Fiction - Le syndrome de Sevran

Je pense qu’une petite introduction s’impose (un peu longue, mais je pense que c’est important que chacun sache à quoi s’attendre dans ce sujet).

Ce sujet sera dédié à une fiction écrite par mes soins, s’il est placé ici, c’est suite à une discussion avec le reste du staff qui a jugé que cette catégorie était la plus adaptée.

Si je la poste sur ce forum, c’est parce que la thématique principale me semble assez raccord avec la passion principale de beaucoup de monde ici, en effet la fiction sera centrée sur un club de football et le sport sera l’intrigue principale (même si je ne vous cache pas qu’il y aura de l’intrigue secondaire qui s’en éloigne).

D’ailleurs, si la fiction séduit une partie d’entre vous, je ferai très probablement une base de données spécifique sur FM 2017.

Surtout, si vous voyez certains défauts sur ma rédaction, n’hésitez pas à laisser un commentaire, je sais que je suis juste Gino la main froide et non Victor Hugo et que ça fait fort longtemps que je n’ai pas rédigé de fiction, il y aura forcément des défauts, et par conséquent je dois être à l’écoute de toute critique constructive.

Puisque je parle de rédaction, je dois vous prévenir que je privilégie l’humour (enfin les tentatives d’humour) et l’action, il est donc très probable que je laisse beaucoup de détails à l’imagination du lecteur pour privilégier le rythme.

Même si la vocation principale du récit est l’humour, je dois également vous prévenir qu’il y aura à l’occasion des scènes violentes décrites (et par violence, je précise que c’est un peu plus grave que voir un Bakayoko bis en pointe) et qu’il y aura parfois utilisation lourde de préjugés (dans le but de servir un intérêt humoristique, je n’approuve aucunement un usage sérieux de ces préjugés bien entendu)

Pour être plus concret, je vous présente le synopsis de la première saison (ce serait con de vous embarquer sur quelque chose qui ne vous attire pas du tout), ce n’est qu’une part infime de l’univers que j’imagine, j’ai des idées bien au delà de la première saison si je m’amuse à l’écrire et si ça intéresse un peu de monde.

Suite à un enchainement de circonstances favorables lors de la dernière journée de National, l’équipe de l’AS Sevran se retrouve miraculeusement propulsée en Ligue 2 pour la première fois de son histoire.

La découverte du monde professionnel a vite des allures de fiasco, l’équipe première est composée de joueurs au niveau clairement insuffisant, les équipes de jeunes bien que regorgeant de jeunes talents se distinguent principalement par les multiples frasques de joueurs à fort caractère et pour couronner le tout, le président du club se retrouve impliqué dans une sombre affaire de corruption.

A l’autre bout du monde, le milliardaire japonais Shigeru Miyazaki, passionné de football et désireux d’investir dans une grande ville européenne, bien mal guidé par un conseiller incompétent, s’intéresse à cette équipe proche de Paris et dont le prix d’achat semble plus que raisonnable en raison du contexte très particulier qui l’entoure.

C’est en plein moins de décembre que monsieur Miyazaki et sa fille découvrent la charmante bourgade de Sevran et la population fort chaleureuse de la cité des cerisiers fleuris, par ailleurs principale pourvoyeuse de jeunes joueurs pour le club local.

Cette venue sera t-elle un cadeau de Noël ou le coup de grâce pour un club en fâcheuse posture ?

Je vous dis à dans quelques jours pour le premier chapitre.
J’espère beaucoup m’amuser en écrivant ça, et j’espère que vous serez nombreux à vous amuser tout autant en lisant cette fiction.

Liens vers les chapitres :

Saison 1 :

Chapitre 1 : Le multiplex du pauvre
Chapitre 2 : On regarde rarement ce genre de film pour les dialogues
Chapitre 3 : La seule décision logique
Chapitre 4 : A la manière d’un village Potemkine
Chapitre 5 : Probablement rien en commun
Chapitre 6 : Le nouveau père Noël de Sevran
Chapitre 7 : On ne peut pas échapper à son destin
Chapitre 8 : Un match plein de subtilité
Chapitre 9 : Pas le genre de la maison
Chapitre 10 : Le football pour les réunir
Chapitre 11 : Aussi étanche que le Titanic
Chapitre 12 : Passées sous silence
Chapitre 13 : Si on n’humilie pas son adversaire, on ne le respecte pas
Chapitre 14 : De quoi être optimiste
Chapitre 15 : Les douces soirées

Saison 2 :

Chapitre 16 : On ne peut pas avoir le beur et l’argent du juif
Chapitre 18 : La révolution attendra
Chapitre 19 : Rien n’a changé
Chapitre 20 : Ils sont très gentils, mais…
Chapitre 21 : Des mecs déraisonnables
Chapitre 22 : Des dents roses fluo
Chapitre 23 : Un raffinement sans égal
Chapitre 24 : La gueule du cadeau
Chapitre 25 : Un gigantesque malentendu
Chapitre 26 : Inventer une nouvelle langue
Chapitre 27 : Se dégourdir les muscles
Chapitre 28 : On aime le progrès
Chapitre 29 : Deux familles
Chapitre 30 : Trouille Magazine comme sponsor
Chapitre 31 : S’en remettre à un miracle

Saison 3 :

A venir

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Je suivrai au moins au début voir ou tu veux nous emmener. Je vois bien quelque chose de décalé, toujours en relation avec le foot mais plutôt les endroits et les relations sombres, les non dits etc…

Après j en sais rien et je suivrai pour voir si ça accroche. mais en tous cas c est une superbe idée ça c est clair.

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La charmante bourgade de Sevran?

C’est sûr, C est charmant les Beaudottes avec leur population chaleureuse :emma2:

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Je suivrai je sens que je vais aimer le background :smiley:

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Mince, je pensais que t’allais parler de Pascal Sevran moi. Je suis déçu.

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Parfois ça pourrait parler de la teub des blacks. Ça compte ?

Voilà ! C est ça, le dessous du foot, des truxs sales, des putes de la coke et des biftons partout YEEEAAHHHH !!

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Voila, c’est ça qu’on veut.

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Chapitre 1
Le multiplex du pauvre

22 mai 2014

En ce jeudi de mai, le temps n’est pas véritablement de saison, il pleut très fort à la sortie du lycée Maximilien de Robespierre, point de passage obligé de la jeunesse la plus brillante de la ville de Sevran.

La pluie ne décourage pas un quatuor d’adolescents de parcourir au pas de course le demi-kilomètre les séparant du stade Alfred Nobel, les mauvaises langues disant que le stade a été nommé ainsi car tel était le seul moyen de revoir un Nobel à Sevran, pour encourager l’équipe première de l’AS Sevran avant son départ en bus pour aller disputer le dernier match de la saison de National à Strasbourg.

A vrai dire, le quatuor n’est pas spécialement attaché à cette équipe, les joueurs ne sont ni particulièrement doués ni originaires du coin, le style de jeu de l’équipe est aussi terne qu’une journée de pluie en automne, le maillot vert de l’équipe est loin d’être le plus populaire dans les cours de récréation.

Et pour couronner le tout le président du club, bien que ses poches soient plutôt bien remplies, n’a rien fait pour aider les habitants de la cité à l’exception d’une manifestation d’opportunisme en nommant Boubacar Traoré, qui a passé sa jeunesse dans la cité avant de réussir un excellent parcours scolaire qui a fait de lui un consultant en marketing renommé, comme vice-président du club.

Ce qui les intéresse, c’est que le club est actuellement 5e, si Colmar et Dunkerque perdent demain alors que Sevran gagne, l’équipe se retrouverait en Ligue 2, par conséquent elle deviendrait professionnelle, ce qui aurait pour effet l’ouverture d’un centre de formation qu’ils auraient toutes les chances d’intégrer en tant que meilleurs joueurs de l’équipe des moins de 17 ans. Malgré la faible moyenne d’âge du quatuor, force est de constater qu’ils en ont déjà beaucoup appris sur l’amour du sport.

Dans le bus, l’heure n’est pas vraiment à des considérations aussi vénales, même si certains ont négocié de généreuses primes de promotion comme tout sportif qui se respecte, pour beaucoup de ces joueurs arracher la montée en Ligue 2 serait avant tout un accomplissement personnel doublé d’un miracle.

En effet l’équipe, dont l’effectif est souvent raillé comme le pire du championnat et qui n’a dû son salut la saison précédente qu’à des relégations pour raisons non-sportives, s’est montrée particulièrement chanceuse à de nombreuses reprises cette saison. Les observateurs gardant un souvenir particulièrement amer du déplacement à Colmar remporté 2-0 après que l’équipe de la ville hôte ait touché les montants à cinq reprises en une mi-temps.

Etienne Baron, le capitaine de l’équipe, attaquant de petit gabarit au crâne dégarni, est parfaitement dans cet état d’esprit, pour lui l’équipe n’a rien à perdre et tout à gagner de ce déplacement en terre alsacienne, et il contribue à l’ambiance détendue dans le bus en proposant une bataille corse à ses amis de fond de bus.

Malheureusement, au cours de ce jeu innocent, le gardien de but Nicolas Montini, réputé autant pour ses sorties hasardeuses que pour ses cheveux longs et gras, réussit l’exploit de se casser le poignet en essayant de taper sur une double.

Outre l’embarras légitime du staff à l’idée d’expliquer aux médias locaux une des blessures les plus stupides de l’histoire du football, la panique porte surtout sur le niveau de son remplaçant, un étudiant polonais recruté à la hâte dans un club local, plus connu pour ses prouesses académiques que pour son talent footballistique, un dénommé Daniel Iwanicki.

Le lendemain, quand vient le match, le “coaching” d’Etienne Baron semble payant d’entrée de jeu avec un arrêt magnifique du nouveau gardien qui va chercher un coup franc qui semblait destiné à la lucarne sevranaise.

Malheureusement, à environ 500 kilomètres de là, le jeune quatuor de supporters n’a pas pu assister à ce superbe exploit du portier polonais, en effet, faute de diffusion, le quatuor s’est réfugié chez Gabriel, considéré par ailleurs comme le meilleur footballeur du lot, pour se rabattre sur le multiplex du pauvre, qui consiste en une page internet recensant la progression des résultats sur tous les terrains de National.

Pour Gabriel, l’entrée en centre de formation serait un pas décisif vers le football professionnel, véritable terreur de l’équipe des moins de 17 ans, il n’est pas passé loin d’être recruté par Sochaux l’année dernière, mais malheureusement sa musculature alors assez limitée avait rebuté le club. Il faut dire qu’à l’époque ce brun à la coupe très courte d’un mètre quatre vingts était plus amusé à l’idée de tenter d’enfin conclure avec Linda, la bombe du lycée, plutôt qu’à celle de mélanger sa sueur à celle de ses amis.

Depuis, il a redoublé d’efforts, étant le plus assidu à la salle de musculation, et martyrisant fréquemment les défenseurs adverses grâce à son sang-froid de buteur exceptionnel, s’il réussit à intégrer un centre de formation, il n’y a que peu de doutes sur un avenir professionnel brillant.

L’équipe d’Amiens se fait la complice involontaire de l’éclosion de Gabriel, en effet les picards ouvrent le score à la 12e minute contre Colmar, résultat qui ferait grandement les affaires des sevranais.

Encore faudrait-il réussir quoi que ce soit du côté sevranais, en effet à Strasbourg, le score est toujours nul et vierge, le capitaine Etienne Baron étant totalement privé de ballons, les hommes en vert doivent s’en remettre à d’autres sauvetages miraculeux de Daniel Iwanicki, pendant que le coach rêve lui aussi d’un miracle pour éviter d’avoir à rendre des comptes sur le fait de ne pas avoir changé de portier beaucoup plus tôt.

Le miracle semble un peu s’éloigner lorsque Dunkerque ouvre le score contre le Paris FC. Du côte du quatuor fixé devant le superbe écran 19 pouces du PC de Gabriel, Khalid, milieu offensif franco-algérien grand et fin, évoque immédiatement un arrangement de l’équipe rivale pour les empêcher de monter.

Sa rage est toutefois inférieure à celle de Gabriel, pour Khalid, le football n’est pas une fin en soi, il a en effet refusé de se rendre à des détections en province pour ne pas trop s’éloigner de sa famille, au plus grand regret d’un recruteur de Montpellier qui avait admiré la technique très élégante de Khalid. Même avec sa détermination discutable, avec un tel niveau, il ferait très probablement un très bon joueur de Ligue 1. Le football a peut-être plus besoin de joueurs comme lui que lui n’a besoin du football pour être heureux.

La tâche se complique encore quand à la 36e minute, l’arrière-garde sevranaise concède un pénalty. La sentence est exécutée d’un tir à ras du poteau imparable, même super-Iwanicki, le héros du jour doit s’avouer vaincu, étant de toutes façons parti du mauvais côté.

A l’annonce du but strasbourgeois, Gabriel, récemment converti à l’islam, se lance dans une longue liste de requêtes à Allah. Ses amis Valentino et Louis, quant à eux sortent les poupées vaudou gentiment offertes par un ami béninois résidant dans la cité pendant que Khalid porte la main à son visage ne voulant pas voir ce triste spectacle.

Pour l’heure, les suppliques des trois amis n’ont pas véritablement d’effet sur les troupes sevranaises, bien au contraire, à la suite d’une superbe succession de dribbles, Egidijus Lukosevicius, le meneur de jeu lituanien de l’équipe alsacienne porte le score à 2-0 juste avant la mi-temps.

Khalid n’ose pas interrompre ses amis dans leurs suppliques pour rapporter la mauvaise nouvelle, ne voulant ni les désespérer, ni risquer de prendre un coup perdu, ceux-ci étant un peu plus assidus à la musculation que lui.

Malheureusement, les scores ne bougent plus avant la pause, abordée en fâcheuse posture par l’AS Sevran. Et comparativement à leurs deux amis, de loin ce sont Gabriel et Valentino qui fulminent le plus.

Si pour Gabriel, c’est l’enjeu de l’accession au centre de formation qui est trop fort, pour Valentino il s’agit plus là d’une manifestation du fait que le football a une méchante tendance à lui faire perdre le nord. Si sur le terrain, il convient de reconnaitre que ce milieu défensif est une brute épaisse, hors des terrains, ce solide gaillard de presque deux mètres brun et déjà barbu, a une réputation de gros nounours au langage plein de retenue et à la générosité particulièrement affirmée.

A la connaissance de ses amis, il n’a dérapé qu’une seule fois, il y a deux ans, excédé par les remarques racistes de monsieur Tachot (surnommé monsieur Facho par ses élèves), son professeur de français, à propos d’un camarade de classe noir, il a commis l’irréparable en exécutant une prise de judo sur celui-ci en plein cours.

Les deux hommes furent fort logiquement exclus du collège malgré un blocus organisé par les élèves de la classe en soutien à Valentino. Avec un tel profil, seul le lycée Robespierre de Sevran était preneur d’un élève de ce genre, Valentino a alors déménagé à la cité des cerisiers fleuris grâce à l’aide du père de Louis qui a une certaine influence sur le maire.

Peu après la reprise, la situation semble plus mal engagée que jamais, lorsque Dunkerque inscrit un deuxième but à la 47e minute, semblant s’envoler vers la Ligue 2. Devant l’écran, Louis perd sa joie permanente habituelle et se livre à un véritable massacre de poupées vaudou.

Louis est l’ailier gauche franco-gabonais de l’équipe des moins de 17 ans, s’il est surtout réputé pour son assiduité sans égal aux fêtes organisées dans la cité. Chose qui a repoussé plus d’une équipe professionnelle, force est de constater que la jolie pointe de vitesse du joueur chauve est un véritable atout sur le terrain, d’autant plus que le bougre est loin d’être maladroit.

Il est le cousin du jeune collégien dont Valentino avait pris la défense, par gratitude, il a immédiatement demandé à son père, adjoint au maire, officiellement chargé des espaces verts, officieusement chargé du dialogue avec les jeunes de la cité, de favoriser la demande de logement social déposée par le père de Valentino et s’est chargé d’intégrer du mieux possible ce dernier au sein des jeunes de l’AS Sevran non sans un certain succès malgré la timidité de celui-ci.

La magie vaudoue semble enfin fonctionner, à la 55e minute, le Paris FC revient à 1-2 contre Dunkerque et dix minutes plus tard, les parisiens égalisent, si les sevranais sont capables d’arracher la victoire, la promotion redevient possible, la tension est à son maximum tant sur les stades que dans l’appartement de Gabriel.

A Strasbourg, la nouvelle est bien passée, le coach décide de jouer le tout pour le tout et fait rentrer deux attaquants supplémentaires malgré le fait que la défense soit déjà bien fébrile. Débordés par le nombre, les défenseurs strasbourgeois laissent un peu plus d’espace à Etienne Baron, erreur fatale, celui-ci sitôt mis en position de tir à l’entrée de la surface envoie une frappe magistrale en pleine lucarne et fait revenir le score à 2-1 à un quart d’heure de la fin.

Le suspens est complètement relancé, les sevranais attaquent sans aucune retenue dans un style qui ne leur ressemble absolument pas, s’exposant à de nombreux contres, les strasbourgeois croient tenir le succès à la 86e minute lorsque Ronan Lavoyer, leur attaquant parvient à dribbler le portier polonais de l’AS Sevran, mais il envoie sa frappe sur le poteau sur une maladresse incroyable.

Daniel Iwanicki n’ayant pas pu être décisif sur cette action, endosse son costume de super-héros d’une autre manière, son dégagement lointain trouve la tête de Stéphane Germain, attaquant rentré en cours de jeu, et Sevran égalise à trois minutes de la fin du temps réglementaire.

Alors que le temps additionnel se profile, le coach apprend que le Paris FC a inscrit un troisième but contre Dunkerque et que le match est terminé à Amiens, son équipe n’est qu’à un petit but de la montée miraculeuse, mais leur jeu semble très brouillon.

Sur un coup franc à la 92e minute, l’improbable se produit, le ballon pourtant assez mal tiré rebondit sur les fesses d’Etienne Baron, le portier strasbourgeois est surpris par cette trajectoire inhabituelle et arrive trop tard, le ballon a déjà fait trembler les filets.

Au coup de sifflet final, Etienne et Daniel sont portés en triomphe par leurs coéquipiers, ce groupe de bras cassés a réussi le casse du siècle en menant l’AS Sevran en Ligue 2, c’est l’accomplissement de toute une carrière pour nombre d’entre eux.

Peu de temps après, les réjouissances sont tout aussi fortes chez Gabriel, les quatre compères célèbrent ce succès en dégustant une bouteille de whisky avant d’organiser un visionnage du dernier Marc Dorcel chez Valentino qui a la plus grosse télévision du lot. Pour eux, tout ne fait que commencer.

Le lendemain, alors qu’au siège de la Ligue l’ambiance est monotone, le président Bernard Poulain aurait préféré une montée de Dunkerque pour surfer sur la popularité des programmes de télé-réalité sur les ch’tis plutôt que prendre le risque que des “racailles” viennent souiller le “produit” Ligue 2, le pire pour lui étant que le stade est aux normes et les comptes à jour, il ne pourra donc organiser aucune magouille pour maintenir le 18e de Ligue 2 à la place.

A Sevran, en revanche, l’ambiance est plus que festive, les joueurs, d’habitude totalement ignorés par une vaste majorité de la population, sont ovationnés par la foule, les jeunes de la cité les plus passionnés par le football se lançant également dans un “Bernard, la sens-tu la quenelle ?”. Etienne, en bon capitaine, recommande chaudement à ses coéquipiers de profiter de la liesse populaire, l’année prochaine risque de ne pas être aussi faste.

Le président du club, quant à lui, ne perd pas le nord, plusieurs jeunes joueurs sont immédiatement convoqués dans son bureau après la fête, parmi lesquels Khalid, Louis, Valentino et Gabriel, il faut bien remplir au plus vite ce tout nouveau centre de formation, cela pourrait vite devenir la principale richesse du club.
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Y’a moyen d’avoir un résumé ? :sac:

Je pense que la première phrase du synopsis résume bien le chapitre :innocent:

Dans ma manière d’écrire, un chapitre fait entre 2 000 et 3 000 mots (celui-ci en fait un peu plus de 2 400), ça fait entre 8 et 12 pages sur un vrai bouquin, je reconnais que ça peut faire très long, mais sans ça ce serait très difficile de développer une idée, ce serait juste une succession de sketchs sans la mise en situation qui leur donne leur saveur.

Genre en 50 mots ? C’est à peu près ce que faisait mes écritures en cours de français.

Allez un résumé en 100 mots (50 je peux vraiment pas) :

[details=Mini-résumé du chapitre 1]- L’équipe se fait encourager par 4 jeunes joueurs qui ne pensent qu’au pognon

  • Le goal se blesse dans le bus en voulant jouer à la bataille corse
  • Le goal remplaçant fait le match de sa vie
  • L’équipe menée 2-0 gagne finalement 3-2 grâce à un but marqué sur une déviation des fesses
  • Tout le monde est heureux, les jeunes matent un porn en sifflant une bouteille de whisky, les joueurs savourent la seule réussite de leur vie, sauf le président de la LFP qui trouve que Sevran c’est trop crade.[/details]

C’était une blague pour le résumé :slight_smile:

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Tu m’as fait marcher :hoho:

En même temps j’aurais du capter sur le coup des 50 mots, plus trop le sens des réalités à la fin de l’écriture d’un chapitre :facepalm:

Dommage d’utiliser une ville existante et d’inventer des institutions qui n’existent pas comme le lycée Robespierre.

J’ai habité là-bas pendant 20 ans donc ça me chatouille un peu :hoho:

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A la base, je voulais tout inventer, y compris la ville pour éviter de faire des conneries et pour me faciliter un peu la vie sur certaines choses (par exemple dire que le lycée est à 500 mètres du stade alors qu’en vrai il est possible qu’il soit à trois bornes ce qui rendrait certaines scènes irréalistes), mais j’ai eu peur qu’inventer un nom de ville ne soit pas assez parlant pour le côté comique du décalage culturel, donc je me suis rabattu sur Sevran comme j’y ai vécu aussi et que la ville traine sa petite réputation.

Pour ma part le début me semble prometteur, puis comme tu l’as demandé, j’y vais de mon petit commentaire.
A vrai dire la seule chose qui me dérange c’est la longueur des phrases avec les enchaînements de virgules, ça donne un sentiment de longueur alors qu’en ralentissant le rythme avec des points, la fiction n’en serait que plus “lisible”.
Sinon j’aime beaucoup et je continuerai volontiers à lire!

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Tu n’es pas le seul à me faire cette remarque (j’ai donné le lien de la fic à quelques connaissances non-inscrites ici), c’est en effet un gros point noir que je dois corriger.

Merci à toi de l’avoir signalé :wink: