🌍 ActualitĂ© et politique internationale

Ah oui, oui, je ne vais pas reprendre les arguments sur le cas Maduro, mais c’est la mĂȘme chose.

J’en ai rien Ă  secouer du bateau russe, mais c’est encore une fois un mĂ©pris total du droit international.

Sinon, ça montre, malgrĂ© tout, une nouvelle fois que lorsque l’on montre les dents Ă  Vladimir, il n’a pas l’air de trop rĂ©agir parce qu’il y avait un sous-marin qui Ă©tait lĂ  pour protĂ©ger le navire et il n’a pas bougĂ©.

Au cas oĂč ca ne serait pas arrivĂ© sur les fils twitters de tout le monde :sac:

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Ils Ă©taient pas censĂ©s ĂȘtre aux manettes ? :hoho:

Trump qui croyait qu’il Ă©tait la Norsca dans TotalWar : j’ai vaincu le chef adverse, maintenant tout est Ă  moi :hoho: (poke @Potaval )

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Ce qui est drĂŽle c’est l’espĂšce de rĂ©union avec les gros pĂ©trolier US pour se partager la prod du Venezuela avec Trump qui les enjoints de lĂącher 100 milliards pour ça et Exxon qui rappelle qu’il s’est mangĂ© 2 nationalisations et qu’il veut pas y retourner.

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Pas fan évidemment du fait que le fils du Chah soit rappelé, mais bon, tout plutÎt que les islamistes.

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:cringe:

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On dirait un zoom fait exprÚs pour agrandir la zone lors de la présentation

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Du coup, avec une carte pareille, on se demande comment le titanic a fait pour pas le voir cet iceberg. :no:

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Montreal sur l’equateur

Fan Heatwave GIF by MOODMAN

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Quand est-ce qu’on fait tomber Bfm et Cnews en fait :hoho:

C’est mensonger, malhonnĂȘte et dangereux, ce serait littĂ©ralement les chaĂźnes du IIIe reich si Hitler faisait campagne aujourd’hui, Ă  quel point on peut laisser faire :will:

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Ce monde n’a vraiment plus aucun sens

Ca fait vraiment pitié

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Tout ça pour espĂ©rer diriger le Venezuela depuis l’exil :sac:

https://www.liberation.fr/idees-et-debats/dmitry-glukhovsky-ecrivain-russe-une-fois-que-la-propagande-les-a-contamines-les-gens-commencent-a-repandre-le-virus-par-le-verbe-20260204_4PAWTSOXX5AE3DW6SMBPCYANDM/

Des gens qui auraient l’accùs s’il vous plaüt ? :folded_hands:

Il y a une nouvelle trend sur X ces derniers temps ?

Tous les jours je lis qu’une Ă©quipe de scientifique a trouvĂ© un remĂšde pour un cancer.

Je sais qu’on est proche de venir Ă  bout de ces merde, mais aux derniĂšres nouvelles ça spĂ©culait + sur du 15/20 ans.




Ca ressemble plutĂŽt Ă  des comptes de bots qui postent des fake news ou Ă  minima de l’éxagĂ©ration avec des images d’illustration, non?

Cadeau

A mesure que l’avenir advient, les utopies les plus angoissantes et les plus glauques commencent Ă  se matĂ©rialiser sous nos yeux. L’écrivain russe Dmitry Glukhvosky, maĂźtre du thriller technologique et de la science-fiction dystopique, livre l’Avant-poste (qui sort ce jeudi 5 fĂ©vrier chez Robert Laffont), un roman horrifique sur les ravages du mensonge et de l’oubli, dans un monde plongĂ© dans un brouillard toxique, aprĂšs une guerre civile destructrice. Devenu cĂ©lĂšbre grĂące Ă  sa trilogie Metro (le Livre de poche, 2017), l’ancien journaliste, observateur perspicace des arcanes de la politique russe et internationale, raisonne sur les ressorts de la propagation du virus de la propagande.

Comment et quand vous est venue l’idĂ©e d’écrire cette dystopie sur le pouvoir destructeur des mots ?

En 2014, avec l’annexion de la CrimĂ©e et la premiĂšre occupation du Donbass, du jour au lendemain, tous les mĂ©dias russes, qui Ă©taient des porte-voix loyaux envers le pouvoir et qui imitaient l’impartialitĂ©, se sont alors transformĂ©s en outils de propagande dĂ©complexĂ©e pour justifier, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, l’injustifiable. Il a fallu dĂ©shumaniser les Ukrainiens, rabaisser l’Ukraine en tant que Etat pour inculquer le sentiment qu’au XXIe siĂšcle, il est acceptable, normal, de s’emparer de la terre d’autrui, de redessiner la carte


L’espace informationnel a Ă©tĂ© inondĂ© de «hate speech». Des flots de pus ont jailli de tous les canaux de communication, chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision, radios, et sur les rĂ©seaux. Car les Ukrainiens Ă©taient trĂšs proches des Russes, avec une interpĂ©nĂ©tration totale entre les deux peuples, au niveau des familles, de la culture, des Ă©lites. Le pouvoir russe devait justifier d’avoir plantĂ© un poignard dans le dos de l’Ukraine, comme CaĂŻn Ă  Abel.

Est-ce que vous aviez été surpris par ce coup de poignard ?

PlutĂŽt, oui. Nous Ă©tions nombreux Ă  penser qu’aprĂšs la dĂ©faite du mouvement de BolotnaĂŻa [les grandes manifestations anti-Poutine en 2011-2012, ndlr], il y aurait un retour Ă  l’autocratie, Ă  l’autoritarisme et Ă  moins de libertĂ©s. Mais nous ne pensions pas que cela se ferait de maniĂšre aussi perfide. Et surtout, que tant de gens, apparemment modernes, pro-Occidentaux, dĂ©fenseurs de la libertĂ©, se montreraient soudainement rĂ©ceptifs Ă  ce langage de haine, nourri de ressentiment
 Y compris au sein de mon entourage, des amis qui pourtant avaient manifestĂ© contre Poutine, ou avaient des maĂźtresses ukrainiennes


Comment Ă©tait-ce possible ? Ce n’était Ă©videmment pas de la magie noire. Mais il y a lĂ  quelque chose d’étonnant, une explication psychologique. Un travail avec le subconscient, l’utilisation de constructions imagĂ©es, le recours Ă  certains traumatismes personnels de l’enfance ; la perte de l’Union soviĂ©tique au niveau national. Beaucoup de gens ont soudainement complĂštement virĂ© de bord.

Mais mon roman ne vise pas Ă  donner une description prĂ©cise de toute la diversitĂ© des portraits psychologiques qui ont conduit la Russie Ă  la guerre. Il s’agit plutĂŽt d’une mĂ©taphore filĂ©e sur l’impact du discours de haine sur le cĂŽtĂ© obscur de l’ñme humaine.

En libĂ©rant ses dĂ©mons, en compensant les humiliations personnelles, on libĂšre le mal rĂ©primĂ© et contenu en soi. Selon moi, la genĂšse du mal est ce sentiment d’ĂȘtre lĂ©sĂ©, d’avoir Ă©tĂ© brimĂ©, et le dĂ©sir de s’affirmer aux dĂ©pens des autres, Ă  travers leur douleur et leur souffrance.

Vous traitez la propagande comme un virus mortel


Je voulais Ă©crire sur la façon dont les gens se transmettent la folie les uns aux autres, Ă  travers les mots. Parce que ce n’est pas une construction verticale oĂč l’Etat sĂšme et le peuple reçoit. Une fois contaminĂ©s, les gens commencent Ă  rĂ©pandre le virus par le verbe. On se dispute au sein des familles, au travail, avec ses amis. Et ceux qui sont contaminĂ©s ressentent le besoin de contaminer l’autre.

Passer du cĂŽtĂ© du mal provoque inĂ©vitablement un conflit intĂ©rieur avec l’éducation reçue, les valeurs inculquĂ©es depuis l’enfance par la famille et par l’école, quand le systĂšme se met Ă  exiger de vous d’accepter l’inacceptable. Tu comprends que tu enfreins un tabou, et tant qu’il y a autour des gens qui respectent ce tabou, cela t’irrite profondĂ©ment. Il faut les embrigader eux aussi, afin de te prouver que tu n’es pas une mauvaise personne.

Un autre acteur central de votre Ɠuvre est l’oubli, corollaire du mensonge


L’action se dĂ©roule dans l’un de ces petits avant-postes au bord de l’inconnu, oĂč tout est oubliĂ©. OubliĂ© parce que les gens ne veulent pas se souvenir, comme les vĂ©tĂ©rans n’aiment pas se remĂ©morer la guerre. Qui sait ce qu’ils ont fait lĂ -bas ? Surtout quand on a Ă©tĂ© bourreau. La victime a besoin de se souvenir, de parler pour se dĂ©barrasser de ses peurs, elle sait qu’elle a raison. Mais le bourreau, le violeur, le pillard n’a pas envie de se souvenir.

Ce qui est fait est fait. Ceux qui vivent sur cet avant-poste ne veulent pas se souvenir de ce qui s’est passĂ© avant ni du pourquoi il n’y a plus personne de l’autre cĂŽtĂ© du fleuve. Et on ne raconte rien aux jeunes. Sinon, il faudrait reconnaĂźtre que nous Ă©tions du cĂŽtĂ© du mal. C’est un peu ce qui est en train d’arriver aux enfants en Russie, auxquels on enseigne la guerre en Ukraine du point de vue de la propagande de Poutine.

Autant dire qu’ils n’en sauront rien de vrai. Moi, qui suis nĂ© en 1979, j’ai dĂ» attendre d’ĂȘtre en terminale, aprĂšs la chute de l’URSS, pour dĂ©couvrir ce qui s’était passĂ© en 1939, le pacte Molotov-Ribbentrop, ou les rĂ©pressions de l’insurrection de Budapest (1956) et du «printemps de Prague» (1968).

Pour votre Ɠil d’écrivain, de journaliste et d’observateur politique, l’AmĂ©rique de Donald Trump rĂ©sonne-t-elle avec la Russie de Vladimir Poutine ?

Oui, et c’est surprenant. Pendant vingt-cinq ans, Poutine a prĂ©parĂ© le peuple Ă  un Ă©tat de soumission et d’abdication, un peuple avec dĂ©jĂ  mille ans d’histoire d’asservissement. Et qui n’a connu qu’une trĂšs courte pĂ©riode, une dizaine d’annĂ©es Ă  peine, aprĂšs la chute de l’URSS, d’anarchie et de libertĂ©, tant que l’entourage de Boris Eltsine et les premiers collaborateurs de Vladimir Poutine pillaient le pays, et ne se souciaient pas du peuple. Avant de commencer Ă  serrer les vis quand il a fallu prĂ©server ce qu’ils avaient amassĂ©.

Les AmĂ©ricains, eux, ont Ă©tĂ© libres pendant deux cent cinquante ans. Et Trump a rĂ©ussi, en une annĂ©e seulement, Ă  mettre la nation amĂ©ricaine dans un Ă©tat de choc et de rĂ©signation. Vladimir Poutine mĂ©prise le systĂšme du droit international, parce qu’il estime qu’il freine et discrimine la Russie, l’empĂȘchant de rĂ©aliser ses plans de reconstruction impĂ©riale. La Russie est un pays faible, qui aurait tout intĂ©rĂȘt Ă  ce que des rĂšgles existent.

Mais Poutine Ă©tait enfermĂ© dans une bulle, ne comprenant pas Ă  quel point la Russie dĂ©pendait Ă©conomiquement de l’Occident, et son armĂ©e Ă©tait un tigre de papier. Il n’imaginait pas non plus le degrĂ© rĂ©el de rĂ©sistance de l’Ukraine, des forces de la sociĂ©tĂ© civile. Donald Trump a Ă©tĂ© tentĂ© de suivre le mĂȘme schĂ©ma. Mais l’AmĂ©rique est le pays le plus puissant au monde sur le plan militaire et la plus grande Ă©conomie, elle aurait beaucoup plus Ă  perdre encore en se coupant de ses alliĂ©s.

En quoi ces deux impérialismes diffÚrent-ils ?

Leur genĂšse est diffĂ©rente. En rĂ©alitĂ©, il n’y avait pas de demande massive en faveur de l’impĂ©rialisme en Russie. Il y avait une couche sociale dĂ©favorisĂ©e qui nourrissait un sentiment de rancƓur. Les Douguine et autres penseurs nationalistes Ă©taient marginaux jusqu’à ce que le pouvoir trouve commode d’utiliser leur rhĂ©torique pour mobiliser la sociĂ©tĂ© de maniĂšre ultraconservatrice. Pour geler la libĂ©ralisation spontanĂ©e qui venait d’en bas, un dĂ©sir de normalitĂ©, de vie digne, de justice, de lutte contre la corruption.

En AmĂ©rique, au contraire, il y a une forte demande pour des valeurs conservatrices. Une rhĂ©torique d’intolĂ©rance, de haine envers toutes ces minoritĂ©s ultra-minoritaires liĂ©es au fait que les dĂ©mocrates, qui auraient dĂ» rĂ©soudre les problĂšmes sociaux des classes moyennes et dĂ©favorisĂ©es, se sont concentrĂ©s de maniĂšre imprudente sur la lutte politique interne et leur propre programme.

En outre, les gens renoncent facilement Ă  leur libertĂ© lorsqu’ils ont peur. Parce que l’histoire n’enseigne rien. Chaque gĂ©nĂ©ration repart de zĂ©ro. La peur et la promesse de sĂ©curitĂ© l’emportent sur le besoin de libertĂ©. Vous voulez la libertĂ© quand vous ĂȘtes en sĂ©curitĂ©, quand vous avez peur, vous voulez ĂȘtre protĂ©gĂ©. Les fascistes attisent la peur pour vendre leur protection.

Donc l’AmĂ©rique de Trump est devenue fasciste ?

Sa rhĂ©torique oui. Le pays a bien sĂ»r une grande inertie, et les gens rĂ©sistent aux raids anti-migrants. Mais un despote a pris le pouvoir. Le hate speech a commencĂ© dĂšs la campagne Ă©lectorale. Et la dĂ©shumanisation, la brutalitĂ© et la simplification. Les rĂ©gimes autoritaires Ă©tudient avec beaucoup d’intĂ©rĂȘt les pratiques des autres, qu’il s’agisse de zombification, de contrĂŽle, de mise en place d’un conformisme.

Et ce qui semblait ĂȘtre applicable uniquement Ă  la Russie est devenu d’actualitĂ© et pertinent partout, y compris en Europe, avec les partis d’extrĂȘme droite qui utilisent les mĂȘmes mĂ©thodes et la mĂȘme rhĂ©torique. Pour y ĂȘtre invulnĂ©rable, il faut ĂȘtre serein, ne ressentir aucune crainte. En premier lieu, la crainte de perdre son confort de vie.

Sommes-nous donc condamnĂ©s Ă  sombrer dans la paranoĂŻa et dans la peur, Ă  moins, comme vos personnages, de se percer les tympans pour ne pas ĂȘtre contaminĂ©s par le virus ?

Pas nĂ©cessairement. Si on arrive Ă  analyser et Ă  nommer les choses, c’est dĂ©jĂ  un vaccin. Et l’antidote Ă  la peur, c’est le rire. C’est sur cela que repose la caricature politique. Et c’est sur cela, en particulier, que toute la campagne de Navalny avait Ă©tĂ© construite : Poutine n’est pas effrayant, il est ridicule. Vous ne pouvez pas avoir peur de ce dont vous vous moquez.

Mais, malheureusement, nous vivons actuellement dans un cycle de suspicion et de mĂ©fiance gĂ©nĂ©ralisĂ©e. Selon moi, le grand dĂ©clencheur, c’est le Covid-19, qui a complĂštement dĂ©stabilisĂ© notre vision de l’avenir. Demain est devenu totalement incertain. N’importe qui peut mourir chaque jour, on ne peut rien y faire.

Le problĂšme majeur, ce sont les rĂ©seaux sociaux. On mise sur la viralitĂ©. La diffusion de l’information est devenue horizontale - et mĂȘme les sources verticales font semblant d’ĂȘtre horizontales -, il n’y a pas de modĂ©ration. Ce qui se passe sur les rĂ©seaux me rappelle beaucoup la presse europĂ©enne avant le dĂ©but de la PremiĂšre Guerre mondiale. Un attisement irresponsable du feu. Pour faire du chiffre, en surfant sur la vague du nationalisme, tout le monde verse de l’huile sur le feu. Pour le profit, pour le buzz.

Les gens se laissent emporter par l’enthousiasme, par la frĂ©nĂ©sie. AprĂšs deux guerres mondiales, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© en Occident qu’il fallait une modĂ©ration. Qu’il y a un domaine de responsabilitĂ©, rĂ©servĂ© aux professionnels de l’information. En outre, le langage de la haine et de la violence ne devait pas ĂȘtre tolĂ©rĂ©, car nous avions vu oĂč cela mĂšne.

Appelez cela de la censure libĂ©rale, mais cela a aidĂ© Ă  maintenir la paix pendant de nombreuses annĂ©es. DĂ©sormais, sur les rĂ©seaux, il y a une irresponsabilitĂ© totale. Sous des pseudos anonymes, les gens peuvent publier n’importe quoi. Qui travaille pour l’Etat, qui a un faux profil, qui est un troll rĂ©munĂ©rĂ©, qui est simplement idiot ? Impossible de le savoir.

Vous avez vous-mĂȘme investi les rĂ©seaux


Moi, j’ai appris Ă  rĂ©diger des messages viraux. Avec 70 000 abonnĂ©s sur Twitter, certains de mes messages ont Ă©tĂ© lus par trois millions de personnes. Je sais comment ça marche, j’ai la recette. Il suffit de jouer sur les Ă©motions. Aucune analyse, zĂ©ro. Et aucun lien avec les faits, le bon sens, la vĂ©ritĂ©.

On assiste ainsi Ă  la formation d’une ochlocratie, le pouvoir de la foule. Et elle commence, comme aux Etats-Unis, Ă  faire pression sur l’establishment politique, en formant une demande et en continuant Ă  exercer son pouvoir, en rejetant toute limite. Le bien se distingue du mal, car il s’impose volontairement des limites, tandis que le mal ne veut ĂȘtre limitĂ© par rien. C’est pourquoi le mal l’emporte souvent. Il n’y a pas de limites, on peut tuer des enfants, bombarder des villes, faire tout ce qu’on veut.

L’Avant-poste, comme mĂ©taphore, parle de cette impulsion qui se propage Ă  travers les rĂ©seaux sociaux. Mais plus simplement, ce livre raconte comment, aprĂšs l’effondrement de la Russie, il y a des gens qui vivent sur ses ruines, ils ne se souviennent pas pourquoi le pays s’est effondrĂ© et pensent que le mal qu’ils ont causĂ© ne reviendra jamais. Parce que, de l’autre cĂŽtĂ©, tout le monde est dĂ©jĂ  mort. Mais en rĂ©alitĂ©, personne ne meurt jamais complĂštement. Et le mal revient toujours.

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Merci beaucoup !

Ça te cible parceque tu vieillis.

:sac:

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