Jeux de gestion-simulation


#282

Debuchon :hoho:

Fillon a été mis en taule dans cette partie ? :sarko4:


#283

Non, il a fini à 4,6 % :hoho:

Pas réaliste ce jeu, les électeurs sont trop pointilleux sur l’honnêteté.


#284

Le Mode Franchise de Madden est beaucoup moins poussé qu’un FM mais ça reste sympa oui, @Elmander31


#285

Je me lance dans une partie complète sur Power & Revolution.

Pour un petit clin d’oeil à @Thomas j’ai décidé de prendre l’équivalent de Philippe Poutou dans le jeu.

Je joue le scénario “Mode libre Opposants Démocratiques”, où on débute la partie le 1er janvier 2017 avec un politicien d’opposition dans l’espoir d’un jour obtenir le pouvoir.

Comme je ne connais pas encore très bien cette mouture du jeu et qu’il est un peu buggé (enfin on reste très loin des premiers, c’est très jouable), je ferai cette première partie en facile.


Le 1er janvier, je récupère un parti qui a 1,78 million d’euros en caisse.
Le plafond de dépenses étant d’un peu plus de 20 millions, on a de quoi monter ça très nettement.

J’ai une popularité de 21 %.
Presque tous les gros candidats ont au moins 40 %.

D’abord, on a besoin d’argent.
Ca tombe bien, en faisant sa tournée à Neuilly, Olivier a dégoté un friqué qui était communiste dans sa jeunesse et qui a gardé quelques réflexes de gauche, je lui demande de m’arranger un rendez-vous au plus vite.

Le 3 janvier, Flamby propose une taxe sur la déforestation qui devrait rapporter 55 millions par an. Même si le montant fait couille molle, nous n’allons pas gaspiller notre énergie à manifester contre, ils seraient foutus de croire qu’on manifeste pour obtenir une diminution.

L’après-midi, j’ai rendez-vous avec la connaissance friquée d’Olivier. Pour m’attirer ses faveurs, je sors une carte de mon jeu, je lui promets l’interdiction totale de la vente des armes à feu en France, c’est du gagnant-gagnant, lui ça lui file la frousse tous ces gadgets, et nous ça nous coûterait trop cher d’équiper les camarades.

Il a été vachement content de la promesse, il nous a promis de dire du bien de nous à ses copains stars du show-biz et il nous a envoyé un beau chèque de plus de 3 millions. On sait que c’est illégal, mais bon, on prône bien la séquestration de patrons, donc les petits bourges des médias verront ça comme une avancée de notre part.

A la fin de la semaine, ma popularité monte, il y a un écrivain réputé qui m’a été recommandé par le friqué qui a dit du bien de moi, bon il était bourré comme un polonais comme la bibine faite par les camarades c’est plus violent que le kir royal à la con qu’ils boivent dans leurs soirées de bourgeois, mais c’est le geste qui compte.

Budget du parti : 5,53 millions
Popularité : 30 %


Mine de rien avec cette popularité, je suis le numéro 2 à gauche derrière l’écolo (le premier qui ose me dire que le PS est de gauche en mange une).

Le 11 flamby fait en douce une économie de 150 000 € en baissant le budget du handisport, toujours surs de vouloir en manger une pour lui ?

Le soir, je fais une visite surprise à la cité des 4000, le courant est bien passé avec les jeunes quand on a parlé de nos emmerdes respectives avec la police. Toujours mieux pour draguer cet électorat qu’un questionnaire à la con sur leurs besoins.

Le 13, je reçois le chef du principal syndicat d’étudiants. Connaissant le milieu, je lui propose une “bourse” d’un montant à 6 chiffres, gentiment financée par notre ami le friqué anti-flingues. Maintenant qu’il nous est redevables, il donnera tout aussi gentiment des consignes de vote en notre faveur et dira délicatement je rentrerai dans l’Histoire de ce pays, et si le gros lard fait un seul faux pas sur l’éducation avant les élections, j’appuie sur le bouton rouge.

Entre ces deux évènements, je pense qu’on est bien placés sur la jeunesse de gauche. Ma popularité est désormais de 32 %


Le 16, Flamby rabote 19 000 euros sur les subventions versées aux scouts. A ce rythme là, sa prochaine économie ça sera un retrait de 600 euros sur le budget pécu de l’Elysée.

Le 24, après une semaine de repos, je reçois le chef d’une association altermondialiste, on se fume un petit joint et il dira du bien de moi dans la presse le lendemain.

Le lendemain, Flamby propose l’augmentation de l’ISF d’un dixième de pourcent, une économie de 230 millions il parait. Je pense avoir une hallucination, je reprends une semaine de vacances.


De retour de vacances, je fais une tournée des associations histoire de préparer un peu le terrain avec leurs leaders s’il y a des choses à suivre.

En pleine visite chez la dirigeante de l’association pour les droits de la femme, Flamby nous annonce dans le plus grand des calmes une baisse de la TVA à 19,2 %. Le mec vient de se souvenir qu’il est de gauche à quelques jours de la campagne, comme c’est pratique.

Devant un procédé aussi déloyal, je sors l’artillerie lourde, je contacte la seule ministre qui ne me hait pas trop, celle de l’environnement.

La brave dame n’a que moyennement foi en les capacités de son leader de préserver son emploi, du coup une valise de 250 000 boules contre une démission en piquant une belle crise, chose qui enrayera un peu la dynamique du PS, c’était tentant.

Et puis, il devrait presque nous remercier le petit gros, on le débarrasse d’une ministre malhonnête, que se serait-il passé si les russes l’avaient payée avant nous hein ? Ca aurait surement été plus cher que 4 points dans les sondages. Faut bien protéger la démocratie parfois.

Le 10 février, le ministère de l’éducation annonce une réduction significative des moyens alloués aux langues étrangères. Les gens se diront que pour ce que ça changera…

Quatre jours plus tard, en marge du match PSG-Barcelone, j’ai le privilège de rencontrer un des footballeurs les plus populaires du pays. Lors de notre conversation il ricane sur le public du Stade de France, il me vient alors l’idée de remplacer ce truc sans âme par un truc plus viril si on gagne, du genre un stade de 150 000 places, le stade Léon Trotski, avec plein d’éclairages rouges.

Avec une promesse comme ça, les footeux se sont bousculés pour dire du bien de moi, je suis à 34 % de popularité à la veille du début de la campagne électorale.


En popularité, j’ai bien bouché l’écart par rapport à il y a six semaines.

Avec 34 %, je suis le 6e candidat le plus populaire. Devant moi, il y a Larcher (52 %), Flamby (51 ¨%), la joueuse de djembé (50 %), la fasciste (43 %) et le banquier (40 %), mais je suis devant le grognon (30 %), monsieur grandes oreilles (25 %), le mec de l’UDI (24 %), le CAP mensonge qui trafique ses nombres sur Twitter (23 %) et Arthaud (21 %).

Il faudra vraiment que je les charcute sur le projet pour prendre le dessus.


#286

Power & Revolution avec Philippe Poutou (partie 2)

Je profite de l’ouverture de la campagne pour immédiatement lancer un appel aux dons, c’est toujours plus rentable de les faire en période électorale.

C’est là que la petite combine avec le friqué est très forte, le budget de la campagne de dons nous aurait forcés à faire nos premiers meetings dans des lieux qui foutent un peu la honte comme la salle polyvalente Pablo Neruda à Dives-sur-Mer comme on n’aurait presque plus de fric. Là ça nous permet d’attaquer tout de suite fort sans sacrifier la campagne de dons.

Je veille d’ailleurs à satisfaire notre nouvel ami friqué au plus vite, le premier meeting sera centré sur l’interdiction totale des armes à feu. On planifie naturellement de le faire à Marseille, pour une fois qu’on a l’opportunité de sodomiser à sec la droite sur la sécurité, autant y aller à fond.


La semaine du 20 au 26 février, je reçois quelques syndicalistes qui ont du mal à boucler leurs fins de mois. Une petite mallette pour qu’ils comprennent que ce n’est pas le grognon qu’il faut soutenir en public mais moi, et je devrais avoir les faveurs de pas mal de leurs adhérents.

Le dimanche, pour le meeting de Paris, je fais un peu plaisir aux camarades du BTP en évoquant la construction du stade Léon Trotski, ça devrait les occuper un petit bout de temps.


Lundi matin, je reçois les félicitations du friqué qui promet de nous donner une petite rallonge avant la fin de la campagne.

Rassuré par cette promesse, je demande aux camarades de nous réserver une salle à Lille pour samedi, on a démarré un peu trop gentiment, Flamby a promis de cramer 10 fois plus de cash que nous pour le moment, il faut passer aux grosses promesses.
Construire 5 pôles universitaires dans le Nord, ok ça coûtera pas loin de 3 milliards, mais si c’est le prix pour qu’ils apprennent qu’il ne faut pas coucher avec leurs cousines, je rends un grand service à la France.

Bonne nouvelle à la veille du meeting, tonton zinzin nous a refilé plus de 7 millions, il y tient vraiment à sa suppression des flingues.

A la fin de la semaine, on n’en est qu’à un peu plus de 4 % dans les sondages, c’est beaucoup mieux qu’en 2012, mais il va falloir passer à quelque chose de plus violent.

Devant, la fasciste est à 23%, Flamby à 15%, Larcher à 14 %, le banquier à 13 % et le grognon à 12 %.


Du coup à Lyon, je vois très grand, location d’un complexe sportif pour lancer notre proposition phare, le droit de vote à 16 ans pour verrouiller définitivement la cible jeunesse.

Dans le même temps je reçois les dirigeants des partis de gauche, il faut bien qu’on se coordonne s’il y a alliance à faire au 2e tour. Je convie aussi Cambadélis pour lui filer une valise, c’est le seul langage qu’il comprend, ça pourrait servir un jour.

La campagne de dons nous a rapporté 8 millions, de quoi vivre plus tranquillement.


Ces cons de journaleux ont sorti l’histoire du virement de tonton zinzin, trop contents de pouvoir taper sans retenue sur un candidat.

Du coup, on allume un contrefeu lors de notre meeting en Normandie, on augmentera les allocations logement de 35 % en cas de victoire, proposition largement acclamée par l’électorat de gauche. Ca a permis d’étouffer un peu l’affaire.

Je visite aussi une zone industrielle histoire de faire un peu de visibilité et de rappeler qu’on est le parti des ouvriers à la base.

On se retrouve à 17 % grâce à nos deux dernières promesses, ça va être compliqué de les tenir comme nos adversaires n’ont pas abattu toutes leurs cartes, mais ça montre bien que tout le monde se fout du coup du financement occulte.


Pour consolider tout ça, je reçois tous les dirigeants d’associations qui m’ont paru intéressés par le fric lors de ma première tournée, une base militante de plus, ça ne fait jamais de mal.

Niveau programme on poursuit l’effort, au meeting de Strasbourg on annoncera 50 000 profs de plus, ça ne nous rapportera pas autant de voix que l’allocation, mais c’est toujours bon à gratter.

La semaine suivante à Marseille, on annonce une large augmentation des allocations familiales. Le programme est abouti à 95 %, mais même avec ça, ça semble trop difficile d’aller au 2e tour, en même temps vu de là où on part, la priorité c’est d’élargir la base.


A trois semaines du vote, je reçois une danseuse classique connue pour être de droite, contre une petite valise j’arrive à l’inciter à dire du bien de moi (ça ça nous rapporte presque rien, c’est juste une marque de soumission) mais surtout à me donner accès à son réseau de personnalités, à commencer par les amis proches des dirigeants.

On parachève le gros du programme en annonçant une taxe sur les transactions financières qui financera tout ce qu’on a promis jusque là, ça a été magnifiquement bien reçu, à croire que les gens ont tous envie d’étriper leur banquier.

Mine de rien entre les propos positifs à répétition dans la presse, et la médiatisation de ma campagne, je suis passé à 43 % d’opinions favorables, c’est plus que flamby qui a chuté à 41 % mais ça reste en dessous de la fasciste (45 %), de la joueuse de djembé (47 %) et Larcher (53 %).

En popularité, je n’ai plus grand chose à envier aux grands de ce pays, le programme est au point, il ne me manque qu’une base en fait, le vrai combat ce sera peut être les législatives de juin.


Je me bats jusqu’au bout même si je me doute qu’on a surement atteint notre plafond, en Corse je promets une TVA à 17,2 % et en Bretagne le RSA à 700 €.

Le dernier sondage nous met en 3e place avec 14 %, la fasciste et Larcher semblent hors de portée, mais si on peut prendre le leadership à gauche

En désespoir de cause, je tente un peu n’importe quoi, trainer sur un marché, essayer de me faire soutenir par la dernière championne de cyclisme à la mode.


Quoi qu’il en soit voici la situation avant le vote :

Le dimanche, avec les camarades on prépare un discours annonçant notre refus de choisir entre les deux candidats de droite.

Mais peu avant 19 heures, Olivier débarque en furie, les résultats sont beaucoup trop serrés pour que les sondeurs désignent qui va accompagner la fasciste au second tour.

C’est là que je me rappelle de ce qu’il s’est passé mardi soir, la joueuse de djembé a été flashée à 231 km/h sur l’autoroute, ce qui fait un peu tâche convenons-en, on a peut être récupéré plus de ses électeurs que les sondages ne le pensaient.

Au fil de la soirée, une évidence se dégage, on va devoir différer nos vacances de deux semaines.

La participation n’a été que de 60 %, ça nous a sûrement profité.


Le 2e tour s’annonce mal, on est donnés perdants à 59-41.

Pour tenter de combler l’écart, je suis deux pistes, la première est de rameuter toute la gauche, consignes de vote à la clé, je prends donc rendez-vous avec tous les dirigeants de partis de gauche et j’essaie une approche sur les centristes vu la gueule de l’adversaire.

La deuxième, c’est le débat, je ne dois pas lui laisser une seule chance. Heureusement j’avais gardé une promesse majeure sous la main…

On a au moins une bonne nouvelle avant le 2e tour, notre 2e campagne de dons nous a rapporté plus de 8 millions pour les législatives, les donations ont afflué lundi juste après les résultats, il y a pas mal de monde qui veut barrer la route au FN.


Le soir du débat arrive.

Sur l’environnement, je propose la circulation alternée dans les grandes villes. Elle propose une augmentation du budget de la lutte contre la pollution chimique. Le public semble avoir préféré ma proposition.

En transports, elle promet une augmentation de 4 millions des aides aux transports en commun. Je vois un moyen de totalement la déborer, j’annonce la construction de 6 nouveaux réseaux de tramway en France, une petite note à 5 milliards. Le 2e round est pour moi aussi, merci le présentateur écolo.

Elle me questionne sur la justice, je lui promets d’ouvrir une nouvelle prison à Saint Cloud. Je la questionne sur l’armée, elle sort une banalité. Match bien nul.

Voici la grande opportunité, la promesse finale. Elle propose des exonérations d’impôt sur les retraites par capitalisation. Ca ne parle pas au peuple ce genre de chose, par contre le SMIC à 1600 euros, ça ça parle.

Le sondage tombe, 74 % des français pensent que j’ai remporté le débat.

Lors de la dernière semaine, le PS et EELV m’apportent leur soutien de même que certaines stars, ma popularité personnelle monte à 46 %.

Entre ces soutiens et le triomphe du débat, le combat a changé d’âme, et je suis désormais en tête des sondages avec 57 %, je ne pensais qu’elle se planterait à ce point là, c’est ça de vouloir faire plaisir aux copains des assurances.


Maintenant, le plus dur est d’attendre le dimanche.


TONDEUSE PARTY POUR LES MÉCRÉANTS !!! @Thomas

La fasciste a fait ses meilleurs scores chez les militaires (94,8 %) et les membres de sectes (80,9 %), nos meilleurs scores ont été chez les syndicalistes (70,8 %) et les sportifs (67,4 %).

Truc marrant, le syndicat du patronat nous a soutenu à 47,7 % :hoho:

Maintenant on va faire tout ce qui est un minimum consensuel pour booster ma popularité et espérer entrainer le parti dans la vague qui ira avec aux législatives.


#287

@Tyler : dans Rimworld, on peut sauvegarder quand on veut sur plusieurs slots ? Après vu un article sur CPC, ça me tente bien, mais je déteste les jeux façon rogue like où tu perds ta sauvegarde quand tu crèves


#288

Ouaip. L’option rogue-like est facultative.


#289

@Gino c’est quel jeu exactement? Il existe sur Mac? Il est sur IG ?


#290

C’est Power & Revolution.

La fiche Steam est ici :

Il est bien disponible pour MAC sur leur site officiel (par contre je ne sais pas si ça passe sur Steam), par contre je ne le trouve pas sur Instant Gaming et il est assez cher (l’ai pris lors d’une promo à 39 boules).

A moins d’aimer beaucoup le genre, je ne le recommanderais pas vraiment, c’est cher pour ce que c’est, et ça reste un peu trop buggé.

Si malgré tout tu veux en voir un peu plus sur le jeu, il y a un LP narratif très sympa fait par le Joueur du Grenier :


#291

Je vais regarder ça.

Généralement, j’adore ce style de jeu mais bon voilà, financièrement, je vais attendre un peu :stuck_out_tongue:


#292

vous connaissez des jeux de ce genre gratos sur l’app store? (gratos ET bien)

j’avais Sim City, mais genre sans payer pour avoir du pognon ou quoi ça devient rapidement relou, voire même impossible…


#293

Le JDG avait fait ce lets play sur la version précédente non ?


#294

Non. Mais je connais un sujet sympa. :hollande:

http://iunctis.fr/t/jeux-mobiles-et-tablettes/2101


#295

http://www.heberger-image.fr/data/vignettes/76779_gnagna.gif


#296

Le LP en question est bien sur la dernière version.


#297

Power & Revolution avec Philippe Poutou (3e partie) :

A vrai dire, je n’avais pas envisagé ça une seule seconde.

Le plan original c’était de prendre le leadership à gauche pour gagner une belle base aux législatives pour avoir plus d’appuis pour la campagne suivante, puis profiter des luttes sociales contre le futur président (probablement Larcher) pour atteindre une popularité record et gagner en 2022 (voire plus tôt si on y allait assez fort pour le pousser à la démission).

Maintenant qu’on y est, il faut préparer un plan pour faire crever des plafonds à notre popularité pour espérer une vague rouge aux législatives.

Suite à l’élection, j’ai 73 % de popularité, il faut vite en profiter.


D’abord, il faut composer un Gouvernement dont on ne connait pas encore la durée de vie.

Bien entendu, je garde l’esprit d’équipe, Olivier est nommé Premier ministre et ensemble nous composerons un gouvernement d’unité de la gauche en espérant attirer du monde de LO, du Front de Gauche et d’EELV.

On prend quatre portefeuilles, en plus du poste de Premier ministre, les finances, la justice, les affaires étrangères et l’intérieur.
Le Front de Gauche reçoit trois portefeuilles, le travail, la santé et la famille
EELV reçoit deux portefeuilles, l’environnement et le logement
LO reçoit le ministère de l’éducation.

Pour les quatre postes restants, on prend des personnalités de la société civile ayant des tendances de gauche, c’est bon pour faire ouvert.
On a donc au sport, une ex-tenniswoman. à la culture, la cinéaste préférée des intellos, à la défense, l’ancien chef de la DGSE sous Flamby, et à l’agriculture, un météorologue.

Ma première mesure est de bien arroser les services secrets avec une augmentation de budget d’un milliard et demi, lors de la présidentielle 94 % des militaires ont voté pour l’autre, il vaut mieux ne pas trop les avoir contre soi, entre ça et le fait que j’ai pris un ministre issu de la maison, je pense que ça apaisera un peu les relations.

Passé cette courtoisie, je m’attaque à ma popularité, je dépose la proposition de loi sur le vote à 16 ans, c’est gratuit et ça ne clive pas trop, et je lance les travaux pour le stade Léon Trotski comme ça colle bien avec le calendrier pour Paris 2024.


Le début de mandat est franchement bon pour nous, ma popularité est au firmament et j’ai reçu le chef d’état major pour lui donner la légion d’honneur, histoire de bien sceller la nouvelle entente avec les militaires. Il m’a demandé si c’était possible de l’échanger contre un gros chèque, au fond c’est un homme comme un autre en fait, on devrait pouvoir discuter.

Les premiers sondages des législatives nous donnent à 30 %, le FN à 20 %, LR à 18 % et le PS à 14 %.


Pour tenter de consolider cet avantage, je reçois presque tout ce que le pays compte de dirigeants d’associations et de syndicats pour voir si je ne peux pas gratter quelques consignes de vote.

Alors que la tournée démarrait bien avec plusieurs soutiens enregistrés, je suis coupé dans mon élan par des émeutes consécutives à un match de football le 22 mai. Comme il n’y a a aucune revendication sociale derrière tout ça, je vais faire plaisir aux policiers et les laisser s’amuser avec leurs lacrymo.

Les sondages sont plutôt bons malgré ces débordements. 29 % pour nous, 21 % pour LR, 17 % pour le FN, 14 % pour le PS.


Il ne reste que deux semaines avant le vote du premier tour, la priorité c’est d’éviter toute gaffe et de valider le soutien de presque tous les syndicats, pas besoin de mallette ce coup-ci, l’état de grâce suffit à les persuader d’aller dans le sens des vainqueurs.

Le premier tour arrive, et se passe sans grande surprise pour nous.

Le deuxième tour ne fait que confirmer les impressions du premier, ce sera une majorité relative pour nous


NPA - 176 sièges
FN - 125 sièges
LR - 111 sièges
PS - 96 sièges
EM - 45 sièges
FG - 24 sièges

La faiblesse du reste de la gauche nous met cependant dans une situation délicate, il faudra envisager de passer par référendum sur certaines réformes.


#298

Power & Revolution avec Philippe Poutou (4e partie) :

La composition de l’Assemblée fait du PS le faiseur de rois, si on cumule les sièges de la coalition de gauche et les leurs, la majorité absolue est atteinte.

C’est là que le petit pot de vin versé à Cambadélis est précieux, il pourrait influer sur ses troupes pour certains votes délicats.

Tenir des engagements de campagne au plus vite sera nécessaire pour ma crédibilité, comme cela pourrait coûter un peu cher, on va commencer par une recette avec la taxe sur les transactions financières.

Elle ne sera pas trop dure à faire passer, le PS appuie en sa faveur et le FN n’ose pas s’y opposer de peur de mettre la frange anti-système de son électorat à dos.

Sinon, ce n’était pas prévu, mais le résultat montre que le scrutin majoritaire a totalement étouffé certains de nos alliés, tant que le PS sera dans le coin, on aura besoin de proportionnelle. C’est donc le deuxième projet que je soumets à l’Assemblée. Vu la nouvelle donne politique, cela passera sans aucun souci.


Pour ma première rencontre internationale, je tape dans le sûr en recevant le Premier ministre italien.

On a signé pour 1,3 milliard d’achats de volailles et de réseaux de distribution d’eau chez eux, ça devrait baisser les prix chez nous en plus de marquer le coup sur les liens entre les deux pays.


Grâce au passage de la taxe sur les transactions financières, notre déficit est repassé sous les 3 %, Merkel ne pourra même pas nous engueuler au prochain sommet européen.

Même en recul, il y a les créanciers qui font chier, par exemple un type de Bruneï qui m’a envoyé balader quand j’ai voulu renégocier les taux. Du coup, la DGSE va surveiller son pays de merde de très près, et si leur sultan a la moindre casserole au cul, ça finira à l’ONU.

J’attaque alors enfin un gros dossier, la baisse de la TVA.

Je comprends vite qu’une deuxième baisse soudaine fait grincer des dents au PS, du coup je propose un compromis qui inclut la révision des taux de plusieurs prélèvements.

On ne baisse la TVA que d’un point, le second promis viendra plus tard dans le mandat et on remodule le taux de la taxe sur les transactions financière.

A une échelle moindre, on augmente la taxe sur les billets d’avion, protection de la nature oblige, et la redevance audiovisuelle, protection des cerveaux oblige. Mais comme on n’est pas que des moralisateurs, on est assez sympas pour baisser la taxe sur le porno.

En plus, au sommet européen de la fin de semaine on gagne un peu de marge en plus, le déficit maximum autorisé est augmenté à 3,13 %.


Comme c’est l’été, je me dis qu’il est temps de lancer un projet plus viril, la nationalisation des banques. A la base j’étais hésitant comme une partie du PS doutait du bien-fondé du projet, mais on reçoit le soutien inattendu de quelques FN qui tiennent à leur discours anti-système.

Je n’oublie pas l’international, on va démanteler des groupes terroristes au moyen-orient pour s’attirer les faveurs des masses, on file un peu de fric aux camarades communistes russes pour qu’ils fassent un peu transpirer Poutine et on graisse la patte d’un membre du cabinet de Trump pour qu’il nous file tous ses dossiers.


A la rentrée, je me dis que le timing est bon pour lancer le recrutement de 50 000 profs de plus pour l’an prochain, on reprend en douceur et ça fait plaisir à presque tout le monde.

Suite à des résultats décevants aux championnats du monde d’athlétisme, je décide de booster les budgets réservés au sport, ce n’est pas très onéreux, et ça peut rapporter gros pour cacher un truc ennuyeux.

Comme j’ai eu quelques remarques sur les faibles progrès du pouvoir d’achat, je propose une augmentation significative des allocations familiales comme prévu lors de la campagne, ce coup-ci le vote semble suivre les lignes partisanes, ça va être serré, je prends rendez-vous avec Cambadélis pour m’assurer que le PS ne fasse pas tout foirer.


Le dernier trimestre 2017 démarre bien, la loi sur les allocations familiales est passée, ce qui représente une amélioration conséquente sur le terrain du pouvoir d’achat, nous permettant de gagner 5 rangs au classement du bonheur national brut.

(Le premier smiley c’est une comparaison par rapport au début de la partie, le deuxième une comparaison par rapport aux autres pays).

Autre satisfaction, le chômage chute à 7 % grâce aux baisses de TVA et à une petite réorganisation des priorités du ministère du travail que j’ai faite peu après mon arrivée.

Avec ce petit confort économique, je me permets de tenir une promesse de plus en finançant la construction de 6 nouveaux réseaux de tramways, ça devrait contenter les écolos qui rongeaient leur frein jusque là.

Pour finir l’année en beauté, une augmentation du RSA de 100 euros, ça reste en dessous de ce qu’on a promis, mais ça ne devrait pas tarder. Le vote ne devrait pas être top dur, même les centristes acceptent un tel geste vu la situation budgétaire.


Au 31 décembre 2017, la situation est la suivante :

Croissance - 2,73 %
Chômage - 6,43 %
Inflation - 0,36 %
Déficit - 2,37 %
PIB/hab - 34 936 €

Ce n’est pas le grand soir, mais ça va beaucoup mieux en France.


#299

Présente toi aux élections IRL !


#300

En même temps, la partie n’est pas vraiment compliquée pour moi, jouer en facile une fois que tu connais les mécaniques du jeu, c’est souvent une promenade de santé tant que tu ne tentes pas de truc trop sensible (du genre transformer ton pays en dictature ou bombarder à tout va).
Je serais presque tenté de dire que l’élection était plus dure que la gestion des 7 premiers mois au pouvoir comme je ne connais pas encore toutes les mécaniques d’élection.

J’ai mis le mode facile juste comme c’est ma première longue partie sur cette version (j’espère aller jusqu’à juin 2022, histoire de refaire un cycle présidentielles/législatives), pour bien étudier les nouveautés et comme ça me permettra surement 2-3 délires pour pimenter la partie sur la fin de mandat.

Ca se voit au fait que je n’ai eu qu’une émeute en un an, j’en mangeais tellement plus sur une partie normale sur la version précédente.

Il faut aussi dire que la taxe sur les transactions financières est vraiment abusée sur ce jeu (même les développeurs le reconnaissent), ça fait rentrer beaucoup de cash, du coup tu peux investir ou baisser des impôts qui pèsent sur la consommation comme la TVA ce qui dynamise bien ton économie. Si tu veux jouer vraiment réaliste, il est meilleur de t’en passer ou de la laisser à un taux très bas.


#301

Non. C’est juste la preuve qu’une vraie politique de gauche est ce dont ce pays à besoin. Alors @Gino président épicétou.


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