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Le Vieil Homme et la Guerre (John Scalzi, 2005)

Après un petit détour chez James SA Corey et leur nouvelle saga La Guerre des Captifs, je reviens sur Scalzi et sa première saga (qui est toujours en cours) : Le Vieil Homme et la Guerre.

« J’ai fait deux choses le jour de mes soixante-quinze ans : je suis allé sur la tombe de ma femme. Puis je me suis engagé. »

À l’âge requis, John Perry n’est pas le seul à intégrer les Forces de défense coloniale, billet pour les étoiles, mais sans retour. Rien ne le retient plus sur Terre. Combien d’années peut-il espérer vivre ?
S’engager, c’est garantir la survie de l’humanité parmi les étoiles, retrouver une seconde jeunesse et, à l’issue du service, obtenir le statut de colon et un lopin de terre sur une planète nouvelle. Mais qu’advient-il réellement de ces recrues ?

Avant de démarrer l’Interdépendance, j’étais sceptique sur Scalzi (ses épisodes de Love, Death & Robots ne sont pas mes favoris) et son style léger ne plaît pas à tout le monde. Mais j’ai bien aimé. Et là c’est encore le cas.

Le livre est divisé en trois parties, chacun composé de 6 chapitres. Chaque partie fait ~100 pages et la construction est réussie.

La première partie pourrait ĂŞtre rĂ©sumĂ©e en « l’engagement Â» et j’ai accrochĂ© direct, ça sert de prĂ©sentation de l’univers et construction d’un groupe qui va servir de famille Ă  John Perry. Le gang des Vieux Cons (Old Farts en anglais) plaĂ®t tout de suite, ce que j’ai vraiment apprĂ©ciĂ©, c’est qu’on sent bien que ce sont des gens de 75 ans, ils ont moins de complexes sur des futilitĂ©s, ils ont du vĂ©cu.

Tout ça se fait sur un bon rythme et est poussé par une première intrigue : que font les FDC pour rajeunir tous ces vieillards. Ça créé de la curiosité et une forme d’émerveillement quand ils découvrent/testent leur nouveau corps. Comme pour le reste avec Scalzi, c’est parsemé d’humour, et manifesté à balle dans le dernier chapitre de cette introduction : avant de démarrer leur service, ils ont droit de profiter pendant une semaine, et là ça baise dans tous les sens. Des gens de 75 ans qui retrouvent un corps de 20 ans, ils sont tous sans attache, ils se lâchent :hoho:

La dernière partie représente la formation et les premiers combats. J’ai adoré le premier chapitre qui se joue des clichés des films de guerre (en l’adressant directement). L’Adjudant Antonio Ruiz est excellent. Surtout le passage où il cherche une raison chez chacun pour laquelle il va les détester. Et la première fois que John se détache… c’est que Ruiz ne trouve pas une raison de le haïr, il sera même ému de savoir qu’il a face à lui l’homme qui a créé le slogan de Willy Wheelie.

Les premiers entraînements permettent d’en savoir plus sur les capacités du nouveau corps.

La suite est peut-être le seul petit point faible du livre. Ça m’a moins accroché, on a des premiers combats, même si devine le propos anti-guerrier, ça reste une succession de violence qui paraît parfois gratuite. On a aussi les premières pertes dans le groupe des Vieux Cons. Néanmoins, les Consus font impression et le dernier chapitre est :fire:

La Guerre sur Corail est courte mais intense, brutale et on conclut sur John, seul survivant qui voit sa femme parmi les forces spéciales.

J’ai dévoré aussi la dernière partie qui montre l’évolution de John et la découverte des Forces Spéciales. Le personnage de Jane est très bon et la relation qui se noue avec John est intéressante. On a une nouvelle séquence d’action avec la seconde attaque de Corail. Les 100 pages s’enchaînent très vite. Trop vite même, j’ai presque eu un sentiment que ça allait un peu trop vite.

J’ai cru lire que la saga était assez inégale, mais les débuts m’ont vraiment plu, le potentiel est là. On verra ce que ça donne mais c’est une belle entrée en matière.

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