Actualités - France et Monde


#6023

Alt + 0169 :wink:


#6024

Son instit est une ringarde alors :dsk:

EDIT : pardon, un·e ringard·e


#6025

Merci dans 1h j’aurais oublié


#6026

Cette discussion est partie dans tous les sens quand même, c’est beau :hoho:


#6027

Dans le collège de ma nièce ils sont ringards aussi alors en 6eme ils font une remise à niveau et ils apprennent bien les 3 groupes


#6028

bon meme si c’est pas le sujet, un petit ALT + Chiffre pour le signe Euro? je l’ai pas sur mon clavier et j’utilise assez souvent


#6029

ALT 0128 - €


#6030

Non mais on peut toujours en fait, et on est encore plein à enseigner comme ça. Mais pour certains grammairiens, il ne faut plus raisonner avec les 3 groupes, vu que certains verbes en -ir n’ont pas le même radical à la 1ère personne du pluriel.

Mais on s’en branle, les 3 groupes ça marche aussi :stuck_out_tongue:


#6031

Non. Ce n’est pas parce qu’il y a des points plus importants que c’est le niveau zéro / que ça ne fait pas partie du vrai problème / qu’on ne doit pas s’y intéresser.

C’est un peu le discours des personnes, notamment sur les réseaux, dont l’argument est de tourner en ridicule ce débat en comparaison d’autres combats (violences faites aux femmes etc), ou de dire “le féminisme à l’époque de Marguerite Yourcenar c’était autre chose”.

Alors que :

  • Les personnes qui défendent l’écriture inclusive défendent généralement bien d’autres combats avant ça (qui font étonnamment moins couler d’encre que la question très épineuse de mettre deux points et 3 lettres pour que tou.te.s se sentent concerné.e.s .)

  • Encore heureux que c’est autre chose connard, Marguerite Yourcenar n’avait pas le droit de vote avant ses 41 ans, manquerait plus qu’on en soit toujours à se battre pour ça :no:


#6032

ba pour moi d’un point de vue politique (au sens “les personnes qui ont le pouvoir de changer les choses”, et pas qu’avec des bouquets de rose) si en fait. Moi je tourne en ridicule le débat, mais pas le vrai problème de fond derrière, dont le gouvernement, pourtant très actif, ne semble pas s’être emparé pour l’instant.

Mais du coup, j’aurais plutôt tendance à saluer la décision de E.Philippe sur le point. Mais ce serait bien que des choses plus importantes sur le problème sortent dans les mois à venir du coup!


#6033

J’aurai trouvé plus louable que l’administration soit la première à tester le truc :thinking:

Pour nous qui sommes plutôt éduqués et respectueux, c’est un “faux débat”, mais je trouve l’argument pro point médian (actuellement on met littéralement le féminin entre parenthèse, quand il n’est pas tout simplement absent) intéressant malgré tout.

Le truc c’est que cette inégalité est tellement ancrée dans certains esprits (et ce n’est pas qu’une affaire de génération, il y a autant de macho régressifs aujourd’hui) que ce genre de combats, aussi insignifiants puissent-ils paraître me semble pas idiots.

C’est moche, c’est casse-couille, mais ça mérite d’être vraiment réfléchi, et pas balayer de la main par Édou entre deux cafés


#6034

L’anglais n’a pas ce souci de genre (ou en tout cas beaucoup moins que le français), pourtant il y a de gros problèmes comme le montrent les dernières affaires de harcèlement.

Non, vraiment, ce n’est pas avec l’écriture inclusive qu’on doit travailler, mais sur autre chose. L’éducation, la prévention, la loi (pour imposer l’égalité salariale).


#6035

Mais… l’écriture inclusive n’a pas pour but d’empêcher le harcèlement, les violences faites aux femmes ou les excisions hein.

Les gens qui la réclament le font pour visibiliser une partie de la population (pas grand chose, juste environ la moitié) à qui on a dit depuis l’enfance que la règle en grammaire c’est “le masculin l’emporte sur le féminin”.

On arrive déjà pas à se mettre d’accord sur le truc le plus simple à faire, à savoir foutre deux points et trois lettres (enfin c’est pas qu’on arrive pas à se foutre d’accord c’est que ça provoque un tollé alors que j’ai vu personne essayer d’imposer cette grammaire à qui que ce soit), et toi tu nous parles d’égalité salariale et d’éducation…


#6036

Je suis d’accord c’est mineur. Mais je peux comprendre que cela semble “injuste” qu’on dise que le masculin l’emporte sur le féminin dans la langue française sans qu’on soit ouvert à faire évoluer ça…


#6037

Oui c’est injuste mais la structure de la langue française fait qu’il est difficile de procéder autrement en l’absence d’un genre neutre.
(EDIT : difficile, pas impossible)

S’il y avait bien + de respect envers la gente féminine le débat n’existerait même pas, voilà pourquoi je parle d’égalité salariale et d’éducation.

Et je ne dis pas que c’est mineur ni ne minimise le souci. Je dis que ce n’est pas là-dessus qu’il faut agir, ça crispe les esprits, c’est contre-productif.


#6038

Le genre grammatical n’a rien à voir avec le genre biologique ceci dit. C’est un problème de formulation et pas de règles de grammaire. Si on (les enseignants) l’explique, ça se passe très bien. Mes élèves ne sont pas les meilleurs de France, et ils ont bien saisi la chose.

Par contre, j’ai jamais compris le tollé que ça fait. Y’en a, j’ai l’impression que la langue française leur appartient, rien qu’à eux, et est immuable.


#6039

Je me souviens quand Edith Cresson a été nommée par François Mitterrand. Les débats sur comment l’appeler : Madame le Premier Ministre, Madame la Première Ministre, Madame la Premier Ministre, ah c’est pas facile, oh là là.
Ça avait duré quelques jours où les experts autorisés ont apporté leur grain de sel. Articles de journaux et tout.
Cresson est invitée au JT de 20h, le présentateur lui pose la question (car, oui, personne ne l’avait fait avant), sa réponse : "Je considère que Premier Ministre est une fonction donc je préfèrerais qu’on m’appelle Madame le Premier Ministre, mais c’est de la sémantique, il y a des débats + importants que celui-ci à mener pour améliorer la condition féminine"
25 ans + tard, ça n’a pas trop évolué :chirac:


#6040

Putain ça n’a pas pris une ride.

Dans la visée de l’instauration du marché unique européen au 1er janvier 1993, son discours de politique générale à l’Assemblée nationale du 22 mai 1991 fixe « l’objectif prioritaire » : « faire réussir la France dans l’Europe de 1993 et dans le monde de l’an 2000 ». Elle pose comme priorité la réduction du chômage, en s’adossant au secteur industriel et à la hausse des qualifications des travailleurs, afin de minimiser les emplois aliénants et répétitifs. Se prononçant résolument en faveur de la construction européenne et d’une « politique industrielle européenne » pour ne pas cantonner la CEE à un simple « marché commun », elle propose la création d’une « communauté de l’électronique », à l’instar de la CECA12.

Elle évoque ensuite, en deuxième point, l’environnement et le développement durable, souhaitant encourager les « industries de l’environnement » et soulignant la création d’un ministère à part entière. Elle défend aussi l’agriculture française, en particulier dans le cadre des négociations au sein du GATT.

Sur le plan social, elle réaffirme l’idéal d’une égalité des chances, la volonté de réduire les accidents du travail, et annonce une loi sur la Ville afin de réduire la « ségrégation dans l’habitat ».

Au niveau sécuritaire, face à une « délinquance internationale », elle évoque un projet de loi sur la sécurité intérieure ainsi que la police de proximité. Pour la justice, elle prépare la réforme du Code pénal, qui sera effective par la loi de juillet 1992 promulguée trois mois après son départ, ainsi qu’une « réforme de l’aide légale ».

Elle annonce aussi la poursuite de la décentralisation et de la déconcentration des services de l’État.

Sur le plan international, elle se prononce pour la paix au Moyen-Orient, affirmant que « la France ne transigera ni sur la sécurité d’Israël, ni sur le droit des Palestiniens à disposer d’un État » et pour l’indépendance du Liban, saluant au passage les accords de Taëf. Elle affirme aussi vouloir limiter les ventes d’armes et la prolifération nucléaire. Elle annonce aussi une politique du développement respectueuse des nations africaines, ainsi que le soutien au processus de transition en cours en Afrique du Sud.


#6041

Enfin, les propos vifs et parfois insultants d’Édith Cresson lui valent des mésaventures. En juillet 1991, elle défend ainsi sur ABC News des propos vieux de quatre ans, affirmant au journaliste Chris Wallace que l’homosexualité serait « différente et marginale » et plus proche des coutumes « anglo-saxonnes » que des usages « latins »28.

Putain. :hoho:

EDIT :

De plus, elle assimile à deux reprises, en 1989 au Times et en 1991 dans ABC News, les Japonais à des « fourmis jaunes » menant des existences démesurément laborieuses et inacceptables pour les standards européens concernant les loisirs et la sécurité sociale. Ceci lui vaut de voir son effigie brûlée au Japon.

:mais:


#6042

le député gaulliste Éric Raoult affirmant que les Japonais sont « plus habitués au langage de velours de geishas qu’à l’argot vulgaire des femmes de poissonnier »

MAIS. :pasrire:


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