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#342

Power & Revolution avec Philippe Poutou (10e et dernière partie) :

Dans le malheur d’avoir à se fader un centriste, on peut trouver un peu de réconfort en se disant que nos alliés ont fait de beaux scores, si EELV a péniblement atteint 1,8 %, LO a obtenu 9,4 % (merci à la popularité de mon ministre de l’éducation) et le Front de Gauche 10,3 %.

Si on ajoute le PS qui me mange dans la main grâce aux mallettes reçues par Cambadélis et à leur place au ministère de la défense (12,2 %), c’est 33,7 % de l’électorat qui est susceptible de me rejoindre au 2e tour. Je prends donc rendez-vous avec tout ce petit monde pour bénéficier de consignes de vote.

Une fois ces garanties obtenues, je peux me focaliser sur le débat. Je sais que c’est là que je peux faire la différence, j’étais là il y a 5 ans, lui il n’était même pas prêt à être candidat il y a 3 mois, je suis remonté à bloc.

Le présentateur nous fait débuter sur le thème de la culture, je propose la création de 13 musées sur l’ensemble du territoire. Lui, en bon centriste, croit qu’une seule salle de spectacle suffira à lui faire remporter l’auditoire. Ce round est pour moi.

Sur le travail par contre, il est limite de me prendre de court en proposant l’augmentation des indemnités chômage de 5 %, c’est le seul levier que je n’ai jamais utilisé directement à ce niveau là (je dis directement comme il s’agit d’un pourcentage, le niveau du SMIC influe forcément sur les futurs versements). Je suis obligé de vite dégainer une de mes cartes maitresses, le RSA à 920 euros, on peut se le permettre vu mon programme. Léger avantage pour moi.

Il m’interroge sur le sport, grossière erreur, c’est un peu grâce à mon action qu’on a brisé tous les records récemment, je prône la construction de 340 piscines sur l’ensemble du territoire, ce qui me vaut un certain succès populaire.
Lui, par contre, je ne le loupe pas et l’interroge sur la défense. Il est piégé, il sait que s’il promet quelque chose à la hausse, il va se facher avec les associatifs, comme ça m’est arrivé à la fin de l’année dernière quand j’ai recruté 30 000 soldats et s’il promet à la baisse, la droite refusera de se mobiliser contre lui, je gagne la manche par forfait.

Le présentateur nous laisse formuler une ultime promesse, il promet 1 milliard pour la recherche industrielle, il a réussi à promettre un truc encore moins intéressant que Le Pen y a cinq ans.
Je ne rate pas l’occasion, à l’origine j’avais prévu de parler du RSA à ce moment là, mais voici mon plan B, l’augmentation de 30 % de l’allocation logement, c’est un succès total auprès du public.

Les sondages confirment ce ressenti, 73 % des français me désignent vainqueur du débat, du coup me voici de retour aux commandes à l’approche du vote :

Du coup, le dimanche a été beaucoup plus calme que celui nous avions vécu deux semaines plus tôt.

La participation était de 90 %, c’est un triomphe.

Ironie du sort, j’obtiens mes meilleurs scores chez les militaires (76 %) et les intellectuels (57 %).
Lui chez les religieux (88 %) et les associatifs (71 %).


Mon deuxième mandat est confirmé, mais je suis un joueur d’équipe, je dois me battre pour que les députés NPA conservent leur position.

Les verdicts commencent à tomber pour les dignitaires qui ont été ciblés par mes services secrets.
Larcher a pris 5 mois de prison, sa défense ridicule n’a pas ému les juges.
Macron a pris une amende de 200 000 €
Lagarde a pris une amende de 300 000 €, les juges ont plus été attristés par la gueule de son parti que par sa plaidoirie
La numéro 2 de LR a tout pris pour sa patronne, 18 mois de prison pour elle.
Le Pen a pris 3 mois de prison, mais ça devrait bien se passer si elle aime tant les gardes que ça.

Dès l’entame de la campagne, je fais voter par le parlement sortant la baisse de la TVA à 12 %, il faut faire rêver le public si on veut garder notre place en tête.

Nos chercheurs ont découvert une méthode de production de micro-pile à combustible, toujours bon pour flâner sur les performances de notre système.

Malheureusement, ma popularité ne s’est pas reflétée sur le parti ce coup-ci :

Il va falloir que je me réconcilie avec mon adversaire du 2e tour de la présidentielle pour que le pays soit gouvernable.

Bon ma chance sur ce coup-ci, c’est que comme les dirigeants des deux principaux partis de droite sont mouillés jusqu’au cou, je ne devrais pas trop avoir de concurrence.

Du coup, je vais lui proposer le calumet de la paix au centriste

Ca en a fait gueuler quelques uns, malheureusement ils ont oublié que la maison poulaga est de notre côté maintenant qu’on a recruté à fond chez eux :

En plus, eux ils doivent moins être habitués au lacrymo que les camarades.

Ah, je vous laisse faut que j’aille négocier avec un certain centriste.


#343

Pour en finir avec cette partie, j’aurais quelques observations à faire sur le jeu. Peut-être que ce sera utile à @Revizor @20100 et tous ceux qui voudraient s’y mettre plus tard.

D’abord, une chose importante, il ne faut pas reproduire ce que j’ai fait sur l’année 2021, c’était vraiment une tentative désespérée de faire de très gros chiffres sur ma dernière année de jeu, et ça n’a marché qu’à moitié.

Ce n’est pas bon pour deux raisons :

Politiquement, outre le fait que le jeu valorise le fait d’opérer par glissement plutôt que par rupture par une opposition moindre, agir à contre-courant de son école de pensée ça peut couper le lien avec les associatifs, sachant que les groupes d’intérêt ont une part dans le calcul du score et qu’une manifestation peut endommager la popularité.

Ici, avec le coup de la prostitution qui m’a mis les féministes à dos, et de manière bien plus importante le recrutement de soldats et de policiers en masse à la fin de l’année, j’ai perdu pas mal de soutien chez des syndicats et associations pourtant marqués à gauche.

Économiquement, c’est souhaitable d’avoir des résultats mesurés pour perdurer.

D’abord, le chômage, c’est meilleur de l’avoir entre 3 et 5 % pour avoir de la marge si vous avez besoin de fonctionnaires ou pour que le BTP ait de la marge de recrutement si vous aimez les grands travaux. Dans cette partie, j’y suis resté, mais c’était vraiment malgré moi sur 2021 (fin 2021, j’allais d’ailleurs passer sous les 3 % s’il n’y avait pas eu une succession de manifs).

Ensuite, l’inflation est vraiment une des ennemies principales dans le jeu puisqu’il ne semble intégrer que ses effets négatifs, y aller trop violemment c’est prendre le risque de la réveiller, et si on joue avec un pays de la zone euro de se faire taper dessus.

Enfin, la croissance est plus ou moins réinitialisée à chaque année, ce qui veut dire qu’il faut de manière incessante faire de nouveaux efforts pour retrouver un niveau proche de l’année précédente, ce qui fait qu’il est extrêmement difficile de rattraper une année faste.


Il y a quelques autres choses qui m’ont marqué sur ma fin de partie :

Une fois quelqu’un dans le rouge sur le smiley relations, c’est très dur de le ramener dans le sens inverse même avec une politique positive, ce qui peut être très fâcheux dans vos relations avec les associations (comme avec ce système, ils se foutent complètement de vos avancées dans ce domaine, mais qu’ils en font trois tonnes au moindre signe contraire).
Il peut être intéressant de surveiller l’évolution des relations avec les syndicats et associations qui vous intéressent politiquement pour éviter d’arriver à cette situation.

En parlant de ce rouge, il semble se transférer au personnage successeur de celui éliminé si vous le faites éliminer par les services secrets (ou s’il meurt naturellement), alors que dans GPS 3, le nouveau venu était souvent plus neutre. Donc ne comptez pas trop sur ce moyen pour vous débarrasser trop facilement de quelqu’un de gênant.


Votre popularité ne se transfère vraiment pas sur votre parti dans cette version en raison du nouveau mode de calcul (chose qui m’a beaucoup surpris par habitude de GPS 3 où la popularité faisait presque tout), si vous tenez à avoir un parti fort, il pourrait être intéressant de jouer dans un régime parlementaire ou de faire basculer votre pays vers un régime parlementaire afin d’avoir une seule élection significative. Après, ça implique de viser la réélection et comme beaucoup de parties dans ce jeu s’arrêtent avant la fin d’un mandat, ce n’est pas forcément une préoccupation majeure.

La force historique d’un parti fait partie intégrante du calcul de chaque élection et ne semble pas mise à jour après le vote précédent, si vous prenez un parti initialement marginal, vous êtes condamné à ramer sans cesse pendant les élections. C’est pour ça qu’une partie avec un Mélenchon ou un Hamon sera probablement plus facile à gérer qu’avec Poutou si vous voulez faire une politique de gauche en France.


L’espionnage politique est bien moins fort dans cette mouture par rapport à GPS 3 (outre le fait qu’il semble buggé comme les taupes auxquelles je demande d’arrêter leur mission restent malgré tout).
Dans les versions précédentes, réussir à faire chanter un chef d’état étranger garantissait qu’il signe un peu n’importe quoi, dans celle-ci, cela ajoute juste une petite chance qu’ils vous suivent (peut être que c’est juste ma partie qui a buggé, mais j’ai du mal à croire à cette hypothèse).
Le seul intérêt devient de détruire la popularité d’un dirigeant (et encore il faut qu’il soit dans un pays démocratique, sinon ce sera étouffé par sa presse), et seulement s’il a une côte de popularité assez faible pour prendre un coup fatal.

Je serais tenté de vous recommander de mettre la part du lion à l’anti-terrorisme sur l’espionnage international sauf si vous avez un projet particulier sur un pays. L’anti-terrorisme reste relativement simple à gérer et c’est une très belle rente de popularité.

En parlant de services secrets, une chose importante. Si vous avez de bons liens avec une personnalité, votre côte de popularité mange un peu si elle se prend un scandale, le problème, c’est que ça s’étend aux politiciens d’opposition, ce qui vous forcera forcément à faire un calcul si vous voulez perturber la campagne d’un adversaire.
Là aussi, ne pas reproduire ce que j’ai fait en 2022 en balançant tout pour rigoler, contentez vous des leaders avec qui vous êtes vraiment en froid (et y en a pas tant que ça si vous avez des bons résultats en la jouant pacifiste et démocrate) et de ceux qui représentent un danger immédiat bien trop fort.


Une dernière série de recommandations, sur la constitution de votre Gouvernement.

D’abord, je vous recommande d’éviter la connerie que j’ai faite avec les personnalités de la société civile, j’ai eu de gros ennuis avec 3 sur 4 alors que les politiciens professionnels sont beaucoup plus pragmatiques. Il suffit d’un petit sujet de vexation sur leur centre d’intérêt pour que les relations passent au rouge comme ce sont des personnages unidimensionnels, à l’inverse, les politiciens professionnels ont des centres d’intérêt multiples et peuvent compenser une frustration sur leur portefeuille par une politique qui leur plait.

Il n’y a pas de vraie notion de coalition, il peut donc être profitable de gouverner sans aide d’un autre parti, le fait de nommer des ministres issus de partis proches peut créer des rivaux très populaires en campagne électorale. A vous de calculer le risque et le bénéfice.

Les services secrets ont un rôle à jouer vis à vis du gouvernement.

Un rôle que vous devriez envisager est de mettre chacun de vos ministres ou ministres potentiels sous investigation enfin de voir s’ils n’ont pas un scandale sur le dos et surtout de voir quel est leur caractère. Je n’ai pas eu à le faire comme j’avais quelques souvenirs de parties précédentes, c’est pour ça que je ne l’ai pas évoqué

L’intérêt de faire ça est de s’assurer que personne n’est déloyal. Les ministres déloyaux ont tendance à critiquer leurs collègues en public et parfois de détourner quelques fonds de leur ministère ou encore pire de se laisser corrompre par une puissance étrangère.

Une autre rôle, plus limite et plus risqué, c’est d’utiliser l’assassinat comme moyen de gérer le gouvernement. En effet, il est impopulaire de congédier un ministre (même si vous pouvez y faire face avec les astuces habituelles sur la popularité), en revanche un ministre assassiné, c’est une place libérée et un boost de popularité en allant à ses obsèques. Faire assassiner un ministre chiant (un que vous avez découvert comme déloyal) de temps en temps, ça peut être très porteur.

En parlant d’assassinat, si vous jouez de manière immorale, il peut être tentant de faire assassiner votre conjoint. En effet, votre relation avec celui-ci peut vite se dégrader si vous ne vous en occupez pas assez souvent (et ça arrive vite quand on est absorbé par les affaires de l’Etat), et un divorce peut être coûteux en image.

Je pense avoir fait le tour sur cette partie, si un d’entre vous a des questions n’hésitez pas. Je pense ne pas retoucher au jeu quelques temps après ça, il faut que je reprenne l’écriture de ma fiction. J’espère que les aventures du président Poutou vous ont plu, même s’il a plus gouverné comme un membre du Front de Gauche que comme un membre du NPA (plus simple avec les mécaniques de jeu).


#344

J’ai trouvé le jeu à 27€ mais en digital non Steam. J’ai envoyé un mail aux développeurs et ils m’ont fourni une clé Steam :sac: #feujjusqu’aubout


#345

Beau boulot mec.

Le jeu est assez cher comme ça, t’as bien fait.


#346

HearthLands a de très bons avis sur Steam !

Qu’en pensez-vous ?


#347

Deux jeux de gestion à surveiller dans les prochains mois :

SimAirport : gestion d’un aéroport, du flux de passagers, de l’organisation des boutiques, etc. Très proche de Prison Architect dans le design. http://www.simairport.com/


MachiaVillain : un jeu de gestion de manoir pour fabriquer des monstres. http://www.wildfactor.net/


#348

Woah l’aéroport a l’air vraiment stylé (ultra buggé selon les commentaires)


#349

MachiaVillain a de la gueule. :laporte:


#350

En ce moment je suis dans Life is Feudal : Forest Village. Pour ceux qui connaissent, c’est un peu la reprise du projet Banished qui avait été abandonné.

Pas vraiment d’objectif dans ce jeu, le but est de faire grandir votre village et de faire survivre ses habitants. Construction de maisons, d’atelier, de champs ou autre poulailler, c’est assez bien fait.

Parfois les saisons sont mauvaises, gare à la famine. Parfois elles sont excellentes et on se permet d’agrandir son village.

Bref, c’est du tout bon et c’est “à pas cher” sur IG.


#351

Je ne sais pas si ça rentre vraiment dans cette catégorie mais quelqu’un a essayé 911 operator ?


#352

Pas testé, mais j’ai vu le test (ou la preview?) de Canard PC, ils disent que le concept est sympa et les premières minutes/heures sont bonnes,mais que ça peut vite devenir répétitif. Du moins en l’état actuel du jeu


#353

Merci ! Je vais pas le prendre alors parce que bon 17 € je vais le regretter :sac:


#354

Je continue à vous faire chier en ce samedi soir. :sac:

D’autres ont essayé this is the police?


#355

:sac:


#356

Mon frère l’a bien aimé, mais là aussi, il peut être répétitif au bout d’un moment. En promo ça peut être une affaire


#357

Merci ! Je vais sûrement le prendre alors je le touche à 4,39 € sur IG.


#358

J’ai téléchargé le jeu j’ai a peine eu le temps de regarder le tutoriel mais l’interface a l’air très (trop) détaillée. Est ce que tu as des conseils sur ce qui est le plus important à gérer au début ?


#359

Si tu joues en tant que gouvernant dirais que l’urgence absolue, c’est de te blinder en popularité, une fois à 100 %, il en faut beaucoup pour que tu retombes.

Pour ça le plus efficace c’est :

  • Investir dans le sport et la culture, c’est pas super cher, ça fait plaisir à tout le monde et ça te fera une rente à terme avec les victoires
  • Chercher une célébrité populaire qui est en phase avec toi pour qu’elle dise du bien de toi dans la presse.
  • Baisser l’âge du droit de vote, ça ne coûte pas un centime et ça fait plaisir aux jeunes.

En dehors de la popularité, il y a deux choses que je considérerais comme très profitables à mettre en place au plus vite :

  • Si tu joues un perso de gauche ou du centre, mettre en place la taxe sur les transactions financières, non seulement ça ne fait pas râler grand monde, mais en plus ça rapporte gros si tu joues un pays développé.
  • Booster les budgets des services secrets à fond (sauf la dernière étoile comme elle semble buggée), ça coûte un peu, mais l’anti-terrorisme c’est une bonne rente de popularité à terme et l’espionnage c’est super pratique.
  • Moins urgent (tous les joueurs ne le font pas), mais très appréciable, booster le budget de ta sécurité personnelle dans l’onglet police, toujours bon d’éviter des morts à la con.

Si tu joues un opposant, le plus urgent c’est de faire financer son parti par le milliardaire de sa tendance politique, donc prendre un rendez-vous avec lui, le complimenter puis demander le fric.

C’est aussi appréciable d’avoir des gains en popularité, donc l’astuce de la star tient aussi, mais la plus grosse source, c’est la réponse aux actes du gouvernement, s’il y a un projet impopulaire, manifester te rend populaire, aussi simple que ça.

Mais l’essentiel du jeu d’opposant, ça reste la campagne électorale, et pour ça je t’invite à lire les messages que j’ai déjà faits sur le sujet.


#360

J’ai enfin eu le temps de tester.

J’ai un bug (j’imagine) qui m’empêche d’avancer dans le tuto. Je devrais pouvoir cliquer sur mon perso pour voir ma courbe de popularité et tout un tas d’autre truc mais je peux pas. Ce menu reste à droite de l’écran en diagonale. Frustrant :frowning:

Du coup je me suis lancé en tant que révolutionnaire au Honduras mais je me suis fait défoncer par l’armée. J’ai sûrement voulu aller trop vite.
Je vais sûrement me relancer dans une partie d’opposition.


#361

Jamais réussi à faire quoi que ce soit en révolutionnaire, c’est plus pratique de jouer les opposants légaux.

Pour tes premières parties, je te conseille de viser assez simple pour mieux connaitre le jeu, donc ce serait mieux de viser des économies assez stables.


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