Ce serait tout aussi discutable de vouloir mettre le ballon dâor, double vainqueur de la C1, sur le banc.
MbappĂ© en bleu rĂ©cemment câest - impressionnant quâau dĂ©but quand mĂȘme.
Mais Mbappé - Dembouz - Olise titu ça se tente.
Ce serait tout aussi discutable de vouloir mettre le ballon dâor, double vainqueur de la C1, sur le banc.
MbappĂ© en bleu rĂ©cemment câest - impressionnant quâau dĂ©but quand mĂȘme.
Mais Mbappé - Dembouz - Olise titu ça se tente.
genre Mobutu va accepter dâĂȘtre ailier gauche ![]()
Jâai pas mis dans lâordre ![]()
Dembouz peut jouer sur une aile non?
Je pense que Deschamps a assez dâaura et dâautoritĂ© pour imposer ce quâil veut mĂȘme Ă MbappĂ©
En tout cas il a fait comprendre quâil sâattendait Ă jouer dans lâaxe comme avec le PSG que câĂ©tait lĂ oĂč il Ă©tait le plus Ă lâaise.
Je suis dâaccord ;)
Rendez-vous a Ă©tĂ© pris le samedi 6 juin. Les Bleus sont encore Ă Clairefontaine, oĂč Kylian MbappĂ© reçoit Le Parisien-Aujourdâhui en France. Le capitaine tricolore ne sait pas vraiment Ă quoi Ă sâattendre, si ce nâest que lâentretien collera au concept quâon lui a proposĂ© et quâil a acceptĂ© : rĂ©pondre Ă des questions posĂ©es, en vidĂ©o, par des proches, des partenaires en Ă©quipe de France et des membres du staff.
Pendant plus dâune heure, dĂ©tendu, souriant, armĂ© dâhumour et de second degrĂ©, lâattaquant du Real Madrid sâest prĂȘtĂ© au jeu, se livrant comme rarement.
Ousmane Dembélé : quel a été ton dernier fou rire en sélection ?
KYLIAN MBAPPĂ. (Rires) Le dernier fou rire, câĂ©tait avec lui, ce fou, lĂ ! On Ă©tait au chĂąteau (Ă Clairefontaine) et je ne peux pas vous dire pourquoi on a rigolĂ© comme ça, juste quâon Ă©tait dans la chambre de Marcus (Thuram) et quâon a eu un tel fou rire quâon en pleurait. Il sait pourquoi il mâa posĂ© cette question. LĂ , je ne peux pas donner de dĂ©tails, mais je peux vous dire que ça fonctionne bien entre nous. De toute façon, câest toujours avec lui que jâai des fous rires en sĂ©lection.
Marcus Thuram : si tu devais faire chambre commune avec un coéquipier, quel serait le meilleur et le pire ?
(Rires) Le pire, ce serait lui, Marcus, Ă 100 % ! Dâun cĂŽtĂ©, on rigolerait beaucoup, mais de lâautre, je ne pourrais pas dormir. Le meilleur ? (il rĂ©flĂ©chit) Ce serait Ousmane, mĂȘme si Ousmane, ce serait aussi le pire. En fait les deux sont Ă la fois les pires et les meilleurs. Les meilleurs parce que je les connais depuis la nuit des temps, câest avec eux que jâai les liens les plus forts, on se comprend parfaitement⊠Mais si jâĂ©tais avec eux en chambre, ce serait impossible de dormir.
Rayan Cherki : raconte-nous ta plus belle anecdote avec Ousmane.
Ah, Rayan⊠Il est arrivĂ© rĂ©cemment en sĂ©lection, mais il sâest super bien adaptĂ©. Ăa va ĂȘtre un joueur trĂšs important pour nous. Jâai beaucoup dâaffection pour lui. Avec Ousmane, on a beaucoup dâanecdotes « terrain » car on a Ă©tĂ© coĂ©quipiers, adversaires et on se supporte lâun lâautre depuis tant dâannĂ©es⊠Mais on en a surtout en dehors du terrain, on a fait les 400 coups. On partait en vacances ensemble, nos familles se connaissent trĂšs bien, donc jâai tout un tas dâanecdotes avec lui. Ă nous deux, on pourrait mĂȘme Ă©crire un livre.
Jean-Yves Vandewalle : te souviens-tu de cette sĂ©ance de « un-contre-un » quâon a fait tous les deux ?
« Tizote », câest lâostĂ©o de lâĂ©quipe, jâai une super relation avec lui. Quand jâĂ©tais blessĂ© (au nez) Ă lâEuro 2024, on a fait une sĂ©ance de boxe tous les deux. Moi, je mettais toute ma force, mais lui ne pouvait pas me taper (rires). Ce nâĂ©tait pas Ă©gal, mais on a bien rigolĂ©. On a vĂ©cu pas mal de choses ensemble, notamment le titre de champion du monde. Dâailleurs, il mâa sauvĂ© la mise en 2018 avant la demi-finale (contre la Belgique). La veille du match, je me rĂ©veille sans douleur, mais je ne peux pas me lever du lit ! Impossible dâaller au petit-dĂ©jeuner, je ne sens plus mon dos, aucune mobilitĂ©âŠ
Jâappelle le coach pour lui dire que je ne peux pas bouger. Il arrive avec « Tizote », qui me dit que jâai pas mal de vertĂšbres bloquĂ©es. Comment câest possible, je nâai fait que dormir ? Il fallait essayer de cacher ça, notamment Ă la presse. Donc jâessayais de rester le plus droit possible alors que je ne marchais pas bien. Je ne me suis pas entraĂźnĂ© la veille du match et le lendemain, mĂȘme si jâavais toujours un peu mal, jâai pu jouer la demie, puis la finale.
Lucas Hernandez : si tu devais te faire tatouer, que ferais-tu ?
Je nâai jamais pensĂ© Ă me faire tatouer. Mais si je le faisais, je ferais quelque chose de symbolique, dâimportant pour moi. Chacun son style, lĂ , jâaime bien comme je suis, sans rien. Mais qui sait, peut-ĂȘtre que dans 10-15 ans, je voudrai me faire tatouer. Pour lâinstant, ça ne me dit rien.
Maghnes Akliouche : câest quoi, pour toi, une journĂ©e de rĂȘve loin du football ?
Maghnes⊠On est formĂ©s au mĂȘme endroit, Ă Monaco. Câest quelquâun de timide, mais brillant, avec dĂ©jĂ beaucoup de talent. Il peut ĂȘtre un trĂšs bon joueur pour lâĂ©quipe de France, maintenant et dans le futur. Pour les gens comme moi, une journĂ©e de rĂȘve, câest un retour Ă la simplicitĂ© : ne pas ĂȘtre dĂ©rangĂ©, pouvoir faire ce que tu veux, avec qui tu veux, oĂč tu veux. Ce sont des choses qui sont devenues un luxe pour moi, alors que ce sont pourtant des choses super simples. Mais il ne faut jamais se plaindre de lâamour que tu reçois des gens.
Câest parfois pesant, parce que je suis entrĂ© dans la catĂ©gorie de ceux qui sont scrutĂ©s Ă chaque instant. Tout ce qui est paparazzi, câest un peu plus fatigant. Ăa nous dĂ©shumanise, fait un peu de nous des bĂȘtes de foire. Mais tout le monde veut savoir ce que je fais, oĂč et avec qui⊠Jâai appris Ă comprendre ça et Ă plus ou moins accepter le fait que ça ferait toujours partie de ma vie.
Lucas Digne : comment vis-tu ton extrĂȘme notoriĂ©tĂ© et le fait de ne pas pouvoir sortir ?
Avec NâGolo, Lucas est le joueur qui a le plus dâexpĂ©rience en Ă©quipe de France. Plus que moi : il est arrivĂ© en 2014, Ă lâĂ©poque oĂč jâĂ©tais encore en centre. Je ne le connaissais pas beaucoup, mais on sâest vachement rapprochĂ© Ă lâEuro 2021. La notoriĂ©té⊠Disons que jâai Ă©tĂ© assez tĂŽt prĂ©parĂ© Ă vivre une cĂ©lĂ©britĂ© « normale », car mon entourage savait que jâallais sĂ»rement devenir un trĂšs bon joueur de foot. Mais aujourdâhui, je suis au-delĂ de super cĂ©lĂšbre, ma notoriĂ©tĂ© est hors norme. Et ça, tu nây es jamais prĂ©parĂ©. Il faut juste lâaccepter et sâadapter. Mais je suis trĂšs content Ă Madrid. Je peux sortir, parfois ĂȘtre sans sĂ©curité⊠Je peux vivre, plus quâen France !
Je peux faire des activitĂ©s que je nâai jamais faites avant. Et ça, câest cool. Câest pour ça que jâaime aussi beaucoup la vie Ă Madrid, au-delĂ du Real, qui Ă©tait mon rĂȘve dâenfant. La vie lĂ -bas est beaucoup plus tranquille pour moi. Je rĂ©ussis Ă faire des choses normales et câest un luxe pour nâimporte quel humain. DĂ©jĂ , je conduis (rires). Ă Paris, ce nâĂ©tait pas possible. Ă Madrid, la culture est diffĂ©rente, les gens te laissent la possibilitĂ© de vivre un peu.
Eduardo Camavinga : Ă lâexception de lâanonymat, quâaimerais-tu retrouver de ta vie dâavant ?
Cama⊠Il a eu une annĂ©e pas facile, plus une dĂ©ception liĂ©e au fait quâil nâest pas Ă la Coupe du monde. Jâessaie de le soutenir et de le protĂ©ger car il est comme un petit frĂšre pour moi. Je lui dis toujours quâil a le talent, la personnalitĂ© et le caractĂšre pour renverser cette situation. Sâil y parvient, dans le meilleur club et la meilleure nation du monde, ça fera de lui un plus grand joueur et un plus grand homme car il aura montrĂ© quâil pouvait sâen sortir avec brio. Quant Ă sa question, câest surtout lâanonymat, parce que le reste fait partie de mon expĂ©rience de vie, de mon histoire. Câest inspirant dâavoir des choses pour lesquelles tu es adulĂ©, des choses pour lesquelles tu es dĂ©testĂ©. Au final, tu ne laisses jamais personne indiffĂ©rent. Et je pense que câest la marque des grands, ça. Mais retrouver lâanonymatâŠ
Je suis arrivĂ© Ă un stade qui dĂ©passe lâentendement. Ăa fait bizarre de voir des gens qui font le mĂȘme mĂ©tier que moi, qui jouent dans les mĂȘmes Ă©quipes que moi, mais qui nâont pas la mĂȘme vie que moi⊠Jâai beaucoup dâavantages Ă ĂȘtre ce que je suis, mĂȘme sâil y a aussi beaucoup dâinconvĂ©nients. En mĂȘme temps, lâĂȘtre humain veut toujours ce quâil nâa pas. Peut-ĂȘtre que si jâavais eu lâanonymat, jâaurais aimĂ© ĂȘtre moi. Alors je ne rĂȘve pas forcĂ©ment dâanonymat, mais dâĂȘtre un peu comme mes coĂ©quipiers qui vivent de leur passion mais ne sont pas Ă©piĂ©s Ă chaque instant de la journĂ©e. Techniquement, on a le mĂȘme quotidien mais quand on sort du vestiaire, on nâa plus la mĂȘme vie.
Dayot Upamecano : lequel de tes défauts as-tu appris à accepter ?
Je suis content pour Dayot, on est de la mĂȘme gĂ©nĂ©ration, il est dans le meilleur moment de sa carriĂšre et mĂ©rite ce quâil a, aprĂšs avoir connu beaucoup dâĂ©preuves.
Jâai beaucoup de dĂ©fauts : je suis trĂšs impatient, trĂšs rancunier, parfois trop instinctif (impulsif). Mais ça, câest un dĂ©faut que jâai toujours acceptĂ© parce que je veux ĂȘtre acteur de ma vie. Et ĂȘtre acteur, câest parfois faire les choses Ă lâinstinct, de façon instantanĂ©e, plus directe, mĂȘme si ça ne plaĂźt pas toujours. Mais jâai toujours su dans quoi je mâembarquais quand je le faisais. AprĂšs, jâai pas mal dâautres dĂ©fauts, mais comme il ne mâen a demandĂ© quâun⊠(rires).
Ătre impulsif, câest parfois prendre de mauvaises dĂ©cisions, en prendre aussi des que tu regrettes et parfois en prendre de mauvaises mais nĂ©cessaires. Il arrive aussi, bien sĂ»r, que ce soit juste de la bĂȘtise pure et simple. Mais câest bien aussi de donner cette image-lĂ , de montrer quâau final, tu es humain et que câest possible que, toi aussi, tu fasses des conneries. On a tous des moments oĂč on est bĂȘte. Jâen ai eu beaucoup. Mais câest comme ça.
Michael Olise : quelle rencontre a changé ta vie ?
Oh Michael⊠Lui, je lâadore ! Jâai appris Ă le connaĂźtre. Câest quelquâun qui nâaime pas trop parler mais qui est trĂšs attachant, une personnalitĂ© vraiment atypique. Et câest un joueur exceptionnel, on a beaucoup de chance de lâavoir avec nous. Il a toujours voulu reprĂ©senter lâĂ©quipe de France et ça se voit.
Quelle rencontre a changĂ© ma vie ? Il y en a beaucoup. Si je suis devenu ce que je suis, câest que jâai rencontrĂ© les bonnes personnes au bon moment. Il y a celles qui mâont ouvert la voie, celles qui ont su prendre les balles pour moi quand câĂ©tait le moment de me protĂ©ger⊠à Monaco, je pense Ă des entraĂźneurs comme FrĂ©dĂ©ric Barilaro ou Souleymane CissĂ©, qui mâont toujours protĂ©gĂ©. AprĂšs, Ă Monaco et Ă Paris, jâai eu Luis Campos. Olivier Gagne, son assistant, qui mâa toujours guidĂ©. Avec lui, je parlais vraiment de tout, de la vie, de ma vie privĂ©e, du foot⊠Câest un des rares dans le milieu avec qui jâai autant Ă©changĂ©. Ă Paris, bien sĂ»r il y a les coachs.
Et le prĂ©sident Nasser, aussi ! Tout le monde ne retient que la fin, ce qui est normal parce que partir du PSG, câest quasiment impossible. Je savais quâen partant, je finirais dans cette situation. Mais avant tout ça, je ne peux pas mentir, il a fait beaucoup de choses pour ma famille et moi. Quand jâai un conflit avec quelquâun et que je pense mĂ©riter de le gagner, je nâai aucun problĂšme et scrupule Ă aller jusquâau bout. Mais il ne faut pas tout confondre : Nasser est quelquâun que jâestime. Parce que si aujourdâhui je suis au Real Madrid et capitaine de lâĂ©quipe de France, le Paris Saint-Germain et Nasser Al-KhelaĂŻfi ont une place centrale.
Câest le club dans lequel je suis restĂ© le plus longtemps (2017-2024), je ne peux pas faire comme si ça nâa pas existĂ©. Ce nâest pas possible et ce nâest pas ce que je suis. Et aprĂšs, Ă Madrid, il y a le prĂ©sident Florentino PĂ©rez, il a toujours Ă©tĂ© trĂšs affectueux avec moi, a toujours essayĂ© de me mettre dans les meilleures conditions et vouloir le meilleur pour moi.
Et en sĂ©lection, il y a le coach (Didier Deschamps), le seul que jâai eu en Ă©quipe de France et que je connais par cĆur maintenant. Avec les annĂ©es, on a dĂ©veloppĂ© une relation bien plus forte que joueur-entraĂźneur. Et il sait toute lâestime et la reconnaissance que jâai pour lui. Il y a pas mal dâautres gens qui ont Ă©tĂ© sur mon passage et que je nâoublie pas, mais je ne parle lĂ que des personnes que le public est susceptible de connaĂźtre.
Wilfrid MbappĂ© : que penserait le petit Kylian de 10 ans du grand Kylian que tu es aujourdâhui ?
Ăa, câest mon pĂšre, jâai une relation extrĂȘmement forte avec lui, câest lui qui mâa transmis la passion du foot. Jâai commencĂ© le foot pour ĂȘtre comme mon pĂšre et mon grand frĂšre (JirĂšs Kembo), pour quâils soient fiers de moi. Je me disais : Si je suis bon, ils seront fiers. Mon pĂšre est peut-ĂȘtre la premiĂšre personne pour qui je joue, parce que je sais combien le foot compte pour lui. On parle souvent, de tout. On nâa pas changĂ© nos habitudes : quand il vient Ă Madrid, on regarde toujours sept ou huit matchs dâaffilĂ©e ensemble. Tout tourne autour du foot dans notre relation. Il mâa transmis lâamour et la connaissance du jeu. Et câest vrai que quand je fais quelque chose de bien ou de moins bien, il me dit toujours : Pense Ă ce que le petit Kylian penserait de ça.
Aujourdâhui, je pense quâil serait fier de voir ce que je suis devenu, du chemin parcouru et de la marque jâai dĂ©jĂ laissĂ© dans lâhistoire du foot mondial et de mon pays. AprĂšs, le petit Kylian avait beaucoup dâappĂ©tit, donc il attend encore que je fasse des choses (rires). Il ne serait pas rassasiĂ© mais dĂ©jĂ fier.
Aurélien Tchouaméni : quand as-tu pleuré pour la derniÚre fois ?
AurĂ©lien, vice-capitaine. Je le connaissais un petit peu en sĂ©lection mais je lâai vraiment dĂ©couvert Ă Madrid. Super gars ! Avant, on avait une relation cordiale. Mais Ă Madrid, jâai rencontrĂ© un super type, trĂšs intelligent, avec lequel on peut discuter, Ă©changer. Il est drĂŽle aussi. Et il a ce cĂŽtĂ© soldat, important dans une Ă©quipe. La derniĂšre fois que jâai pleurĂ©, câĂ©tait pour le dĂ©cĂšs dâun proche, quelquâun qui comptait beaucoup pour moi. Mais je nâai pas de problĂšme Ă pleurer.
Les gens pensent que je ne pleure jamais. On me demande souvent pourquoi je nâai pas pleurĂ© en 2022. Simplement parce que les larmes ne venaient pas, jâĂ©tais sonnĂ©. Si jâavais pu pleurer, je nâaurais pas retenu mes larmes. Câest juste que jâĂ©tais KO ! Si demain on gagne la Coupe du monde et que je dois pleurer, je pleurerai. Mais câest rare de me voir pleurer de joie. La joie, pour moi, câest avoir le « smile » jusquâici (il montre ses joues). Lâimportant est de ne pas ĂȘtre Ă contre-courant de ses sentiments et les exprimer comme on les ressent.
Warren ZaĂŻre-Emery : quel moment de ta carriĂšre aimerais-tu revivre une seconde fois ?
Oh il y en a beaucoup. Surtout les dĂ©faites, parce que si tu les revis, tu peux peut-ĂȘtre changer le cours du destin. Par exemple, je changerais lâArgentine en 2022, la finale contre le Bayern avec Paris, la demie contre Dortmund. La Suisse Ă lâEuro ? Non, ça, je ne le changerais pas. Je ne gaspillerais pas mes jokers pour un huitiĂšme. Il nous restait tellement de chemin derriĂšre. Et de toute façon, vu comment Ă©tait lâambiance, je pense quâon nâaurait pas gagnĂ©. Et pourtant, câest peut-ĂȘtre lâĂ©quipe la plus talentueuse quâon avait depuis longtemps, avant celle-lĂ aussi. Mais je pense que câest le pire moment que jâai connu en Ă©quipe de France en termes dâambiance. Ăa sâest ressenti dans le groupe. On en parle souvent entre joueurs. Ăa ne sâest peut-ĂȘtre pas vu, mais câest le moment oĂč lâĂ©quipe de France a Ă©tĂ© la moins unie depuis que je suis en sĂ©lection.
Manu Koné : quelle est la chose que le football ne pourra jamais te donner ?
Manu KonĂ© fait partie de ces jeunes talents, qui veulent tout manger et qui ont augmentĂ© la compĂ©titivitĂ© de lâĂ©quipe. TrĂšs bon joueur, trĂšs bonne mentalitĂ© aussi. Ce que le foot ne mâapportera jamais ? La tranquillitĂ© (rires). Mais dans le football, ce nâest pas ce que je recherche. On nâa quâune carriĂšre, autant la vivre Ă fond, autant vivre des Ă©motions fortes, quâelles soient positives ou nĂ©gatives. Autant vivre pour avoir des choses Ă raconter plus tard, pour se rappeler, pour laisser une trace. La tranquillitĂ© pour la vie, oui, mais dans le foot, non ! Le foot mâa tout apportĂ©. Il a changĂ© ma vie, a fait de moi un homme heureux, un homme Ă©panoui. Et peu importe ce qui sâest passĂ© et ce qui se passera dans ma carriĂšre, rien ne changera jamais lâamour que jâai pour le foot.
Franck Le Gall (mĂ©decin) : avec le recul, est-ce que tu changerais quelque chose suite Ă lâĂ©pisode du nez cassĂ© au dernier Euro ?
(Il rĂ©flĂ©chit) Si je reviens en arriĂšre, je pense que je ne joue pas. Je mâen vais ! Quand je me fracture le nez, câest une discussion quâon a dâailleurs mis sur la table. Le coach Ă©tait contre le fait que je parte. Mais on en a parlĂ© avec les docs, avec tout le monde parce que jâavais quand mĂȘme le nez complĂštement cassĂ©. Jâavais connu une saison trĂšs compliquĂ©e, jâĂ©tais trĂšs fatiguĂ© et, dans le football, tout arrive pour une raison. La fracture, câest la consĂ©quence dâun tas de choses. Je pense quâĂ ce moment-lĂ , je voulais juste souffler.
Surtout quâaprĂšs, avec le masque, câĂ©tait une horreur. Jâavais mal tout le temps, on me bourrait dâantidouleurs. Quand on te remet le nez en place manuellement⊠Wow, câest une douleur immense (rires). Tu entends le clic-clic. Ă ce moment-lĂ , je vais voir mon nez, il est complĂštement Ă gauche. Je me dis, putain, comment je vais faire ? Je ne peux plus respirer, donc je ne respire que par la bouche, je me dis : bon, on est dans la merde ! Ensuite, Ă lâhĂŽpital, ils me disent câest soit lâopĂ©ration, soit il faut cinq, six semaines. Mais ils ne parlent jamais de revenir sur le terrain (rires). Pour moi, câĂ©tait inconcevable de quitter le groupe mais, si ça mâarrive Ă nouveau demain, je rentre.
Ibrahima KonatĂ© : tu as jouĂ© deux finales de Coupe du monde, lâune gagnĂ©e, lâautre perdue. Laquelle te revient le plus en tĂȘte ?
Celle que jâai perdue. Celle que jâai gagnĂ©e, je nâai pas besoin dâen changer lâhistoire. On la gagne, câest super, on repart avec la Coupe. Celle que tu as perdue, en revanche⊠Câest trĂšs difficile de perdre une finale de Coupe du monde. DĂ©jĂ , parce que câest tous les quatre ans. Tu ne sais pas ce que tu seras dans quatre ans. LĂ , il ne reste par exemple que 10 ou 11 gars de 2022. Quatre seulement de 2018. Tout ça pour dire que tu as beau tâagripper au wagon, le train-foot laisse beaucoup de monde en route. La cruautĂ© est lĂ , câest de se dire quâon a fait tout ça pour perdre aux tirs au but. Je ne crois pas Ă la chance, les tirs au but, ce nâest pas la loterie. Câest un geste technique, mais ça reste la maniĂšre la plus cruelle de perdre une finale de Coupe du monde.
Olivier Giroud : sais-tu combien de buts il te manque pour battre le record de Miroslav Klose en Coupe du monde ?
Olive est quelquâun de qui jâai beaucoup appris en termes de rĂ©silience, de passion, sur le fait de ne jamais rien lĂącher⊠Le gars a Ă©tĂ© traĂźnĂ© dans la boue et il a toujours rĂ©ussi Ă se laver (sic). Il a jouĂ© avec le grand frĂšre (Kylian) et avec le petit frĂšre (Ethan au Losc), ça montre la longĂ©vitĂ© du type, ça force le respect. Câest le meilleur buteur de lâhistoire de lâĂ©quipe de France. Tant quâil lâa, ce statut lui appartient. Quand tu connais les joueurs qui ont composĂ© cette Ă©quipe nationale, se dire quâil en est aujourdâhui le meilleur buteur, câest respect, chapeau !
AprĂšs, le record de Klose, tout le monde mâen parle, Guy StĂ©phan le premier (rires). Mais câest la premiĂšre fois dans ma vie quâun record me paraĂźt irrĂ©el. En fait, ça me paraĂźt inconcevable de me dire, quâĂ 27 ans et aprĂšs deux participations, je me trouve en position de mettre le plus de buts dans lâhistoire des Coupes du monde, une compĂ©tition auxquelles toutes les grandes gloires ont participĂ©.
Mais en mĂȘme temps, je sais quâil nây a pas dâĂ©motion plus forte que de gagner une Coupe du monde, donc ma prioritĂ©, câest vraiment de ramener la troisiĂšme Ă©toile, de revenir sur les Champs-ĂlysĂ©es avec la coupe et de faire passer un Ă©tĂ© inoubliable Ă tout le monde. AprĂšs, bien sĂ»r quâĂȘtre le meilleur buteur de lâhistoire des Coupes du monde, tu restes dans lâhistoire Ă jamais. (On le relance sur le fait quâil y a encore un joueur en activitĂ©, Messi, qui est devant lui). Oui et pas nâimporte lequel. Câest pour ça que je reste trĂšs prudent. Moi, je suis Ă combien ? 12 ? Lui Ă 13 et Klose Ă 16. On est lĂ avec LĂ©o, on va venir gratter la nuque de Klose (Rires).
Didier Deschamps : envisages-tu de devenir coach Ă la fin de ta carriĂšre de joueur ?
Je ne sais pas⊠Je me donne la possibilitĂ© dâavoir beaucoup dâoptions aprĂšs ma carriĂšre. Jâai un business qui est bien montĂ©. Si je veux ĂȘtre businessman, je serai businessman. Si je veux avoir des aspirations plus grandes, jâaurai des aspirations plus grandes. (Il sâinterrompt dans un Ă©clat de rire quand on lui demande sâil pense Ă la prĂ©sidence) Non, ne vous inquiĂ©tez pas, je ne parle pas dâĂȘtre prĂ©sident de la RĂ©publique. Pas mal de gens me disent ça, mais ce nâest pas dans mes projets. Je suis dĂ©jĂ assez dĂ©testĂ© comme ça (rires). Je peux prĂ©voir dâĂȘtre plus dans lâanonymat et mâoccuper de la fondationâŠ
Mais il est sĂ»r que le football aura toujours une place Ă part. Mais pour ĂȘtre entraĂźneur, il faut dâabord faire le deuil de sa carriĂšre de joueur. Un entraĂźneur ne peut plus penser comme un joueur, aussi grand quâil a Ă©tĂ©, tout simplement parce que la seule chose que tu dois faire en tant que coach, câest transmettre ! Et jâai vu pas mal de grands joueurs ĂȘtre des entraĂźneurs moyens, pas parce quâils ne connaissaient pas le foot, mais comme ils nâavaient pas fait le deuil de leur carriĂšre de joueur, ils nâavaient pas la bonne approche.
Pour avoir cette possibilitĂ©-lĂ , bien sĂ»r, je passerai mes diplĂŽmes, ça ne coĂ»te rien. Câest un apprentissage supplĂ©mentaire, ça enrichira ma palette sur le plan humain et professionnel. Mais je ne serai entraĂźneur que si jâai passĂ© ce cap-lĂ .
Ethan MbappĂ© : jâespĂšre que tu vas faire une trĂšs belle Coupe du monde. Mais avant jâai une petite question : est-ce que tu comptes dĂ©fendre ou presser un jour ?
(Rires) Lui, tout le monde sait ce quâil reprĂ©sente pour moi. Je nâai quâun petit frĂšre, contrairement Ă JirĂšs qui, lui, en a deux, Ethan et moi. Jâai toujours voulu quâEthan soit fier dâavoir un frĂšre comme moi, dans le foot comme dans la vie. Ăa mâa coĂ»tĂ© parce que je lâai un peu trop chouchoutĂ© parfois.
AprĂšs, on parle souvent de ça parce que lui dĂ©fend beaucoup, beaucoup plus que moi. Mais câest bien que les gens mettent en lumiĂšre ce cĂŽtĂ©-lĂ . Jâai toujours Ă©tĂ© exigeant et je pense quâil faut que je passe un step supplĂ©mentaire Ă ce niveau-lĂ . Câest quelque chose qui est important pour les Ă©quipes et je pense que je dois le faire. Tout ça doit commencer dĂ©jĂ avec cette Coupe du monde parce quâon veut la gagner. Je suis prĂȘt Ă bien faire les choses parce que je la veux Ă tout prix. Mais câest vrai, lui, il dĂ©fend beaucoup.
Quand je regarde ses matchs, maintenant quâil joue ailier droit, je lui demande : Mais pourquoi tu ne vas pas dans la surface ? Il me rĂ©pond : eh cousin, jâai coursĂ© mon latĂ©ral jusquâau bout et jâĂ©tais fatiguĂ© (rires). Sauf que dans mon esprit Ă moi, câest inconcevable dâĂȘtre fatiguĂ© pour aller marquer un but, câest plutĂŽt dans lâautre sens que tâes fatiguĂ©. Mais rien ne doit rentrer par une oreille et sortir par lâautre, encore moins quand les critiques sont constructives. Sinon, ça veut dire que tu es un joueur qui sâen fout. Toutes les critiques constructives sont des choses qui doivent entrer dans ta tĂȘte et ne pas en sortir â aprĂšs, il faut faire le tri parce quâavec moi, on tombe aussi vite dans la caricature.
LES MEMBRES DE LâĂQUIPE DE FRANCE POSENT AVEC LE MAILLOT DE LEUR CLUB FORMATEUR !
La Coupe du monde démarre DEMAIN pour nos Bleus.
par curiositĂ©, jâai regardĂ© dans quel Ă©quipe ils ont signĂ©s leur premier contrat pro Ă part Upamecano, ils ont tous Ă©tĂ© fidĂšles, et le plus câest LâOL @Estiven vas-y sort lâhĂ©lico âŠ
Le Havre AC -
RC Strasbourg -
Olympique lyonnais - - - -
Paris Saint-Germain - - -
LOSC Lille -
Girondins de Bordeaux - -
FC Sochaux-Montbéliard - - -
AS Saint-Ătienne -
Toulouse FC -
Atlético de Madrid - -
US Boulogne -
Stade rennais FC - -
AS Monaco - -
Reading FC -
LB ChĂąteauroux -
Upamecano devait signé à Valenciennes FC
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tâes le meilleur ventilo , tu sais
Les + : MbappĂ© (dĂ©solĂ© pour les haters mais câest un monstre quand il joue en bleu), Saliba, Olise
Les - : Rabiot (la passe ne sauve pas tout), Dembele, Maignan
Mettre Saliba en + et pas Upemecano câest osĂ© ![]()
Non, jâai trouvĂ© Upa meilleur en dĂ©fense mais beaucoup de contre offensive partaient de Saliba en seconde
Jâai trouvĂ© Rabiot bon. Il a bien couvert les mauvais placements de Tchouameni, que jâai trouvĂ© bof.
Rabiot a fait un trĂšs bon match, un des rare Ă mettre de lâintensitĂ© dans ce millieu. Tchouameni câest vraiment trĂšs mauvais quand mĂȘme, trĂšs lent peu dâinitiative et placement approximatif.
Upamecano pareil, dĂ©fensivement solide mais quâelle lenteur balle au pied dans un match ou tu as le ballon, heureusement quâil y a Saliba Ă cĂŽtĂ©.
Jâai trouvĂ© KoundĂ© particuliĂšrement peu inspirĂ© sur ce match et Hernandez quasi inutile sur les offensives.
Olise Ă Ă©tĂ© le dynamiteur aprĂšs un dĂ©but de match (comme lâĂ©quipe) trĂšs pauvre et Kyllian qui rĂ©pond prĂ©sent.
Dembele inexistant, Doué qui tente des trucs inutiles.
Barcola qui rentre et marque, Cherki qui a faillit nous couter un but âŠ
Bref pas beaucoup de maitrise mais assez de force et de talent pour surclasser ce Sénégal vaillant mais limité.
A part son but stratosphĂ©rique il a Ă©tĂ© archi nul tout le reste du match (Encore heureux que son premier but il le met vu tout ce quâil a foirĂ© avant).
Tu me diras câest un attaquant on lui demande de marquer il lâa fait. Certes. Maintenant si il vendange comme il lâa fait lĂ sur un match oĂč il aura moins la balle et moins dâoccasions ça risque dâĂȘtre trĂšs prĂ©judiciable.
Lequel est formĂ© a strasbourg ? Y a eu que Clauss recemment qui ait ete formĂ© au racing et il nây a jamais jouĂ© pro