Gone Home

Informations


Genre : Aventure
Développeur : The Fullbright Company
Date de sortie : 15 août 2013


## Gone Home, c'est quoi ?
Nous sommes en juin 1995, on incarne Kaitlin de retour à la maison familiale après une année à faire le tour du Monde. Alors qu’elle pensait être accueillie par tout le monde, elle arrive dans une maison vide. Sa soeur, Sam a laissé un mot sur la porte d’entrée disant qu’il était impossible qu’elle soit là, elle demande à Kaitlin de ne pas chercher à savoir où elle est…

## Gone Home, c'est bien ?
À l’image d’un Stanley Parable, Gone Home est un jeu sans action ou presque, on est en vue à la première personne (type FPS) mais on n’a pas d’arme, pas d’ennemi. C’est une aventure, un récit. C’est un jeu court comme Stanley Parable, mais c’est justifié.
Gone Home doit se faire d’une traite (en 2h environ on arrive au bout). Parce que tout repose sur le récit, cette tension qui s’installe pendant notre visite de la maison. S’arrêter en plein milieu tuerait totalement l’expérience. Donc c’est court oui, mais l’intérêt du jeu n’est pas dans sa longueur. Ce n’est pas un jeu comme disent certains, mais le but n’est pas là. Le jeu vidéo grandit avec ce genre d’expérience. Et à moins d’être un connard, ce récit va vous toucher.
L’écriture du jeu est excellente car tout y est subtil, on y trouve des lettres de Sam, elles restent un peu vagues et la conclusion qu’on cherche à deviner provient uniquement de notre imagination, la montée du stress, des émotions provient uniquement des conclusions qu’on cherche à en tirer. C’est assez rare qu’un jeu (voire une série, ou un film) fasse autant appel à notre imagination.
Pour que cette aventure marche, il fallait un univers crédible. On est dans les années 90, le père collectionne les VHS d’X-Files, on peut écouter des cassettes audio sur des lecteurs loin de rentrer dans nos poches. On y trouve aussi des cartouches de vieilles consoles, et Sam évoque régulièrement Street Fighter, son jeu préféré. La maison est un grand manoir, et dehors bien sûr il y a de l’orage. Quelques lumières ne s’allument pas, les planchers grincent parfois. Ce n’est pas excessif, le but n’est pas de faire peur, mais certains grincements suggèrent des choses… L’ambiance accompagne parfaitement le récit.
Comme pour Stanley Parable, je ne conseille pas ce jeu à plein tarif, mais en promo, ça en vaut la peine. À condition d’être réceptif aux jeux à l’action limitée. Et d’être humain.

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1 Like
J'ai lu une critique sur senscritique (en cherchant à savoir quelle était la durée de vie du jeu, je voulais pas me coucher à 5h du mat), c'était déplorable...

En plus de spoiler un aspect crucial de la narration, le gars en question montrait un état d’esprit arriéré et une inculture des jeux vidéo.

SPOILERS (ne lisez que si vous avez fait le jeu, vraiment, faites ce jeu)

Le dénommé Squadafroin, auteur de la critique, trouve le jeu trop hypé parce que c’est “une histoire de gouine” et il se sentirait capable de pondre ça en une journée gratuitement. Cette histoire d’une ado lesbienne est déjà à situer dans le contexte de l’époque (ça restait tabou dans les '90) et du jeu (on voit des Bibles partout, le père, un écrivain semi-raté devait pas en plus être hyper réceptif), ce n’est pas une simple histoire de gouine, c’est l’histoire d’une gamine qui le découvre en pleine adolescence, qui doit se cacher et qui sait que cette belle histoire ne durera pas. Mais surtout, j’ai rarement vu des jeux amener aussi subtilement un stress. Il n’y a aucun ennemi, aucun PNJ, on se base que sur des journaux pour deviner la fin. Quand on entend des grincements venant d’en-haut c’était atroce, j’imaginais le corps pendu qui cognait des planches…
Cette fin, le suicide qu’on devine assez vite, amène ce moment terrible de l’ouverture du grenier. Grenier qui était fermé à clé, avec des lumières rouges. Lumières rouges qui signifiaient qu’il était interdit d’y aller. Le stress grimpe car on ne veut pas voir Sam mourir à cause du départ de Lonnie, et de sa famille intolérante…
Ce passage était exceptionnel et cette fin m’a beaucoup touché, la musique gérant parfaitement la révélation ultime.

Pour les non-anglophones, une traduction française est dispo ; http://steamcommunity.com/app/232430/discussions/0/864976115605408449/
Quelques fautes, et micro-bugs, mais le travail est de qualité plus que correcte.

En même temps, quand ils disent que l’épisode 10 de sense8 est le meilleur, ça te situe le niveau :hoho:

http://howlongtobeat.com/

Pas mieux que ce site pour ca. Tu as la durée pour tous les styles de joueurs.

2 Likes

On ne critique pas SC :ez:

J’ai pris, mais du coup en fait ça me fait flipper cette ambiance je dois dire, mais je le ferais quand même :sac:

J’avais fait un travail en jeu vidéo à Montréal dessus ou j’abordais aussi Amnesia avec le casque et dans le noir c’était jouissif :hoho:.

D’ailleurs vous avez du voir le speed run de GH, c’est tellement ridicule :hoho:.

Bon et bien j’ai fait le jeu du coup. Et vraiment j’ai bien aimé l’ambiance en fait, et je te rejoins Stev’ sur ce que tu dis.

Ça se joue à la souris et clavier ?

Perso je l’ai fait comme ça ouais, mais c’est compatible manette aussi je suppose

Je viens de le finis sur PS4, je savais qu’il s’agissait d’un style assez particulier mais j’ai quand même voulu tenté étant toujours preneur de nouvelles expériences de jeux vidéos.

On arrive dans un contexte sombre suivie d’une ambiance assez morbide ! Au début je m’attendais à que ce jeu fasse peur et qu’on soit surpris mais au final on s’habitue à tout ça et on est loin du compte. On est sur une bonne narration et de nombreux objets & explications cachés mais ça nous force à toujours trouver d’avantage !

On s’y prend clairement même si on reste selon moi pas mal sur notre faim en se disant … “tout ça pour ça”. Le rythme reste très calme et ça manque un peu de rebondissement même si j’ai bien aimé l’aventure.