Actualités - France et Monde


#7134

Ou alors c’est normal et c’est tous les autres qui se font bien enculer ? et on préfère être tous dans la merde plutôt que de tolérer que quelqu’un puisse avoir un soupçon d’avantage ?

ça me rappelle (toujours) ce bon vieux franquin


#7135

C’est assez effarant de constater le renversement de l’opinion sur les droits des salariés…Un beau triomphe du néolibéralisme, où ne pas être exploité devient un “privilège”.


#7136

Il y a pas également le fait que la SNCF paye comme de la merde par rapport au privé et les fameux voisins de l’UE ? Ou ça a changé depuis le temps ?


#7137

Et les deux ans et demi de période d’essai, faaaaaaaak me dead. :pls:


#7138

Le travail de nuit, c’est putain de la merde en +, faut vraiment que tous puissent avoir des avantages. Ça te nique grave la santé à force aussi.
Un exemple qui montre toute la difficulté :


#7139

J’suis pas forcément d’accord.

L’opinion se doute surtout que le commun des mortels n’aura pas pareils avantages dans le privé. Après, si on prends chaque profession, moi, en tant que responsable j’ai des salaires plus que satisfaisant pour un junior, j’ai eu des avantages intéressant (réductions sur produits, mutuelle quasi gratuite, remboursement de frais réel, primes de fou) par contre je bossais les weeks end ou je découchais comme les cheminots. Le tout sans la même sécurité à l’emploi, le logement gratuit, ou la retraite écourtée.

Dans mon cas, je me fous de leur avantages. Mais dans l’opinion, il y a bien moins bien loti que moi. De fait, oui, ça ressemble fortement à des privilèges pour pas grand chose d’exceptionnel. Sans compter sans doute les avis sur la SNCF. De nombreux retards à cause de “problèmes sur les voies”, de “passage à niveau défaillant” ou autre. Sans compter le fait que les trains se retardent en cas d’intempéries. Donc le fait que eux bossent comme des forçat zer’ quand il pleut, ou dans le froid, beh ça sert à pas grand chose.


#7140

:hoho:


#7141

Privilèges : Droit, avantage particulier accordé à un individu ou à une collectivité, en dehors de la loi commune.

Quand tu regardes en France, dans l’ensemble des conventions collectives et des régimes de retraites différents, tout le monde a des avantages (et les inconvénients qui vont avec).

Le gros problème, c’est que la tendance des ces 30 dernières années, c’est toujours de niveler par le bas.
Une personne a des “privilèges” ? Rabotons.
Sauf qu’à ce jeu là, on se retrouve tous avec que dalle.

Si tu trouves normal qu’en bossant de nuit, le week-end, sans voir ta famille, tu n’aies pas de compensation, je peux comprendre. Par contre, c’est pas ma vision.
Si tu trouves normal que de bosser dans un commerce (en tant qu’employé) pour préparer des OP commerciales tu ne sois pas payé, je peux comprendre. Moi je ne le ferais pas.

Je trouve ça terrible qu’aujourd’hui en France on se réjouisse de voir les avantages de certains disparaître plutôt que de souhaiter qu’un plus grand nombre en bénéficie.

Bien placé pour en parler, dans ma boite on a beaucoup d’avantages.
Et petit à petit, ils se font grignoter. La raison invoquée : faire des économies à l’entreprise.
En vrai ce qu’il se passe c’est qu’à chaque coup de rabot, c’est l’actionnaire principal : une grande entreprise de gaz (entreprise philanthropique s’il en est) augmente ses bénéfices. Rien n’est reversé à la collectivité.

Qu’y gagne le contribuable ? Rien
Qu’y gagnent les employés de la société ? Rien
Qu’y gagnent les familles des employés ? Rien
Qu’y gagne la société française, en termes de pouvoir d’achat, de consommation ? Rien

J’ai un peu la même vision que les syndicats de chez nous là dessus. Notre convention est avantageuse, notre société fait des profits, notre caisse de retraite est bénéficiaire ?
Plutôt que de nous raboter ces avantages pour nous mettre à un niveau plus bas, pourquoi ne pas en faire bénéficier un plus grand nombre ?


#7142

Macron qui dit devant les agriculteurs “Je ne peux pas avoir d’un côté des agriculteurs qui n’ont pas de retraite et de l’autre avoir un statut cheminot et ne pas le changer” et que derrière il fait ce qu’il fait aux cheminots: 1- ça me donne la gerbe, 2- c’est une preuve manifeste de nivellement par le bas excessivement inquiétant.


#7143

Surtout qu’à aucun moment y’a un transfert des avantages de l’un vers l’autre.

Et ce qui est dangereux c’est qu’il y aura toujours des entreprises à proposer des salaires au ras des pâquerettes avec toujours moins d’avantages et des conditions plus déplorables.

Du coup on fait quoi ? On continue le nivellement par le bas, mais pour arriver à quoi ? Plus personne a de fric à dépenser ? Les entreprises elles font comment ?


#7144

:emo:

:arlette:

30 ans que j’entends ou lis ce discours (je l’ai même écrit à diverses occasions, sur MO ou ici), 30 ans que la plupart approuvent, 30 ans que les politiques font le contraire :sadboy:
Malheureusement, tant que personne ne lancera de révolution, les décisions seront prises en fonction de ceux qui tiennent les cordons de la finance :confused:


#7145

L’impression que le but du jeu est de faire commes les enfants avec leurs parents : trouver la limite de ce que peut accepter le peuple, tu sais, ces sottes gens qui choisissent d’être pauvres :sheen:


#7146

J’ai peur et hâte en même temps de voir arriver ce jour où tous les néo-libéraux, PDG, politiques, donneurs de leçons à la classe ouvrière en tout genre se rendront compte qu’en déplumant les plus bas salaires, les avantages de tout le monde, ils auront scié la branche sur laquelle ils sont assis.

Parce que comme disait Doudou, un pauvre, c’est un mec à qui quand tu files 1 €, il dépense ce 1€.

Va filer 1 € au PDG de Carrefour.


#7147

Le Front commun des SDF (sic) a réagit et j’avoue que je n’avais pas vu les choses comme cela.

“Mauvaise mesure”, surtout destinée à sauvegarder la réputation du bourgmestre en cas de mort causée par le froid, estime le Front commun SDF, une plateforme qui regroupe plusieurs associations de terrain.

Les réfractaires vont être tentés de se cacher, ce qui les mettra davantage en danger, poursuit la plateforme. Et puis, la relation de confiance avec les travailleurs sociaux risque d’être compromise.


#7148

La réponse depuis les années 80 est simple et implacable : l’endettement des ménages (bulles immobilières, étudiantes…) le report des externalités négatives sur le public (environnement et grandes infrastructure de réseaux notamment, création monétaire (quantitative easing en UE)

La crise de 2007/2008 n’a fait qu’empirer les choses de ce point de vue là.


#7149

Je vois très bien ce que tu veux dire.

Le mot privilèges est gênant, disons avantages que d’autres n’ont pas.

Quand je dis "pour pas grand chose d’exceptionnel, c’est le service en lui même qui en découle. Oui ces gens bossent, mais au final t’as toujours des trains en retards, t’as toujours des pannes, et des travaux.
Des impondérables vous me direz, vous avez raison, mais alors, tu tombes dans un niveau d’exigences classique qui au final ne doit pas faire obtenir des avantages particuliers autres que le salaire de nuit, les heures supp payées, la mutuelle.

Le nivellement par le bas, c’est un gros sujet. Il est plus problématique dans l’éducation notamment. Dans le cas de la SNCF, on parle bien d’une entreprise qui perds de l’argent, qui propose un service souvent dysfonctionnant, et ou ces avantages entraîne un sureffectif car “on peut pas virer” un mec qui ferait pas son taff, là ou dans le commerce par exemple, tu ne peux pas recruter comme tu l’entends pour des raisons (logiques) de budget.
Ce n’est pas sain je trouve.

Et dans le commerce ce “budget” qui empêche de recruter, il va pas dans la poche des grands patrons hein, il va dans le RBE et donc en prime pour les employés.


#7150

Mais biensur :

Note de lecture : tu n’est pas dans la courbe rose.


#7151

Pour bosser à la SNCF, et bah sachez qu’on est pas très content de ce qui va venir. Voilà mon apport au débat, vous pouvez continuer :sac:


#7152

Les cheminots ont toujours le train ultra réduit pour leur famille? Si oui c’est le seul avantage que j’enleverrais


#7153

Voilà bien je pense le tour de passe passe le plus malin du gouvernement : faire croire qu’un service public est une entreprise.

Je peux me tromper mais je ne pense pas connaître un réseau de transport rentable (autonome disons), soit l’état soit les collectivités casquent. Mais y a une bonne raison à ça : la mobilité durable est et doit rester un service public car elle répond à des enjeux de plus en plus fort (lutte contre le réchauffement climatique, pollution de l’air, accès à l’emploi, aux services…) Et par conséquent doit accepter d’être déficitaire. C’est un débat philosophique du même ordre que la gratuité de l’éducation ou l’accès à l’eau.

Expliquer que la SNCF doit être rentable est complètement con. Ça n’a pas de sens. Qu’elle réduise ses dettes ok, mais la foutre au même rang qu’une vulgaire entreprise de droit privé pitié…

Faut prendre conscience que le train. Même si on le prend pas, représente un bien à protéger pour le bien être de tous. Et perso, je suis pour donner plus d’argent pour ça.


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