🎬 Critiques de films

Vu que Godard est mort.

La semaine passĂ©e je me suis refait quelques films français Ă  l’ancienne, dont de 2 de Jacques Becker.
Je commencerais par ceux de Jacques Becker, c’est sans doute 2 de ses meilleurs films

Le Trou (Jacques Becker)
Film d’évasion absolument gĂ©nial, on y croit du dĂ©but Ă  la fin.
Parmi les acteurs, on retiendra la performance, entre autre, de Michel Constantin, faut dire qu’avec une gueule pareil

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Goupi Mains Rouges (Jacques Becker)
Un Parisien dĂ©barque Ă  la campagne, afin de rencontrer sa famille, les Goupi, qu’il ne connait pas.
Tout va partir en couilles lorsque l’arriĂšre grand pĂšre est retrouvĂ© mort. Chacun des membres de la famille s’accusant mutuellement
Sacrée description du monde rural, cupidité, mensonge, trahison.
Comme ils disent si bien "« les affaires des Goupi se rĂšglent entre Goupi » et « 5 sous c’est un sous !»
Superbe performance de Fernand Ledoux et Robert Le Vigan.
C’est une des derniĂšres apparitions de Robert Le Vigan (c’était d’ailleurs un bon ami de Ferdinand Celine), condamnĂ© pour collaboration et qui s’exilera en Argentine, il faut dire que la France d’AprĂšs-Guerre ne pardonne pas

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L’Affaire Dominici (Claude Bernard Aubert)
L’affaire Dominici c’est avant un tout un sordide fait divers.
En 1952, un couple de touristes anglais et leur fille sont froidement assassinés en bord de route.
Les doutes se portent sur la Famille Dominici (pour ne pas dire clan), et c’est là que ca va partir dans tous les sens.
Chacun des membres de la famille s’accusent, puis se rĂ©tractent, avant de s’accuser de nouveau etc etc.
Comme dira le Juge « Tout le monde ment chez Les Dominici ».
Gabin trÚs solide dans son rÎle de patriarche « qui ne parle pas mais qui écoute ».
On a également Depardieu dans un petit rÎle, ainsi que le pÚre Castaldi

La Horse (Pierre Granier-Deferre)
Un film assez étonnant.
C’est un genre de western normand.
Gabin joue (encore) le rîle d’un vieux patriarche qui s’occupe de sa ferme, un genre de John Wayne à la française.
Un jour il découvre que son petit fils traficote de la drogue.
C’en est trop pour Gabin qui va essayer de dĂ©foncer tout le rĂ©seau, tout en dĂ©fendant sa ferme.
Gainsbourg fait la musique du film, et parfois ça ne colle pas du tout, mais pas du tout

Le gĂ©nĂ©rique de dĂ©but envoie du rĂȘve

Godard plutĂŽt que haĂŻr les juifs c’est pas plutĂŽt l’occupation de la Palestine qu’il dĂ©nonçais ou un truc du genre ?

Bon aprùs Darmon 
 :souffrir:

Polémique en carton.

Il faut que Darmon commence Ă  fermer sa gueule.
En plus on l’entend ouvrir sa bouche concernant « Godard » alors qu’il est mort, en le mettant dans la mĂȘme phrase que Hitler et CĂ©line.

Ce serait intĂ©ressant que Darmon condamne son ami de la communautĂ©, Ary Abittan, qui traine une sale affaire de viol, ce qui n’empeche pas Gerard Darmon de partager avec Ary l’affiche du film « L’amour c’est mieux que la vie » en 2022 (rĂ©alisĂ© par Claude Lelouch).

Encore une belle sortie d’un des membres de la mafia du cinĂ©ma français.

En tout cas je me rappelle que Darmon l’ouvrait moins en vrai alors qu’il sortait d’un resto (ou j’étais en terrasse) et que j’ai lachĂ© un Ă©norme « Haaaan il est encore + moche qu’à la tĂ©lé » en voyant son affreuse tĂȘte

Pour le coup on lui pose la question il semble n’avoir rien demandĂ©.

M’enfin on le lance pas sur Hitler et CĂ©line, c’est lui qui choisi de rĂ©pondre ce truc.

Et de toute façon mettre sur le mĂȘme plan Hitler ou CĂ©line c’est dĂ©jĂ  un bon gros truc de merde.

Et antisémite malgré lui, parce que ça relativise forcément les actes du premier.

Darmon devient de plus en plus sénile.

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Bah oui, Celine avait du talent quand meme.

Ben et blague Ă  part, CĂ©line Ă©tait un gros connard d’antisĂ©mite mais il n’a jamais tuĂ© personne ni menĂ© un mouvement politique qui a conduit Ă  l’éradication de 6 millions de gens.

Je pense quand mĂȘme que ça fait une petite diffĂ©rence notable entre les deux.

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Mais Ă  quel moment il met les 2 au mĂȘme niveau ? Il dit juste qu’il mĂ©prise les 2, bien Ă©videmment que Hitler a fait pire


Parce que quand tu fais une Ă©numĂ©ration, tu mets forcĂ©ment les termes sur un mĂȘme axe. C’est un principe de base de la rhĂ©torique. (C’est mĂȘme rappelĂ© dans l’excellent bouquin de ClĂ©ment Viktorovitch).

Donc soit il est con, soit il est con. Je penche pour les deux. Parce que je suis sur qu’il le fait malgrĂ© lui, ce vieux dĂ©bris.

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Ah cette condescendance.

Mais quelle condescendance ? :hoho:

Je te dis juste qu’il fait une Ă©numĂ©ration et que, de facto, il créé un lien entre les diffĂ©rents termes.

La preuve : si j’écris « au marchĂ©, j’ai achetĂ© des fraises, des bananes et des cerises Â» c’est pas drĂŽle.

Par contre, si j’écris « au marchĂ©, j’ai achetĂ© des fraises, des bananes et une kalachnikov Â» je crĂ©e un dĂ©calage. Parce que j’ai mis les trois au mĂȘme niveau.

Explique moi oĂč c’est condescendant d’expliquer un truc dans un domaine qui m’intĂ©resse, que je maĂźtrise et qui est mon job ?

Ils avaient plus de cerise ?

C’est le temps des noyaux comme dirait l’autre

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C’est pas condescendant ça ?

Je te rassure, c’est pas liĂ© Ă  cette sortie spĂ©cialement, ça fait un moment que j’ai du mal avec la merde que sort Darmon et il aurait toute sa place sur Cnews avec Pascal Praud.

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Vu ce weekend :

Coupez ! de Michel Hazanavicius :1: :1: :1: :05: :0:
Avec Romain Duris et Bérénice Bejo

Sentiment Ă©trange que ce film, on passe 30 premiĂšres minutes insoutenables tant le film est NUL au possible. Alors c’est voulu, ok, mais ça n’en reste pas moins un calvaire Ă  regarder. Ce qui fait tenir, c’est le plan sĂ©quence. Mais aprĂšs, ça va beaucoup mieux, on rigole bien, c’est complĂštement loufoque. Du coup on en ressort avec un sentiment Ă©trange « c’était sympa, oui, mais est-ce que c’était sympa car on a souffert les 30 premieres minutes? »
Du coup j’ai bien aimĂ© au global, disons que ça se laisse regarder.

et

Palm Springs :1: :1: :1: :0: :0:
Avec Andy Samberg Peralta et Cristin Milioti la mĂšre de HIMYM

On reste dans du potache, mais beaucoup moins bobo.
Plus proche d’un American Pie dans son humour, ce film a nĂ©anmoins rĂ©ussi Ă  me plaire grĂące Ă  son scĂ©nario intriguant. En gros, le hĂ©ros est coincĂ© dans une boucle temporelle de 24h, alors qu’il est au mariage d’une amie de sa petite copine. Chaque fois qu’il s’endort, la journĂ©e reprend Ă  son dĂ©but. S’il meurt, idem

C’est trĂšs loin d’ĂȘtre la comĂ©die de l’annĂ©e, mais ça se regarde bien si vous souhaitez un film pas trop prise de tĂȘte.

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Quelqu’un a vu TĂ©nor ?

J’ai bien aimĂ© l’idĂ©e du film mais ça tombe vite dans le clichĂ© du quartier.