. C’est dire si DS9 est dense.

Notes :

  • sortie à la même période que Babylon 5, une polémique de plagiat apparaît tellement il y a de similitudes entre les 2 séries.
  • outre la part très réduite de l’exploration spatiale, la noirceur de la série lui vaudra son lot de critiques auprès d’une partie des fans de Star Trek.
  • c’est la première série Star Trek à avoir des membres n’appartenant pas à Starfleet dans ses personnages principaux.
  • un épisode est sujet d’une prouesse technologique pour l’époque puisqu’on verra quelques personnages évoluer au sein de l’équipage de TOS au cours d’une mission.
  • le personnage de Q apparaît dans un seul épisode ; trouvant Sisko sans intérêt par rapport à Picard il déclare ne plus vouloir revenir xD


Mon avis : si je trouve cette série d’une profondeur et d’une densité pour l’instant inégalées dans l’univers Star Trek (et les séries en dehors qui la dépassent sur ces points sont rares), la religion y tient une telle place que j’ai du mal à l’apprécier pleinement. Ça, et le jeu pour moi absolument désastreux de l’acteur qui tient le rôle de Benjamin Sisko. J’exagère pour ce dernier point, mais quand on le compare aux autres personnages ou, pire, aux autres capitaines, il y a de quoi être frustré. Heureusement tout le reste est magistral.

Relations entre les personnages, univers parallèles, voyages dans le temps, si tout cela est déjà bien abordé dans TNG, ça l’est encore mieux dans DS9. Pas par le nombre d’épisodes mais par l’intelligence des scénarios. Les thèmes traités dans la série, comme pour toutes les séries Star Trek, sont nombreux mais ici ils évitent le côté manichéen des 2 premières séries (et des suivantes), ce qui donne à DS9 un côté plus adulte, plus sombre même.

La religion et le mysticisme mis à part, c’est la série Star Trek que je trouve la plus grandiose, bien plus intéressante, haletante même, que les autres. Elle a bien quelques défauts : Sisko mal joué, une première saison laborieuse, Jack inutile, la partie exploration un peu légère au début (ça s’améliorera face aux critiques), un côté religieux un peu trop prononcé et parfois malaisant, des épisodes franchement bâclés. Mais dans l’ensemble c’est d’un très haut niveau et peut encore se regarder de nos jours sans souffrir.
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Star Trek : Voyager


Cette cinquième série Star Trek, dont la diffusion des 172 épisodes de 45 minutes chacun est répartie sur 7 saisons entre janvier 1995 et mai 2001, voit un retour aux sources après DS9. En effet elle narre le périple de l’équipage du vaisseau USS Voyager tentant de rentrer sur Terre après avoir été expulsé dans le quadrant Delta, à quelques 70 000 années-lumières. Oui, ça fait un peu loin. Même avec la technologie avancée dont dispose le vaisseau la durée du voyage de retour est estimée à 75 années… On assiste donc à l’exploration de ce quadrant dans l’espoir de trouver un moyen de raccourcir cette durée, exploration qui mènera à la découverte de nombreuses nouvelles races extra-terrestres. En ce sens elle se rapproche fortement de TOS.

La particularité de cette série est que l’équipage évolue dans une sorte de huis-clos : ne pouvant avoir de contact avec Starfleet, il ne peut compter que sur lui-même, en espérant obtenir un peu d’aide au gré des rencontres lors de l’exploration de ce quadrant Delta inconnu de tous. Le capitaine Kathryn Janeway aura fort à faire pour maintenir le moral et la cohésion des troupes. D’autant plus avec l’intégration forcée des rebelles du Maquis, groupe évoqué lors de quelques épisodes de TNG et bien plus en détail dans DS9. Cette promiscuité sans échappatoire permettra aux membres de l’équipage de nouer de fortes relations, contredisant l’adage d’un certain Jean-Paul Sartre.

Personnages principaux :

Kathryn Janeway : capitaine de l’USS Voyager, elle aura la délicate tâche de conserver ordre et discipline dans le vaisseau, et cela en veillant à ce que le moral de l’équipage ne baisse pas. Tout en cherchant un moyen de rentrer plus vite sur Terre elle profitera de l’occasion d’être dans une zone inconnue pour l’explorer. Dotée d’un sens tactique hors pair et d’un grand courage elle se sortira à de nombreuses occasions de situations délicates. Elle a aussi un fort penchant pour le café.
 

Chakotay : leader du petit groupe de maquisards pris en chasse au tout début de la série, il se ralliera à Janeway et la secondera. D’un caractère affable il privilégie la discussion au conflit mais sait montrer les muscles si nécessaire. Ses origines amérindiennes en font un grand défenseur de la Nature et des traditions. Son grand calme apaisera souvent des situations compromises d’un point de vue diplomatique.
 

Tuvok : le retour d’un personnage principal de race vulcaine, 20 ans après le Spock de TAS. Avec les caractéristiques qui vont avec : logique froide et implacable, aucune émotion visible, grande force, intelligence affutée. Son attitude distante lui vaudra l’incompréhension de la plupart, à l’exception notable de Janeway. Il occupe le poste d’officier tactique et est chargé de la sécurité.
 

B’Elanna Torres : chef ingénieure, mi-humaine mi-klingonne, elle garde l’impulsivité des klingons ce qui lui jouera bien des tours et causera la réticence de Janeway au début à lui confier ce poste. Ses origines seront bien évidemment source d’épisodes explorant la dualité humain/klingon.
 

Thomas Paris : le pilote en titre. Tête brûlée, séducteur, impulsif, il est difficile sur le plan disciplinaire à canaliser mais son don pour le pilotage ainsi que sa capacité à fraterniser en font un élément précieux pour l’USS Voyager. Il créera une très forte amitié avec Harry Kim.
 

Harry Kim : enseigne débutant, il décroche sa première mission sur l’USS Voyager, on peut dire que sa carrière commence très fort. Placé au poste d’officier des opérations il est chargé de transmettre les informations fournies par les divers capteurs à Janeway.
 

Le Docteur : HMU, Hologramme Médical d’Urgence, c’est un programme informatique chargé d’exercer les fonctions médicales, normalement activé uniquement lors des situations d’urgence. Cependant la mort rapide du médecin de bord l’amènera à être fonctionnel sur des périodes bien plus longues que prévues dans sa programmation ce qui l’amènera à développer sa propre personnalité. Et quelle personnalité ! Mon personnage préféré de la série avec Seven of Nine (voir ci-dessous).
 

Autres personnages importants :

Neelix : de race talaxienne, rencontrant par pur hasard l’USS Voyager, il accepte de leur servir de guide, connaissant très bien le quadrant Delta. Il sera leur chef cuisinier, mais il assurera aussi l’animation et fera pas mal de petits boulots divers. Il tentera à plusieurs reprises de dérider Tuvok, au grand dam de celui-ci.
 

Kes : venant de Ocampa, elle accompagne Neelix, étant en relation avec lui. Elle se mettra à apprendre la médecine pour assister le Docteur. Elle sera aussi en charge du jardin botanique à bord du vaisseau.
 

Seven of Nine : d’origine Borg, elle débarque au tout début de la quatrième saison. Je ne peux en dire plus sans spoiler. Sa personnalité unique en fait l’un de mes personnages préférés de l’univers Star Trek et a permis de faire véritablement prendre à la série un nouveau départ. Je considère même que la série commence réellement à son arrivée.
 

Notes :

  • Hikaru Sulu, de TOS, fait une apparition lors d’un épisode, de même que William T. Riker (TNG), Deanna Troi (TNG) et Quark (DS9).
  • Q aura 3 épisodes, d’un très bon niveau comme d’habitude avec lui.
  • si c’est la 1ère série de Star Trek à mettre en scène un personnage principal féminin en tant que capitaine, il y a déjà eu dans les séries précédentes, et même dans TOS, des personnages secondaires féminins occupant des fonctions + importantes.
  • les 5 premières saisons de VOY ont été diffusées dans le même temps que les 5 dernières de DS9. Hormis le tout premier épisode de VOY, il n’y a aucun crossover entre les 2 séries du fait de leur pitch.

Mon avis : j’ai trouvé la série bien longue à démarrer et ai bien eu du mal à rentrer dedans, heureusement qu’il y avait le personnage du Docteur pour me permettre de tenir le coup. Ainsi que la personnalité du capitaine Janeway. Les 2 premières saisons ne sont pas inintéressantes, loin de là, mais manquent de panache, surtout que j’ai d’abord visionné tout DS9 avant d’entamer cette série. La comparaison fait forcément mal, d’autant que je trouve beaucoup de rôles bien lisses : Tuvok, Harry Kim, Neelix, Kes. La troisième saison relève enfin le niveau d’un bon cran avec quelques épisodes épiques.

Cependant, comme dit lors de la présentation des personnages, c’est l’arrivée de Seven of Nine qui permet à la série de trouver enfin ses lettres de noblesse dignes de l’univers Star Trek. Les prémisses ont commencé lors des tous derniers épisodes de la 3è saison et le début de la 4è m’a carrément laissé scotché sur mon siège. À tel point que j’ai facilement enchaîné les épisodes ensuite. Au final je trouve la série d’un très bon niveau là encore.

Certes on retrouve la plupart des thèmes déjà abordés lors des précédentes séries (univers parallèles, voyages dans le temps, racisme, guerre/paix, etc), mais ils ne le sont pas de manière identique, les scénaristes ont su se renouveler là-dessus. Et si la frontière bien/mal est moins floue que pour DS9, la série n’est pas aussi manichéenne que les premières. Bref, j’ai passé un très bon moment, une fois les 2 premières saisons avalées un peu dans la souffrance. Peut-être qu’en regardant en parallèle avec DS9 je n’aurais pas eu autant de mal au début.
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Star Trek : Enterprise


Sixième série de l’univers Star Trek, elle est diffusée de septembre 2001 à mai 2005 et connaît 98 épisodes de 42 minutes sur 4 saisons. Ici les auteurs ont décidé de faire une préquelle à TOS puisque l’histoire se déroule un siècle avant les aventures de Kirk et Spock. Nous suivons donc les débuts de la grande ère spatiale de l’Humanité avec les aventures du capitaine John Archer et de son équipage, explorant la galaxie, dans un esprit très proche de celui de TOS. Malheureusement les audiences n’ont pas suivi et la série a fini par être annulée malgré les protestations et même une levée de fonds. L’annonce de l’annulation a toutefois eu lieu suffisamment tôt pour que les scénaristes puissent écrire une conclusion convenable, sans pour autant clore tous les arcs abordés.

Beaucoup ont reproché à la série de ne pas respecter la continuité, à tort selon moi et je suis d’accord avec l’article Wikipédia qui traite de cet aspect (à ne lire qu’après avoir vu la série car il contient évidemment beaucoup de spoils). Les auteurs ont bien veillé à conserver une cohérence avec toutes les précédentes séries qui se déroulent chronologiquement après et ce tout en apportant des éclaircissements (par exemple l’évolution physique des klingons) et en approfondissant quelques points survolés (comme l’histoire des vulcains).

Personnages principaux :

John Archer : d’un naturel pacifiste il sait se montrer vindicatif pour défendre ses intérêts ou ceux de l’équipage. Il fait tout pour poursuivre l’exploration de la galaxie, quitte à faire des sacrifices et provoquer la colère des autres membres du vaisseau.
 

T’Pol : vulcaine, affectée sur le vaisseau en tant qu’officier scientifique. D’abord réticente à sa mission, méprisant les humains, elle finira par se lier aux membres de l’équipage. Grâce à elle on en saura davantage sur l’histoire des Vulcains.
 

Charles “Trip” Tucker III : chef-ingénieur, grand ami du capitaine. Grand séducteur il aura plusieurs conquêtes féminines durant les 4 saisons. Ses sarcasmes irritent Malcolm Reed et amènent de l’humour dans la série.
 

Malcolm Reed : officier tactique et responsable sécurité, très à cheval sur le règlement et les procédures. Il proposera nombre d’améliorations sur les armes et sera à l’origine de bien des protocoles de sécurités. Son attitude stricte ainsi que sa timidité lui donnent un côté un peu taciturne, mais il lui arrive d’exploser.
 

Phlox : médecin en chef appartenant à l’espèce dénobulienne, ses méthodes sont peu traditionnelles, mais efficaces. Il utilise des plantes et des animaux extra-terrestres pour soigner. Extrêmement curieux, il est fasciné par les humains.
 

Hoshi Sato : officier en charge des communications. Choisie personnellement par Archer de par son don naturel pour les langues qui lui permet de les pratiquer à partir d’un très faible échantillon de mots, elle assurera les traductions lors des négociations.
 

Travis Mayweather : officier pilote. Malgré son jeune âge il a une grande expérience de l’espace, étant né sur un cargo spatial. Sa réserve fait qu’il est un peu à l’écart des autres membres de l’équipage. Personnage principal le moins développé de la série, il aura tout de même quelques épisodes plus ou moins centrés sur lui.
 

Autres personnages importants :

Soval : ambassadeur vulcain, d’abord réticent à autoriser les humains à partir explorer l’espace, il finira par accepter la mission d’Archer.
 

Thy’lek Shran : je ne peux que vous dire qu’il est de race andorane, en détailler plus serait vous spoiler ce qui se passe. J’aime bien ce personnage, un peu imprévisible.
 

Notes :

  • après TOS c’est la 2è série de l’univers Star Trek à être annulée faute d’audience.

  • c’est la première fois qu’une série Star Trek est diffusée nativement en 16/9è.


Mon avis : malgré quelques bons épisodes c’est globalement une assez mauvaise série, je me suis pas mal ennuyé, n’ayant jamais réussi à m’attacher aux personnages, hormis Shran. Il n’y a pas ce petit truc indéfinissable présent dans les autres séries.

En outre il y a une sorte de césure entre les 2 premières et les 2 dernières saisons, comme si les auteurs avaient voulu corriger le tir face aux critiques. Des arcs intéressants seront bâclés ou délaissés pour faire place à d’autres qui n’auront pas le temps de se développer. Le côté posé du début s’estompera pour y mettre davantage d’action.

Mais tout n’est pas à jeter : ce que l’on apprend sur l’histoire vulcaine est franchement intéressant. Tout comme assister aux débuts de la conquête de l’espace des humains. Avec les diverses alliances. Sans oublier qu’on obtient enfin l’explication sur la transformation des klingons.
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Star Trek : les films



Je ne vais pas présenter chaque film un à un. Déjà car il y en a 13, ce serait bien trop long à faire. Et surtout car cela va vous spoiler, ce qui serait dommage. Je vais donc simplement me contenter de mettre un court pitch de chacun (tiré de Allociné ou Wikipédia pour la plupart, modifié si besoin pour ne pas dévoiler trop), grouper les films par période, et faire une petite présentation globale.

I. Les films TOS :


  • Star Trek : The Motion Picture (1979) : Une entité d’origine extra-terrestre sans précédent se dirige vers la Terre en détruisant tout sur son passage. L’équipage de l’USS Enterprise est chargé de stopper ce nouvel ennemi. Alors que le Capitaine Decker se prépare à diriger la mission, il est relevé de ses fonctions et remplacé par le fameux Amiral Kirk, absent des commandes du vaisseau depuis trois ans…
  • Star Trek II : The Wrath of Khan (1982) : L’équipe de l’Enterprise croise la route de Khan, un vieil ennemi fermement résolu à se venger de l’amiral Kirk qui l’avait banni sur une planète déserte. Pour accomplir son dessein, il s’empare du célèbre vaisseau afin de transporter une arme extrêmement dangereuse qui pourrait détruire la planète Terre.
  • Star Trek III : The Search for Spock (1984) : Afin de sauver l’équipage de l’Enterprise, Spock n’a eu d’autre choix que de sacrifier sa propre vie. Le capitaine Kirk est résolu à retrouver par tous les moyens son corps afin de le ramener sur la planète Vulcain : les rituels particuliers de cette civilisation pourraient ramener Spock à la vie…
  • Star Trek IV : The Voyage Home (1986) : Au XXIIIe siècle, à l’issu de leur mission sur Genesis, l’amiral Kirk et son équipage se dirigent vers la Terre. Au même moment, une sonde d’origine inconnue émet des signaux ressemblant au chant des baleines et, après avoir détruit de nombreux vaisseaux, menace notre planète.
  • Star Trek V : The Final Frontier (1989) : En 2287, le Capitaine Kirk et son équipage prennent sur Terre des vacances bien méritées… Mais lorsqu’ils apprennent que le Vulcain Sybok, demi-frère de Spock, vient de prendre en otage des diplomates venus cohabiter sur la planète Nimbus III, nos héros remontent à bord de l’Enterprise
  • Star Trek VI : The Undiscovered Country (1991) : Alors que Mr. Spock, le capitaine Kirk et l’équipage de l’Enterprise escortent le chancelier Gordon jusqu’au centre de conférence où il doit signer un accord de paix avec l’empire des Klingons, leur vaisseau est attaqué et le chancelier abattu. Chang, général des Klingons, accuse Kirk qu’il envoie en compagnie du docteur McCoy sur l’astre de glace Rura Penthe. Mr. Spock ne dispose que de quelques jours pour sauver son ami et rétablir la paix menacée.

Je ne sais pas si une série a été à l’origine d’autant de films, 6 tout de même. Le premier, 10 ans après la fin de TOS, était très attendu par les fans, et le réalisateur l’a bien senti, montrant des plans majestueux lors des premières images du vaisseau Enterprise remis à neuf. L’émotion des acteurs à ce moment était bien palpable aussi. Sinon, les 6 films sont de qualité très inégale mais ils restent tout à fait dans l’esprit de la série originelle.

II. Les films TNG


  • Star Trek : Generations (1994) : Un savant fou tente de détruire un système stellaire dans le but de retourner dans le Nexus, un ruban d’énergie intemporel.
  • Star Trek : First Contact (1996) : Les Borg lancent une offensive contre la planète Terre. Immédiatement, le capitaine Jean-Luc Picard et son équipage répondent à l’assaut de l’armée ennemie mais leur terrible reine refuse de s’avouer vaincue. Elle retourne dans le passé afin d’empêcher la première rencontre entre humains et vulcains qui a été le fondement de l’amitié entre les deux peuples.
  • Star Trek : Insurrection (1998) : Le capitaine Jean-Luc Picard et son équipage doivent commettre l’irréparable pour protéger le secret de la jeunesse éternelle d’un peuple extraterrestre, les Ba’ku contre une autre race extraterrestre et contre la Fédération elle-même.
  • Star Trek : Nemesis (2002) : Jean-Luc Picard et son fidèle équipage font route vers la planète Romulus avec pour mission de rétablir les liens diplomatiques entre la Fédération et son ennemi juré, le peuple Romulan.

Bien qu’étant sorti après l’arrêt de la série TNG, le 1er film est une sorte de passage de témoin avec TOS. Là aussi les films sont fidèles à l’esprit de la série dont ils sont issus et sont plutôt d’un bon niveau même si le 4è a fait un bide au box-office.

III. Les films "reboot"


  • Star Trek (2009) : Un Romulien nommé Nero remonte le temps depuis 2387 pour se venger de Spock. Son arrivée en 2233 entraine toute une série de modifications de la ligne temporelle originelle, notamment la destruction de l’USS Kelvin et la mort du lieutenant George Kirk. 25 ans plus tard, l’insouciant James Tiberius Kirk et le jeune Spock, à bord de l’USS Enterprise s’opposeront à Nero pour sauver la Fédération…
  • Star Trek Into Darkness (2013) : Starfleet, l’institution chargée de la défense de la Fédération des planètes unies, est menacée par un terroriste du nom de John Harisson, qui vise à détruire la flotte et les valeurs qu’elle représente. Après une attaque sur un centre d’archives à Londres, l’individu s’enfuit aux confins de la Galaxie, sur la planète des Klingons.
  • Star Trek Beyond (2016) : L’U.S.S. Enterprise est appelé en mission de sauvetage à l’autre bout de la galaxie, dans une région encore inexplorée par la Fédération. Tombés dans une embuscade, le capitaine Kirk, Spock et et leur équipage sont obligés d’atterrir d’urgence sur une planète inconnue. Privés de leur vaisseau et séparés les uns des autres, ils vont devoir survivre dans ce milieu hostile. Seule Jaylah, une jeune guerrière rencontrée près du lieu du crash, pourra les aider à quitter cette planète et sauver la Fédération de la terrible menace qui pèse sur elle…

Je ne peux en dire grand-chose, n’en ayant encore vu aucun. Tout ce que je sais c’est que le premier fait un “reset” de l’histoire originale, préparant ainsi toute une suite de films et la série Discovery. À noter qu’un quatrième film est prévu pour 2019.
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Dans quel ordre regarder les films par rapport aux séries ?



Personnellement j’ai fait :

  • The Original Series (rappel : mieux vaut respecter l’ordre de production plutôt que de diffusion, ici)
  • The Animated Series
  • les 6 films TOS, dans l’ordre de sortie
  • The Next Generation
  • Generations
  • Deep Space Nine saisons 1, 2 et 3
  • First Contact
  • DS9 saisons 4 à 7
  • Insurrection
  • Voyager
  • Nemesis
  • Enterprise

J’enchaînerai ensuite par les films “reboot” et enfin par la série Discovery.

Pour la série Enterprise, si je ne l’ai pas vue en 1er c’est pour garder une certaine cohérence dans le jeu des acteurs et dans les techniques de réalisation. Après réflexion, elle pourrait être visionnée après le film First Contact, en parallèle donc aux dernières saisons de DS9. Voyager peut aussi se commencer à partir de la 2è saison de DS9. Mais ça ferait 3 séries Star Trek de front, risque d’overdose…
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Si quelqu’un se sent motivé pour présenter la dernière série “Discovery”, qu’il ne se gène pas ^^
Perso j’attends qu’il y ait davantage de saisons pour me lancer dedans :mybad:



J’espère que ce guide vous a plu et vous donnera envie de vous lancer dans cette saga ô combien onirique qu’est Star Trek.

Il y a sans doute quelques erreurs et approximations dans les diverses présentations, j’ai voulu faire au plus court et ne surtout pas commettre de gros spoilers, n’hésitez pas à les signaler :wink:

Longue vie et prospérité.

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Longue vie et prospérité.

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Si je devais faire mon équipage :

  • capitaine : James T.Kirk
  • officier en second : Kira Nerys
  • officier scientifique : Spock
  • pilote : Data
  • officier chargé des tactiques : Worf
  • officier chargé de la sécurité : Odo
  • chef ingénieur : Geordi LaForge
  • médecin en chef : Le Docteur
  • officier des communications : Hoshi Sato
  • autres membres d’équipage : Seven of Nine, Chakotay, Miles O’Brien, Jadzia Dax, William T.Riker, Katherine Pulaski, Nyota Uhura, Montgomerry Scott.
  • capitaine remplaçant : Picard

Mentions : Quark, Dukat, Bashir, Nog, Rom, Parris, Trip, Shran, Janeway, et, évidemment, l’immense Q.

Une nouvelle série Star Trek est en préparation chez CBS All Access (la chaîne qui diffuse déjà Discovery aux US)

Et un retour dans la saga

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:kermit:

'fin, faudrait se calmer un peu, entre les films et Discovery, s’agirait de ne pas faire une overdose comme dans les années 90…
Autant mettre les moyens sur de bons scénaristes pour Discovery :mybad:

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CBS All Access continue de piocher dans sa licence Star Trek et trouve visiblement que tout ça est un peu trop sérieux. Alors la plateforme de streaming de CBS vient de commander deux saisons à Star Trek: Lower Decks , une série animée humoristique, dérivée de la franchise de science-fiction.

Elle sera développée par Mike McMahan , auteur et producteur sur le cartoon déjanté Rick et Morty . L’histoire se concentrera “sur les membres secondaires de l’équipage, ceux qu’on ne voit jamais et qui sont affectés aux ponts inférieurs, les moins importants, des vaisseaux de Starfleet”. En clair, ceux qui subissent, sans rien dire, l’entreprise d’aller “là où l’Homme dépasse l’Homme !”

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