Ado, jâavais prĂ©fĂ©rĂ© le premier cycle aussi. En le relisant en tant quâadulte (et un peu plus de vĂ©cu), jâai finalement trouvĂ© le second cycle plus intĂ©ressant, parce que les rĂ©flexions de Fitz sont aussi plus adultes.
Et je crois que peu importe lâĂąge auquel je le lirai, la mort dâoeil-de-nuit me fera toujours chialer comme une madeleine.
Câest lĂ que jâai arrĂȘtĂ©
DeuxiĂšme tome de lâInterdĂ©pendance. Le premier avait Ă©tĂ© dâune maĂźtrise absolue, avec beaucoup dâhumour et un bon rythme. Celui-ci dĂ©marre plus doucement, on remet en place les diffĂ©rents pions mais il faut attendre dans un premier temps lâarrivĂ©e de Kiva Lagos pour retrouver lâhumour de la saga puis le dĂ©but de la deuxiĂšme partie pour que ça dĂ©colle vraiment.
Luren Assan est le personnage le plus dĂ©veloppĂ© dans la premiĂšre partie, il se rĂ©vĂšle ĂȘtre le mĂ©chant somme toute classique, qui manipule. Cela donne une page assez drĂŽle oĂč il dit Ă un des cousins Wu quâil est agent double pour lui, et dans le paragraphe le mĂȘme discours mot pour mot mais destinĂ© Ă lâautre. Lâauteur se joue des clichĂ©s pour mieux nous surprendre avec dans la deuxiĂšme partie Assan qui se fait exĂ©cuter froidement car la Comtesse Nohamapetan a eu lâidĂ©e simple de faire collaborer les deux
Cela ne veut pas dire que la premiÚre partie est mauvaise, elle est juste pas à la hauteur du premier tome⊠et de tout le reste.
Car Ă partir du deuxiĂšme chapitre on monte dâun cran dans lâintĂ©rĂȘt et lâintensitĂ©, avec une expĂ©dition qui dĂ©passe les promesses, beaucoup de rĂ©vĂ©lations (certaines quâon nâimaginaient pas) et un complot qui oscille entre surprises et moments marrants. Câest une bonne combinaison et on bouffe les derniĂšres pages sans soucis.
La fin est un peu abrupte mais jouissive avec Griselda qui prend tout le monde à contre-pied, et une ultime trahison, celle de Deran Wu qui se range du cÎté de sa cousine
JâhĂ©site Ă me faire le troisiĂšme tome Ă partir de demain ou attendre les prochaines vacances
On conclut la saga lâInterdĂ©pendance avec un livre qui fait le taf. MĂȘme si la fin a pu laisser certains de marbre, elle conclut plus quâhonorablement la sĂ©rie.
Au bout du troisiĂšme livre on commence Ă cerner un peu le style Scalzi, il a le mĂ©rite dâaller directement dans le vif du sujet avec lâempoisonnement de Deran Wu et la prĂ©paration dâun nouveau coup dâĂ©tat de Nadashe Nohamapetan. On est dans nos petits chaussons. Mais on en attend un peu plus.
Kiva Lagos est trop peu prĂ©sente et active au dĂ©but ce qui peut prĂ©parer un peu Ă une dĂ©ception lĂ aussi, mais heureusement la deuxiĂšme partie arrive, comme dans le prĂ©cĂ©dent tome, Ă nous prendre par surprise. Kiva tout dâabord reprend un peu la lumiĂšre, elle oeuvre pour dĂ©nouer le complot de Nadashe avant⊠dâĂȘtre exĂ©cutĂ©e ! Le choc est fou mais deux chapitres plus loin on la dĂ©couvre finalement en vie, Nadashe a organisĂ© sa mort officielle pour la garder en otage en douce, elle aura besoin de son argent, ou dâune garantie, au cas oĂč son coup dâĂ©tat foire. Sur le reste du chapitre on va faire le yoyo avec ces moments dâĂ©checs puis de rĂ©ussite, puis dâĂ©chec total Ă nouveau. Kiva va rĂ©ussir Ă retourner la situation et renverser le capitaine du navire oĂč elle Ă©tait prisonniĂšre. Griselda va sembler prendre la mesure du complot contre elle⊠avant dâĂȘtre tuĂ©e Ă la fin de la deuxiĂšme partie
La troisiĂšme partie est courte, trop courte pour conclure toute la saga, surtout avec la façon dont on a clĂŽturĂ© la deuxiĂšme partie. Alors certes, on va rester sur une fin ouverte pour la civilisation, mais on conclut les arcs des personnages. AprĂšs avoir Ă©tĂ© en Ă©chec total, Griselda tuĂ©e, Kiva Ă nouveau emprisonnĂ©e, Marce qui dĂ©tient des donnĂ©es mais plus aucun pouvoir, Nadashe et les familles nobles ont gagnĂ©. Mais Griselda avait un dernier tour et pendant le couronnement de Nadashe, sous une forme holographique comme dans la salle des souvenirs, elle dĂ©voile les preuves du complot contre elle. Enferme Nadashe, dissout les monopoles, couronne Kiva Lagos et donne une chance Ă lâhumanitĂ©. En permettant aux diffĂ©rents systĂšmes dâavoir des ressources variĂ©es, le temps dâorganiser un voyage vers le Bout.
Je passe sur certains dĂ©tails, le style Scalzi est amusant, pas prise de tĂȘte, un humour gras qui change un peu dans le paysage de la SF. La partie purement SF nâest pas spĂ©cialement incroyable, on nâa pas lâimpression dâavoir exploitĂ© pleinement lâunivers créé, quâau-delĂ des quelques personnages quâon a suivi, rien dâintĂ©ressant ou stimulant ne sây passait vraiment. La partie politique est plutĂŽt classique, on a notre lot de traitres et coups bas, mais il arrive toutefois Ă sortir de bons twists, Ă des moments surprenants. Ă crĂ©er ce sentiment du « câest vraiment mal barrĂ© là ⊠» pour le retourner habilement.
On a des personnages cool (Kiva Lagos
), un super rythme, Ă aucun moment dans le bouquin il nây a de lourdeurs, de trucs pompeux ou superflus. On peut penser quâil y avait plus Ă explorer dans ce monde, mais ce quâon a pu lire Ă©tait quand mĂȘme bien sympa.
Je viens de me lancer dans les annales de la compagnie noire, cherchant une alternative Ă The Witcher en Dark Fantasy. Quelquâun a dĂ©jĂ lu?
Mes respects a la Dame.
Jâavais aimĂ© les premiers livres et ensuite je trouve que ça devient de moins en moins bon.
Au final quand jâai eu fini lâintĂ©grale, jâĂ©tais majoritairement déçu.
Pas la meilleure sĂ©rie de fantasy que jâai lu mais les premiers bouquins valent le coup, ça change.
Un peu pareil.
Je pense que les premiers bouquins ont mis la barre trop haut pour moi. Par contre, jâai bien aimĂ© les Soldat de Pierre, les deux derniers tomes.
Câest vraiment le milieu qui mâavait un peu laissĂ© sur ma faim. Les Livres du Sud et les deux premiers tomes du cycle Les Livres de la pierre scintillante.
Gros début, milieu un peu moyen/long, grosse fin.
Dâailleurs, Glen Cook reprend la franchise avec 4 bouquins Ă paraitre.
A Pitiless Rain
- Lies Weeping: November 2025 [1]
- They Cry: February 2026 [2]
- Summer Grass: TBD [3]
- Darkness Knows: TBD [4]
Bon, il a 80 balais, donc je vais attendre de voir si tout va sortir. ![]()
Curieux dâavoir ton retour sur:
- Performer
- Dénicheurs de talent
- Recruteur
- Ce que le football est devenu
Jâai lu 1/3 de Moneyball pour lâinstant (disponible quâen anglais il me semble ?)
Pour un gros nerd puant qui adore le baseball, câest juste gĂ©nial. En vrai mĂȘme si on pige rien au sport, câest un bouquin absolument gĂ©nial. Je savais que le film ne lui rendait pas justice.
Et dâailleurs de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, tout le monde se mĂ©prends sur ce que le bouquin dit et le principe du « Moneyball ». Il ne sâagit pas de recruter le moins cher possible mais de trouver des values, de minimiser les marges dâerreurs et de maximiser les chances de produire des talents, mĂȘme sâils risquent dâĂȘtre infĂ©rieurs aux quelques lycĂ©ens qui rĂ©ussiront Ă devenir les mĂ©ga-stars du sport.
Le background de Billy Beane en tant que joueur est un peu Ă©voquĂ© dans le film et on va Ă©videmment plus loin dans le livre et on comprends tellement les choix quâil fait en tant que GM quand on garde en tĂȘte sa propre carriĂšre, ses choix, ses regrets etc. Câest fantastique.
Enfin bref je suis loin dâavoir fini mais câest le genre dâhistoire que mĂȘme un mec pas fan de sport pourrait adorer parce que câest lâhistoire dâun processus, dâune rĂ©volution, dâune stratĂ©gie dans un sport injuste par nature, et beaucoup moins le cĂŽtĂ© Ă©motif sensationnel que le film propose (qui nâest pas mauvais câest normal dâavoir eu un autre parti pris).
Je pourrais en parler pendant des heures alors que jâai mĂȘme pas encore fini de le lire, câest juste un pur pur pur plaisir.
Jâai fini le bouquin hier, je lâai lu tranquillement petit Ă petit. Bah câest un rĂ©gal, câest vraiment pas le mĂȘme angle que le film qui reste du divertissement.
Jâai adorĂ© le film, tu lâas vu ? JâhĂ©sitais Ă acheter le livre aussi, mais je me demandais sâil existe une vraie diffĂ©rence entre le film et le livre, qui me pousse Ă lâacheter et le lire.
Pour caricaturer, le livre est un documentaire lĂ oĂč le film est du divertissement.
Le film est trĂšs axĂ© sur le cĂŽtĂ© David contre Goliath, le petit poucet qui va rĂ©ussir contre vents et marrĂ©es Ă remporter plein de matchs. Câest tellement exacerbĂ© quâau final le grand moment du film câest les 20 victoires consĂ©cutives et le drama autour de cette 20Ăšme victoire. La dĂ©faite en playoffs contre les Twins est tout simplement anecdotique.
Le livre, plutĂŽt que de cĂ©lĂ©brer ce quâil se passe, cherche avant tout Ă comprendre pourquoi Oakland parvient Ă ĂȘtre si fort avec si peu de moyens : quâest-ce quâils font de diffĂ©rent ? On est plus dans une posture journalistique, de recherche de rĂ©ponses. Yâa tout un chapitre sur lâhistoire des « sabermetrics » qui peut ĂȘtre assez indigeste si on est pas trop dans le dĂ©lire.
Enfait le livre ne sâintĂ©resse pas tellement aux rĂ©sultats dâOakland et ne cherche pas Ă Ă©riger Billy Beane en super General Manager plus intelligent que les autres, câest une des critiques majeures des dĂ©tracteurs de Moneyball. Ce que Michael Lewis veut montrer câest le processus intellectuel de lâĂ©quipe, quâest-ce quâils font de diffĂ©rent, comment ils conceptualisent le baseball dans son ensemble. Câest pour ça que je parlais lâautre jour de la vision erronĂ©e du Moneyball qui est vu comme Ă©tant « dĂ©penser le moins possible ». Câest pas ça. Le Moneyball câest, parce que lâon a des moyens limitĂ©s, comment peut-on faire mieux tout en Ă©tant diffĂ©rent. Câest chercher ce que le marchĂ© dĂ©value. Câest illustrĂ© par une quote qui ressort aussi dans le film : ce que les Aâs ne doivent pas faire câest faire comme les Yankees, parce que les Yankees ont trois fois plus dâargent pour le faire.
Le livre se penche beaucoup sur lâhistoire de Billy Beane aussi et sans spoiler, ça joue beaucoup sur sa vision du sport en tant que GM. Yâa un trĂšs large pan qui est consacrĂ© Ă la draft de 2002 et câest un moment qui va relier un peu tous les aspects du livre : le personnage de Beane, le manque dâargent dâOakland, le besoin de chercher des toujours sous-Ă©valuĂ©s etc.
Et enfait quâimporte les rĂ©sultats parce quâĂ aucun moment le livre ne prĂ©tend quâOakland sait mieux gĂ©rer une Ă©quipe que les autres, quâils ne se ratent jamais, câest vraiment un voyage dans lâesprit « rĂ©volutionnaire » dâune franchise.
AprĂšs deux choses :
- Faut ĂȘtre un minimum Ă lâaise avec le baseball pour apprĂ©cier pleinement le livre
- Il ne me semble pas que ça existe en français donc faut ĂȘtre Ă lâaise en anglais Ă©galement












