C’est plutôt « intéressant » comme premier retour.
Une étape de montagnes (celle de 65 kilomètres du Tour 2018), une autre (celle du Zoncolan au Giro 2018), un contre-la-montre (celui individuel du Giro 2018) et un sprint (celui de Madrid à la Vuelta 2018).
Les favoris qui sont dans une mauvaise passe attaquent (Barguil, Aru, Rolland, Landa) et ça forme des échappées de 10-15-20 coureurs. Les relais sont très forts de la part des équipiers aussi, ça peut arriver qu’un mec te fasse péter un groupe sur un relais et toi, confiant avec ton équipe, en trente secondes, tu te retrouves aussi seul qu’un Joachim Löw en Allemagne actuellement.
Par contre, ça explose aussi beaucoup plus vite. Les coureurs qui ont de mauvaises notes en montagnes ou qui se désintéressent de ça, décrochent et forment un grupetto ensuite. On peut noter que ceux qui s’accrochent le plus, au maximum, sont les sprinteurs qui courent après le maillot vert, et qui ne veulent donc pas arriver hors-délai.
Sur le contre-la-montre, si vous avez un mec avec 60 en CLM, il va se faire bouffer mais total si vous avez une machine derrière. Il faut savoir que ça peut gêner mais c’est réaliste ! Dans mon exemple, un Kangert (Astana) gagne le chrono avec un +5 de forme et Froome, Porte ou Nibali limitent la casse. A contrario, des Chaves, Bardet ou Martin prennent un sacré tarif qui se compte en minutes… Très intéressant !
Le sprint ensuite, plutôt à refaire, une grosse chute à perturber les trains des équipes, et seuls Cort Nielsen, Viviani, Kristoff et Groenewegen étaient présents. L’italien gagne en prenant la roue du hollandais qui fait trois, le norvégien fait deux et Cort Nielsen fait quatre, assez « logique » aussi sur ce qu’on voit IRL. Après c’est pareil, si vous tombez sur une Quick-Step avec son armada (Lampaert, Richeze, Stybar, Keisse, Viviani et/ou Gaviria ), tentez de prendre la roue sinon, vous allez vite être débordé

Très positif comme premier essai.